En cet automne 2003, la Porsche 911 célèbre ses quarante ans. Sa longévité et son succès sont les fruits d'un constant développement technique et d'une parfaite adaptation à son milieu. Parmi ces innombrables versions, la Carrera marqua une étape déterminante dans l'évolution de "l'espèce 911".

À l'aube des années 70, la 911 longtemps seule sur le terrain des GT sportives, trouve désormais une rude concurrence sur son chemin. Avec les 160/180 ch de son flat six, elle s'essouffle à suivre les Ferrari Daytona et autres De Tomaso Pantera aussi bien sur les routes que sur la piste. Porsche, dont les ventes se nourrissent en grande partie des succès en compétition glanés par des voitures proches de la série, se doit de réagir rapidement. Fidèle à sa politique d'évolution d'un modèle à succès, mais aussi handicapée par de sérieux problèmes de trésorerie, la marque doit se contenter de mettre en chantier une version de la 911 spécifiquement conçue pour la compétition. Baptisée Carrera, en souvenir des lointaines épopées à la Carrera Panaméricaine, cette 911 est aussi austère que redoutable. Tout ce qui n'est pas indispensable à la conduite a été supprimé (insonorisation, accoudoirs, banquette arrière, vides poches, etc) et cet effort d'allégement conjugué avec une diminution de l'épaisseur des toles de carrosserie fait chuter le poids de 1075 à 960 kg. Avec les 210 ch, du flat 6 porté à 2,7 litres, elle offre ainsi un rapport poids-puissance particulièrement intéressant qui la replace dans le peloton de tête des GT.

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