Renault n'a pas été épargné par la crise qui sévit en Europe mais là où PSA a amplifié volontairement ses pertes pour essayer de rebondir le plus rapidement possible, Renault enregistre un bénéfice net plutôt important puisqu'il s'établit à 1,77 milliard d'euros. Toutefois, il faut préciser que dans cette somme on compte 924 millions d'euros issus de la plus-value de la cession de parts du constructeur de camion AB Volvo répartis entre Nissan et Renault. Ces ventes ont permis le désendettement total du groupe qui fait état de 1,5 milliard de liquidités. Notez enfin que Nissan contribue à hauteur de 1,2 milliard d'euros dans le résultat net, Volvo (durant 3 mois) à 80 millions et Avtovaz pour 186 millions.


Moins glorieux, le bénéfice d'exploitation a lourdement chuté : de 1,2 milliard en 2011 à 122 millions d'euros en 2012. En cause, des dépréciations dues à la dévaluation de la devise iranienne, un gros marché pour le constructeur, des charges de restructuration (plans de départs …).

La marge opérationnelle globale tombe à 729 millions d'euros contre 1,09 milliard en 2011 avec un résultat légèrement négatif pour la branche automobile seule.


Les perspectives pour 2013 ne sont pas joyeuses puisque Renault prévoit un recul du marché européen de 3% avec un marché français en retrait de 3 à 5%. Sur le plan mondial, Renault prédit une hausse de 3% nourrie par la Chine, l'Amérique du Nord, l'Inde, la Russie et le Brésil. Malgré cela, et grâce à l'arrivée (actuelle et future) de nouveaux produits (Captur, Zoe, Clio, Logan, Sandero), Renault espère regagner des parts de marché et consolider ses positions.