Lors de notre premier essai de la Prius III au début de l’été de 2009, nous avons été conquis par son extraordinaire agrément en ville, et grâce à la transmission moins bruyante et à une puissance totale qui grimpe de 110 à 136 ch (100 kW, en hausse de 24 %), elle nous a séduit par de sensibles progrès par rapport à la précédente hors agglomération. Il nous restait à vérifier sur un essai plus long si elle consommait encore moins dans toutes les conditions d’usage que la Prius II, Toyota annonçant une chute de 9 % à 3,9 l/100 km en cycle mixte.

Nous voulions également tester une version de base Active équipée de série de roues de 15 pouces qui a droit à un rapport de démultiplication plus grand que les versions Dynamique et Lounge qui disposent d’une direction assez directe avec 2,8 tours de volant de butée à butée. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à mettre la main sur une version Active et ses 3,7 tours de volant de butée à butée, une valeur qui nous paraît toujours aussi curieuse qu’exagérée pour un modèle équipé d’une direction assistée. A défaut de cet oiseau rare, nous nous sommes rabattus sur la version intermédiaire Dynamique équipée de roues de 17 pouces pour ce test de consommation, après la presque luxueuse Lounge de notre premier essai de juillet dernier.
Annoncée à 3,91 l/100 en cycle mixte normalisée avec les pneus en 15 pouces et à 4,0 litres avec la monte 17 pouces, la Prius III Dynamique nous a valu une consommation moyenne réelle de 5,9 l/100 sur quelques 1 500 kilomètres. La Prius II nous avait gratifié de 6,1 l/100 sur une distance et à trafic –fluide- équivalents. Le progrès semble ténu à parcours quasi-identique constitué d’un tiers de ville, un tiers de route et le restant d’autoroute, mais nous avons profité un peu trop du potentiel supplémentaire de la Prius III. A utilisation comparable sur un de nos pleins, la baisse de consommation a atteint environ 0,4 à 0,5 litres.
Dans le détail, on note un mini sur route entre 50 et 80 km/h le pied droit léger à 4 litres, 5,3 l/100 en usage normal sur route et 6,6 litres en conduite dynamique, toujours sur route. Le maxi sur itinéraire montagneux en conduite rallye ne dépasse pas à 9,5 l/100. Sur voie rapide à 110 km/h, on atteint 5 litres. D’une génération à l’autre, on attendait une baisse sensible sur autoroute, grâce aux progrès de l'aérodynamique (Cx de 0,25 contre 0,26 auparavant) et surtout, en raison du moteur 1.8 litres qui tourne moins vite que l’ancien 1.5 litres aux vitesses moyennes et élevées.

Toyota annonce à 120 km/h une économie de carburant d’environ 10 %. Ils sont en fait plus modestes selon nos relevés, de l’ordre de 6 à 8 %. A 130 km/h à peu près constant, la consommation tourne autour de 6 litres. A 150 km/h, elle atteint déjà 7,4/7,6 litres, et à 170 km/h, elle grimpe à 8,5 l/100. Pas mal, mais rien d’extraordinaire. Là où la sobriété de la Prius III est vraiment surprenante, c’est en circulation urbaine. Notre conso en ville avec de fréquents démarrages à froid a atteint 5,7 litres en conduite normale. En conduite éco, il n’y a pas beaucoup à gagner, avec 5,4 l/100. En revanche, le pied droit lourd entre deux feux rouges ne fait franchir qu’exceptionnellement la barre des 6 litres. Etonnant.
Pour l’anecdote, pas de miracle dans un véritable embouteillage -dont nous nous serions bien passé, où pour deux kilomètres parcourus en une heure et des poussières, notre conso a flirté avec les 20 litres malgré la coupure du moteur à l'arret.
A noter que les données de l’ordinateur sur la dizaine de pleins effectués sont toutes éloignées de la réalité. Il indique à chaque fois une consommation inférieure de 12 à 13 % à celle effectivement constatée. La marge d’erreur est élevée par rapport à la plupart des ordinateurs de bord que nous avons étalonné ces dernières années.
Quant aux deux modes de conduite que le conducteur peut sélectionner sur la console centrale (ECO et PWR, en plus de l’anecdotique mode entièrement électrique à l’autonomie réduite à deux kilomètres au mieux) qui modifient la réponse de l’accélérateur et d’autres paramètres comme la climatisation, nous les avons soigneusement évité lors de cette prise en main hormis pour les mesures de mini et maxi sur route, afin de vous éviter une overdose de chiffres…
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 16h01
Pour l'essai à vitesse "stabilisée" sur autoroute, avez-vous fait une confiance aveugle au compteur de vitesse, ou avez-vous utilisé un dispositif plus précis ? Si certains compteurs sont assez précis (2km/h d'écart à 120 sur une C4) beaucoup sont assez optimistes ...
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 16h12
Une simple 407 HDI 136 cv boite 6 avec regulateur ( j'en ai une...) a 110 fait mieux sur du plat : 3.9/100 et les 5 L sont facile a obtenir avec regulateur...franchement c'est pas interressant.....en plus c'est moche ! et on va rigoler quand il va faloir changer les battteries..................................................
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 16h14
Comme si la 407 était une belle voiture... les gouts et les couleurs ! Et la 407 on la pousse en ville pour rien consommer ?
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 16h58
Comme d'hab Cara nous sort 6l alors que si on respecte les limitations et que l'on roule comme la voiture l'attend (Il y a un gros apprentissage a faire) et bien on peut faire 4.5l sans soucis. Des proches en possedent une, et ils ont mis + d'un an à bien comprendre comme faire les conso Toyota. On peux meme faire 3.5 à 80/90 derriere un camion, c'est chiant mais au moins on est écolo....
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 17h04
peut importe les gouts, ce qui est important c'est qu'un diesel consomme moins qu'une Prius. Je peux temoigner avec une Megane de 2004 avec DCI120 (c'est pas un eco2). Paris - Val Morel (dans les Alpes) => 4.7/100 en roulant a 130 sur autoroute. Sinon environ 4l a 110 et 5.6l dans l'IDF avec les bouchons. Bien sur il faut "savoir" rouler a l'economie. Mais l'avantage de la Prius c'est son mode 100% electrique, c'est bluffant, mais avec si peu d'autonomie :(
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 17h07
Il y a quelques années une simple AX mazout faisait du 3.5 litres sans chercher a économiser. J'attends certains loustiks commencer à épiloguer sur l'auto, mais la solution était bien là. Une voiture légère, un moteur suffisamment allègre pour tirer l'auto... et c'est tout. Pas d'électronique, de pot catalytique de d''argument écologique à la noix. Du simple, léger et construit avec humilité, mon bon monsieur. Bien sur, les acheteurs recherchent l'injection haute pression dernière technoologie, l'abs et l'esp qui vous croire que vous êtes un pilote. Mais Messieurs les ingénieurs, faites nous des entrées de gamme, simples léger et.. fiables sans gros entretien avant 170 000 km. Utopie ? Nous y reviendrons, forcément. Renault a compris et nous a sorti la Logan. Basique certes, mais si la concurrence attaque le marché, les modèles deviendront appétissant et la concurrence acharnée au grand bénéfice de l'acheteur.
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 17h38
Article super intéressant qui change un peu de l'enthousiasme des médias. Et qui confirment les mesures pas follichonnes de l'automag: www.automobile-magazine.fr/essais/toyota/essai_toyota_prius_3_les_verites_qui_derangent Bravo!
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 17h49
L'article ci dessus manque cruellement de crédibilité et de serieux!
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 17h59
On s'en branle de la PRIUS, c'est moche, c'est cher, c'est pas pratique, ça me fait vraiment pas bander:dodo:
Par Anonyme le 03 Novembre 2009 à 18h51
je suis entierement d'accord avec l'anonyme de 17h07, le hic c que tous les constructeurs generalistes font du premium pour realiser des marges! le marché étant saturé , il faut vendre des voitures plus chères pour gagner tjrs plus d'argent! cette voiture écolo neuve coute combien? et le changement de batterie coute tellement chere qui faut la vendre pas trop tard. rien n'avoir avec une ax qui t'emmene partout et qui dure longtemps, sur la mienne les soufflets de cardan ont tenu 150 000km. qui dit mieux!...