La toute dernière Saab n'aura pas échappé aux fans
Le 11 Mai 2012 à 11h04 27 réactions
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Né à la veille du XXe siècle, Fiat est plus qu’un simple grand nom de l’automobile. Diversifiant très tôt ses activités, la firme turinoise est devenue un véritable empire industriel et financier en Italie.
Agnelli, doté d’une autorité naturelle de par son passé d’officier, prend rapidement l’ascendant au sein du groupe des “associés fondateurs” et devient en 1900, administrateur délégué avec pratiquement les pleins pouvoirs. L’une de ses premières décisions consiste à acquérir toutes les installations, les brevets et le matériel de Ceirano et de débuter très vite la commercialisation du véhicule. Homme d’action infatigable et visionnaire, Agnelli diversifie rapidement les activités de la jeune société en lançant la production de moteurs d’avions, de bateaux, de matériels ferroviaires, de motrices de tramways…
Au lendemain de la première Guerre mondiale, Fiat, qui est déjà devenue la plus importante des entreprises de la Péninsule, poursuit son développement à un rythme encore plus soutenu. Dès 1921, les usines automobiles adoptent les normes de production standardisée tandis qu’Agnelli, devenu sénateur à vie, participe au renouveau économique italien. En créant des divisions électriques, chimiques, métallurgiques et de travaux publics au sein de la Fiat, il devient le premier employeur d’Italie. Depuis cette époque, la société jouera un rôle essentiel sur les plans économiques, sociaux et politiques et sera le véritable baromètre de la bonne santé du pays, prenant parfois l’ascendant sur un État qui a bien du mal à fonctionner.
Dans les années 1925-1930, Fiat édifie ainsi de vastes complexes sidérurgiques et hydrauliques, érige la station de sports d’hiver de Sestrières, construit l’autoroute Milan-Turin…
Le bel édifice est fissuré par les années de crise. Un climat insurrectionnel s’installe même dans les usines entre les violences des brigades rouges et les trafics orchestrés par les mafias. A la fin des années 70, Fiat possède un consternant double record : celui de l’absentéisme et celui de la productivité la plus faible d’Europe. Les pertes sont considérables et l’image du groupe est sérieusement égratignée par la piètre qualité de ses produits. Agnelli, impuissant, est tenté un temps, de tout abandonner. Toutefois, il repart à l’offensive en 1980 en nommant un homme de fer au poste d’administrateur délégué : Cesar Romiti. Investi des pleins pouvoirs, Romiti fait le ménage dans les usines, expulse mafieux et “guérilleros” dans un premier temps, puis réorganise la gestion, modernise la production en installant des chaînes robotisées. En cinq ans, entre 1981 et 1986, Fiat va augmenter son chiffre d’affaires de 44 % !Sommaire de l'article
Mots clés :
Rétro ; Saga des marques ; Fiat ;
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