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Voiture autonome : la Cour des comptes s'en mêle

Dans les milieux autorisés où l’on s‘autorise à penser, on appelle ça le développement des systèmes de transports intelligents. Concrètement, il s'agit de passer du véhicule connecté à l’engin autonome, une évolution que l’on sait à présent incontournable. Mais en France, on aime les paradoxes. Pour que l’autonomie soit consacrée, il faut tout de même un pilote. C’est ce que recommande une Cour des comptes qui révèle sur le sujet une mosaïque d’intervenants en manque de coordination.

Voiture autonome : la Cour des comptes s'en mêle

On appelle aussi cette ère la « Mobilité 3.0 » et à la veille d’un championnat d’Europe de foot, cela n’a rien à voir avec le score d’un match. En revanche, on a du mal à aller droit au but dans notre douce France puisque la juridiction administrative, après étude, regrette qu’en la matière, « des politiques sectorisées souvent contradictoires ou mal coordonnées » soient menées par différents ministères. En outre, l’État n’est pas seul : il existe « quatre cents autorités organisatrices de transport sur le territoire, dont chacune développe son propre projet, sans compter les initiatives des acteurs privés ».

Résultat ? Des soucis d’interopérabilité qui plombe les évolutions et les initiatives. La Cour des comptes réclame donc un chef de file des transports intelligents, responsable de la coordination des actions de l’État. Ceci dit, attention : l’État n’est pas voué à se substituer aux acteurs privés pour financer une filière industrielle spécifique, mais il peut faire en sorte de supprimer certains obstacles.

Ceux-là sont d’abord érigés par une Convention de Vienne qui impose un conducteur pour tout véhicule. Sur ce point, la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique prévoit que le cadre nécessaire aux projets de déploiement expérimental de véhicules partiellement ou totalement autonomes soit fixé par ordonnance. Reste qu’en la matière, la Cour des comptes suggère une approche similaire à celle du Royaume-Uni : que le gouvernement publie une planification des évolutions réglementaires et normatives nécessaires.

Il faut donc regarder au-delà de nos frontières et c’est que jure de faire un programme appelé Nouvelle France Industrielle. Mais la Cour veut plus. Elle déplore ainsi une « absence de stratégie globale et de coordination entre les services de l’État », avec notamment une veille internationale inadéquate pour orienter les actions à mener.

Côté réglementaire, on a donc du mal. Et côté technique ? Il y a bien un projet de loi numérique, mais il reste à énoncer l’essentiel : des conditions claires et précises pour l’homologation et le respect des mesures dérogatoires en matière d’ouverture de données. C’est une Agence française pour l’information multimodale et la billettique qui supervisera ce processus. Elle élaborera une grille d’analyse des protocoles qui sera rendue publique.

La Cour des comptes, enfin, a rappelé les enjeux de cette révolution du transport de personnes ou de marchandises. Elle y voit un levier de « productivité économique ou de temps retrouvé », « des perspectives pour des populations vieillissantes » et l’occasion de « désenclaver certains territoires ». Pour le moment, l’égalité d’accès aux transports est encore à faire. Les évolutions constatées qui vont du partage de données sur la circulation au covoiturage en passant par l’autopartage « se font principalement au profit des usagers des villes […] alors que 60 % de la population réside dans des territoires périurbains ou à faible densité ». Pas de doute, il y a du travail à faire.

 

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Commentaires (10)

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J'ai du relire 3 fois l'article pour comprendre. Dans l'entête, j'ai compris que la cours des comptes demande à ce qu'il y ait un conducteur pour la voiture autonome. A la 3ième lecture, j'ai compris que la cours des comptes relèves tout les paradoxes qui freine l'adoption de la voiture autonome, comme peut l'être la contradiction qu'il faut toujours un conducteur au volant d'une voiture autonome.

Bref, soit je suis plus con que la moyenne (ce que je ne réfute pas) soit cet article et foutrement mal construit...

Par

En réponse à clefdedouze

J'ai du relire 3 fois l'article pour comprendre. Dans l'entête, j'ai compris que la cours des comptes demande à ce qu'il y ait un conducteur pour la voiture autonome. A la 3ième lecture, j'ai compris que la cours des comptes relèves tout les paradoxes qui freine l'adoption de la voiture autonome, comme peut l'être la contradiction qu'il faut toujours un conducteur au volant d'une voiture autonome.

Bref, soit je suis plus con que la moyenne (ce que je ne réfute pas) soit cet article et foutrement mal construit...

Traduction : le moutontribuable va perdre un max de laine pour un résultat aussi risible technologiquement que catastrophique financièrement.

Par

on comprend rien..

c'est marrant quand on veut me vendre un truc c'est tjs simple (Iphone, coca, abbonnement, pain, l'essence...) donc si c'est pas simple c'est qu'on veut me la me.ttre.

Par

En réponse à clefdedouze

J'ai du relire 3 fois l'article pour comprendre. Dans l'entête, j'ai compris que la cours des comptes demande à ce qu'il y ait un conducteur pour la voiture autonome. A la 3ième lecture, j'ai compris que la cours des comptes relèves tout les paradoxes qui freine l'adoption de la voiture autonome, comme peut l'être la contradiction qu'il faut toujours un conducteur au volant d'une voiture autonome.

Bref, soit je suis plus con que la moyenne (ce que je ne réfute pas) soit cet article et foutrement mal construit...

Je penche pour la deuxième hypothèse. Le "rédacteur" du billet serait capable de rendre incompréhensible l'histoire des 3 petits cochons.

Par

En réponse à clefdedouze

J'ai du relire 3 fois l'article pour comprendre. Dans l'entête, j'ai compris que la cours des comptes demande à ce qu'il y ait un conducteur pour la voiture autonome. A la 3ième lecture, j'ai compris que la cours des comptes relèves tout les paradoxes qui freine l'adoption de la voiture autonome, comme peut l'être la contradiction qu'il faut toujours un conducteur au volant d'une voiture autonome.

Bref, soit je suis plus con que la moyenne (ce que je ne réfute pas) soit cet article et foutrement mal construit...

C'est du Lecondé tu sais.... moi je me suis arrêté là :

" Des soucis d’interopérabilité qui plombe "...

tu as compris pourquoi... :roll:

Par

Si au final le con-sommateur décide qu'il ne veut pas de la voiture autonome tout le foin qu'on fait autour de ça n'aura servi à rien...

Par

En réponse à clefdedouze

J'ai du relire 3 fois l'article pour comprendre. Dans l'entête, j'ai compris que la cours des comptes demande à ce qu'il y ait un conducteur pour la voiture autonome. A la 3ième lecture, j'ai compris que la cours des comptes relèves tout les paradoxes qui freine l'adoption de la voiture autonome, comme peut l'être la contradiction qu'il faut toujours un conducteur au volant d'une voiture autonome.

Bref, soit je suis plus con que la moyenne (ce que je ne réfute pas) soit cet article et foutrement mal construit...

Moi j'ai compris jusqu'à "intelligent" :fier:

André fait trop de petites phrases, on dirait qu'il écrit en Morse. :tourne:

Par

la voiture autonome, ca serait utile pour eviter les petits bonhommes qui regardent leurs pieds en traversant et en ecoutant punkachien.

Par

En réponse à roc et gravillon

C'est du Lecondé tu sais.... moi je me suis arrêté là :

" Des soucis d’interopérabilité qui plombe "...

tu as compris pourquoi... :roll:

J'ai dû m'y reprendre à trois fois pour parvenir à dire "interopérabilité", merci de m'avoir retiré l'envie de lire cet article ! :bien:

Par

la cour des comptes demande simplement à ce qu'il y ait un pilote dans l'aventure de la voiture autonome, c'est à dire un coordinateur de toutes les actions à engager pour que la voiture autonome puisse rouler un jour.

et oui.. ça coule de source.

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