Ces occasions oubliées qu’on achète à prix normal : la Renault Wind
C’est un fait, les prix des occasions déclinent depuis quelque temps, mais restent à des niveaux élevés. Cependant, certains modèles, quelque peu oubliés, affichent des tarifs « corrects ». C’est le cas de la Renault Wind, qui est passée sous les radars. C’est pourtant un cabriolet digne d’intérêt.

Quand on pense petit cabriolet citadin, on pense surtout et d’abord à la Mini Cabriolet, à la Fiat 500 C, à la Coccinelle Cabrio (ou New Beetle Cabrio) ou pour les modèles plus anciens, à la Peugeot 207 CC. Mais qui pense spontanément à la Renault Wind ? Personne… D’ailleurs, les ventes faméliques en neuf ont poussé Renault à stopper sa commercialisation plus rapidement que prévu, après seulement un peu plus de 3 ans. Oups…
Et pourtant, ce cabriolet de poche sur base de Renault Twingo 2 ne manquait pas d’arguments. Et bénéficiait même d’une originalité : un toit rigide pivotant, le premier en grande série chez un constructeur généraliste (on en trouvait un avant cela sur la… Ferrari Superamerica !).

Mais ce n’est pas son seul atout. La Wind, en perdant ses places arrière, arrive à loger un coffre de belle taille, y compris toit replié puisque le volume de 270 litres reste identique toit en place ou non. Autre avantage, un châssis vif, avec des mécaniques reprises de la Twingo 2, mais seulement les plus puissantes. À savoir le 1.2 TCe 100 ch, qui ne souffre pas de soucis de fiabilité contrairement au 1.2 TCe 115/120, et aussi le 1.6 atmosphérique de 133 ch, en provenance de la Twingo R.S. ! De quoi réserver des performances enviables à ce modèle encore assez léger.
Avec le 1.6, la Wind pointe à 201 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 9,2 secondes. Pas si mal. Même le 100 ch se débrouille, avec 190 km/h et 10,5 s...

Alors oui, la qualité de finition est aux fraises, c’est un constat partagé avec la Twingo qui lui sert de base. Même si le dessin de l’habitacle est complètement différent, les matériaux basiques sont les mêmes. Mais force est de constater que ça vieillit assez bien.
Autre grief, qui n’a pas aidé à son succès, un look « particulier », avec un regard de batracien qui n’a pas séduit. Pourtant la partie arrière, avec son double bossage, n’était pas vilaine objectivement.
Bref, cela n’a pas suffi, et Renault a aussi pêché en ne dépensant rien pour faire connaître son nouveau modèle, qui donc, aura vécu de 2010 à 2013. Mais aujourd’hui, c’est un avantage, car comme personne n’y pense, de bonne affaire sont à réaliser sur le marché de la seconde main.
Un premier prix à 5 000 €, et une décote supérieure aux modèles concurrents
Ainsi, le premier prix pour un modèle de 2011, 120 000 km en moyenne, en 1.6 133 ch, finition Exception, c’est moins de 6 000 €, pour un prix neuf hors option de 21 000 €. Soit une décote de 72 % minimum, et plus encore si quelques options avaient été souscrites. Moins cher encore, un modèle Gordini 1.2 TCe 100 ch, 2011, autour de 100 000 km, peut se trouver à moins de 5 000 €. Ce qui représente une décote de 75 % et plus, si options.

Mais pour savoir si les décotes sont intéressantes, il faut voir la concurrence. Et par exemple, une Fiat 500 C de 2011, au kilométrage équivalent, en 1.2 69 ch pop, c’est minimum 4 000 €, mais pour un prix neuf de 15 000 € seulement, soit une décote de 72 %. Oui mais une Twinair de 85 ch Lounge, plus comparable, débute à 7 000 €, pour un prix neuf de 18 600 € à l’époque, soit seulement - 63 %.
Si on s’intéresse à une Mini cabriolet, le constat est encore plus flagrant. L’anglaise démarre, pour un modèle 2011, 1.6 Cooper, et environ 120 000 km, autour de 8 000 €. Soit une décote de 67 % maximum. Et ce ne sont que les meilleures affaires, la moyenne de prix est plutôt à 10 000 €, soit plutôt - 58 %.
Du côté de chez Peugeot, une 207 CC de l’époque, en 1.6 VTI 120 ch, va démarrer à 6 500 €, pour un prix neuf de 20 300 €, soit une décote de 68 %, encore une fois inférieure à celle de la Wind. Et certains modèles flirtent avec les 10 000 €, soit à peine plus de 50 % de décote…
Moralité, le manque de succès, et ce n’est pas surprenant, fait baisser les prix en occasion. Et la rareté de la Wind sur le marché ne compense pas en faisant remonter les valeurs, ce qui est parfois le cas. Alors si vous appréciez le modèle, si son look ne vous en éloigne pas, foncez pour un modèle 1.6 133 ch au moteur rageur et au comportement sportif. Qui plus est fiable et aux coûts d’entretien réduits. Vous ferez une bonne affaire. Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, la Wind, à l’instar de la Renault Avantime, deviendra un petit collector… Qui sait…















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