Trop "petite" et trop exotique, la Pacer ne trouva jamais sa clientèle outre-atlantique et c'est en France qu'elle connut la célébrité. Habilement vendue, elle va d'abord envoûter quelques stars, devenir la coqueluche du "Tout Paris" et retomber tout aussi vite dans l'oubli.

Préoccupés par le succès de la Coccinelle, puis de la percée des japonaises bon marché, les constructeurs américains commencent à penser "petit" à l'aube des années soixante-dix. Une réflexion qui donne naissance à une nouvelle génération de voitures moins puissantes et aux dimensions plus modestes : les "subcompacts".

Pendant que Ford et General Motors lancent l'offensive avec de très fades Pinto ou Chevrolet Chevette, que Chrysler loupe encore une fois le train, American Motors propose une réponse beaucoup plus originale avec la Pacer. AMC (American Motors Corporation) jusque-là spécialisé dans la production de modèles populaires sans grande identité, lassé d'être méprisé et jugé incapable de sortir de l'ombre des "Big Three" de Detroit, souhaite frapper un grand coup. Née en 1954, cette société qui regroupe de nombreuses vieilles marques essoufflées (Nash, Hudson, Rambler) a connu une histoire pour le moins agitée et des fins de mois souvent difficiles.

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