Le même tribunal de commerce de Niort qui avait placé la société en redressement judiciaire début février a décidé ce mercredi de prononcer la liquidation judiciaire qui signifie la fin de l'aventure pour Mia Electric. Michelle Boos, la dirigeante de Mia Electric depuis juin 2013, pensait pouvoir sauver l'entreprise en injectant 365 000 euros dans les finances exsangues du constructeur mais le tribunal qui garde la société en vie depuis cette reprise a estimé que cet apport était tout juste suffisant à payer les salaires et que les charges et dettes contractées ne pouvaient en aucun cas être couvertes avec un montant pareil.


Par conséquent, le tribunal a indiqué que l'activité ne pouvait pas redémarrer en l'état de la trésorerie actuelle qui ne permet pas de payer les fournisseurs. L'entreprise des Deux-Sèvres disparaît donc définitivement mais Ségolène Royal à la tête de la région Poitou-Charentes (qui détient 12 % de la société) espère pouvoir trouver un repreneur pour l'outil industriel et une partie des 240 salariés restants.