Le fleuron de Nissan passe enfin un diesel. L’arrivée tardive d’un tel moteur permettra-t-elle au Murano de combler son retard en Europe ?

Essai - Nissan Murano dCi : mieux vaut tard que jamais

Taux d'émission de CO2 :

210 g/km - Malus : 8 000 €

Début de commercialisation du modèle :

Juillet 2010

Il aura fallu plus de 6 ans à Nissan pour proposer un diesel sur son haut de gamme. Une carburation adoptée depuis longtemps par la concurrence sur le marché européen : BMW X5 3.0d, Mercedes ML 350 Cdi, Audi Q5 3.0 TDi, etc.
Et contre toute attente, le constructeur s’est tourné vers un simple 4 cylindres (2.5 dCi), celui du Navara. Un choix pragmatique et « écologique » qui fait malheureusement l’impasse sur l’excellent V6 dCi développé par l’Alliance et sous-employé dans le groupe.
Nissan aurait donc privilégié les taux d’émissions à l’agrément ? Pas sûr, car d’après le constructeur le « V6 aurait été bridé compte tenu de l’architecture de la plateforme, conçue pour un moteur transversal ». Le second argument avancé par Nissan est d’ordre écologique. L’objectif étant d’éviter le plus gros malus (210 g de CO2/km), d’une part, puis de limiter les consommations d’autre part (8 l/100 km). Le V6 dCi se montrant gourmand en énergie.

Essai - Nissan Murano dCi : mieux vaut tard que jamais

Nissan propose son 4cylindres diesel au prix du V6 essence


Revisité pour l’occasion (nouveau système d'injection directe, nouveau turbocompresseur à géométrie variable, etc.), le 4 cylindres développe désormais 190 ch et affiche un couple maxi de 450 Nm. Des valeurs suffisantes sur le papier pour déplacer ce gros Murano (1875 kg). S’il n’a pas la saveur d’un V6 à l’usage, ce moteur a le mérite de se montrer très discret. Le Murano se déplace en silence et réserve un excellent confort de roulage. L’intérêt de cette carburation, en dehors d’un couple supérieur, reste sans aucun doute le stress en moins à la pompe. Nous avons relevé une conso de 12l/100 km en moyenne sur un test dans les montages suisse. En boite automatique (BVA6), cette valeur s’avère plutôt bien maîtrisée. Notre seul grief concerne cette dernière. Lente et peu réactive.
Le Murano séduit par son excellent niveau de confort. L’amortissement est parfaitement maîtrisé malgré ses jantes surdimensionnées (20 ‘’). La tenue de route est sûre mais aucunement dynamique. Un BMW X5 se montre amplement plus agile. Mais qu'à cela ne tienne. Le Murano a pour vocation de transporter la famille. Et sur ce thème, il remplit parfaitement sa tâche.