La p'tite sportive du lundi: Toyota MR Mk1.
Le 30 Janvier 2012 à 23h37 3 réactions
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À l’origine, rien ne prédisposait ce constructeur solidement implanté sur le marché britannique, à connaître un destin aussi tumultueux. Comme beaucoup de pionniers de l’automobile, Rover passa avec succès de la bicyclette à l’automobile dès le début du XXe siècle. Proposant rapidement une gamme assez large de modèles allant de la petite voiture économique à la grosse berline en passant par des versions sportives, Rover connut vite la prospérité et se hissa bientôt parmi les plus grands.
La Seconde Guerre mondiale et ses conséquences sur le niveau de vie en Angleterre amorcèrent un premier déclin de la marque. Au-delà des destructions occasionnées par les bombardements et de la situation de pénurie, Rover se retrouva propriétaire, au lendemain de la guerre, de deux immenses sites industriels développés pour la construction aéronautique. La fin des hostilités les laissa privés de toute activité d’autant que les carnets de commande étaient vides et que les matières premières faisaient cruellement défaut.
Rover fut alors sauvé par un appel d’offres émis par le ministère de la Guerre qui cherchait à doter son armée d’un véhicule 4x4 inspiré de la Jeep.
Le Land Rover, présenté en 1948, déborda vite du seul usage militaire et connut un immense succès civil à une époque où la Grande-Bretagne possédait encore un immense empire colonial.Cette "bonne affaire" permit au constructeur de redorer son blason avec le lancement d’une nouvelle gamme à l’aube des années cinquante : de bonnes grosses voitures sérieuses, sans grande originalité mais fiables et surtout bien présentées, même si elles ne purent jamais rivaliser en terme de prestige avec les Rolls, ou avec les Jaguar au niveau des performances.
Rover se forgea alors l’image d’un constructeur "bourgeois" et sans histoire, même si un certain aspect avant-gardiste fut entretenu avec notamment les projets de voitures à turbine à gaz. Tout se gâta avec la fondation de British Leyland qui regroupait les plus grandes marques anglaises (Austin, Morris, MG, Triumph, Jaguar et Rover). Au sein de cet immense groupe, tous tentèrent d’abord de préserver leur identité, mais bien vite, la direction imposa un segment de marché à chacun. Jalousie, coups tordus, gaspillage… la plus grande confusion finit par régner chez Leyland.
La situation fut aggravée par la crise économique que traversait le Royaume-Uni, les conflits sociaux très durs entretenus par les syndicats et enfin une nationalisation mal préparée. Dans ce climat, la productivité s’apparentait à celle des kolkhozes de l’ex-Union Soviétique, tandis que la qualité de fabrication rivalisait avec celles des meilleures réalisations des pays de l’Est. Couvert de dettes, Leyland fut démantelé lors de la vague de privatisations menée par Margaret Thatcher.
La flatteuse image de Honda en terme de robustesse et de performances conjuguée à des tarifs séduisants et des finitions raffinées dans le plus pur style britannique portèrent rapidement leurs fruits. La progression sur les marchés européens fut si spectaculaire que Rover attisa les convoitises. BMW évinça brutalement Honda en 1994 en se portant acquéreur de la marque et promit des "lendemains qui chantent".
En réalité, BMW intéressé surtout par la Mini et la division Land/Range Rover, ne tint que partiellement ses promesses en programmant simplement le lancement de la belle 75. Ce mariage de dupes se termina en 2000, lorsque BMW "rendit sa liberté" à Rover tout en gardant la marque Mini et la division tout-terrain. Depuis, Rover, dont les ventes ont été notamment divisées par quatre sur le marché français, tente de relever la tête en s’appuyant sur son passé et en déclinant une gamme frappée du sigle prestigieux MG.Sommaire de l'article
Mots clés :
Rétro ; Saga des marques ; Rover ;
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