Pas besoin de vous faire un dessin, la planète ne tourne plus rond. La tempête de Noël 1999, les inondations de 2002, la canicule de l’été dernier, rien qu’en France, les signes de dérèglement du climat se multiplient et commencent à inquiéter les plus incrédules. Il devient vital de diminuer les émissions de Nox, HC et CO d’une part, et de l’autre, celles de CO2.

Certes le gaz carbonique n’est pas un polluant toxique, mais comme chacun sait, il participe majoritairement à l’effet de serre, cause du réchauffement planétaire qui nous menace. (www.ademe.fr et www.notre-planete.info). En France, sur le total des rejets de CO2, l’automobile et les transports en représentent un tiers. Si on considère l’évolution du parc mondial évalué à 700 millions de véhicules motorisés aujourd’hui, qui devrait passer à 1,2 milliards en 2020, on prend conscience de l’urgence, d’autant que les dégâts de l’effet de serre sont en partie irréversibles.

En attendant la pile à combustible

Avant que la solution de la pile à combustible qui ne rejettera que des gouttelettes d’eau à l’échappement ne se généralise (pas avant vingt ans et premiers modèles de grande série vers 2010), une poignée de constructeurs dont Toyota propose d’ores et déjà une solution intermédiaire réaliste, l’hybridation.

L’hybridation la plus aboutie qui soit

Première voiture hybride de série commercialisée au monde, dès 1997 au Japon, et légèrement retouchée fin 2000 à son arrivée en Europe, la Prius a connu une belle carrière avec 130 000 unités vendues jusqu’à fin 2003. Présentée en septembre dernier au salon de Francfort, la Prius II améliore le concept à tous les niveaux. En fait, la première, déjà géniale dans son principe par sa transmission et par sa capacité à choisir la bonne source d’énergie motrice au bon moment – dans la mesure du possible, se contentait d’apporter globalement des prestations proches de la Honda Civic IMA.

La nouvelle fait exploser ses potentialités, elle propose l’hybridation la plus aboutie qui soit, mettant pleinement à profit l’apport de son moteur électrique sophistiqué. Ses performances avoisinent et bien souvent dépassent celles d’une Avensis 2.0 D-4D de 116 ch, avec des rejets et une conso nettement plus faibles. Cette auto révolutionnaire sera commercialisée à partir du 15 mars 2004.