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Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif

Dans Nouveautés / Nouvelles versions

Pour la première fois de son histoire, Mini commercialise un modèle hybride (thermique/électrique) en s’appuyant sur la technologie BMW. Pour ses débuts la marque a choisi le dernier Countryman. Concluant ?

Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif

 EN BREF

1re Mini hybride

essence/électrique

à partir de 38 900 €

Mini a renouvelé il y a quelques mois son Countryman, apparu pour la première fois en 2010. Un modèle qui a permis à la marque filiale de BMW de séduire de très nombreux nouveaux clients, comme en atteste le taux de conquête de 70 % mais également les chiffres de ventes de 550 000 exemplaires en Europe et 40 000 exemplaires en France en l’espace de 6 ans. Le nouveau doit faire aussi bien ou même mieux.

Pour réussir ce challenge, le constructeur d’origine britannique a décidé d’élargir son offre et lance une version hybride inédite. La base technique est connue puisque ce Countryman reprend le groupe motopropulseur de la BMW Série 225xe Active Tourer. L’électrification des modèles est devenue essentielle pour BMW. Pour preuve, pas moins de 7 modèles (X5 40e, Série 225xe Active Tourer, 330, 740, X1 25le – uniquement pour la Chine et 530e) bénéficient de cette technologie. Il était logique que Mini suive ce même chemin.

Le Countryman est donc le premier modèle hybride mais ce n'est pas la première Mini électrifiée car un prototype électrique avait été testé en 2010.

Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif

Ce Countryman hybride est donc animé par un 3 cylindres 1,5 turbo de 136 ch associé à une boîte de vitesses automatique à six rapports qui entraîne l’essieu avant tandis que le bloc électrique d’une puissance de 88 ch propulse l’essieu arrière. Ce Countryman est de ce fait un 4 roues motrices. Sur le papier, Mini annonce une puissance totale de 224 ch, une autonomie en 100 % électrique de 42 km, une consommation de 2,1 l/100 km, des rejets de 49 g/km de CO2 et surtout, ce Countryman bénéficie du bonus de 1 000 €. La recharge s’effectue en 2h30 sur une wallbox ou 3h15 à partir d’une prise domestique.

À l'usage, ce Countryman ne fonctionne pas toujours en transmission intégrale. Il peut être soit traction soit propulsion. En mode « Auto eDrive », celui par défaut, le meilleur compromis est recherché, la voiture passant d'elle-même d'un mode à l'autre pour obtenir une autonomie maximale en se basant sur le trajet indiqué dans le système de navigation et les sollicitations du conducteur. Le « Max eDrive », lui, force le mode 100% électrique. Il peut fonctionner jusqu’à 125 km/h. À l’inverse, le mode « Save », lui, permet d'économiser la charge de la batterie pour un usage ultérieur en favorisant la partie thermique.

Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif
Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif

La banquette est désormais fixe et le coffre perd du volume.

L’implantation de la batterie lithium ion sous la banquette et du moteur électrique sous le plancher du coffre ont bien évidemment des répercussions sur les aspects pratiques. Ainsi, la banquette arrière n’est plus coulissante et le volume de coffre perd 45 litres pour un total de 405 litres.

Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif

En revanche, les versions hybrides bénéficient de deux équipements particuliers : les projecteurs Full LED adaptatifs et le sélecteur de mode de conduite. Pas de changement en revanche concernant la composition de la gamme, identique aux versions 100 % thermiques.

Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif
Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif
Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif

 Quelques détails de la Mini Countryman S E

Esthétiquement ce Countryman ne diffère que très peu des autres versions. Seules quelques touches de jaune (S sur la calandre, le hayon ou le bouton de démarrage) permettent de faire la différence si l’on met bien évidemment de côté la prise de recharge.

Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif

Vient maintenant le moment de la mise en route. Avec des batteries pleines, on démarre sans bruit en mode électrique. Toujours aussi sympathique en ville et même sur route où on bénéficie d’accélérations très vives. Seul problème, si l’on ne fait pas attention, l’autonomie a tendance à chuter vertigineusement et cela ne fait que s’accentuer à mesure que l’on se rapproche de la fin de la batterie. Il faut également faire attention de ne pas laisser le contact trop longtemps car cela pioche à la fois dans la batterie classique et pour l'alimentation du moteur électrique, donc en clair, cela pénalise votre autonomie réelle qui tourne plutôt entre 25 et 30 km. En mode Auto eDrive, il faut également avoir le pied léger. Une conduite dynamique, qui sollicite ainsi les deux moteurs, réduit très vite à 0 la vie de la batterie malgré la possibilité de la recharger au freinage. Résultat, on se retrouve simplement avec le moteur thermique et dans ce cas-là, les 136 ch ont bien du mal à entraîner les 1 660 kg de la Mini Countryman hybride qui pèse 130 kg de plus qu'un modèle thermique. Avec les deux moteurs, les performances sont concluantes, avec par exemple un 0 à 100 km/h abattu en 6,8 s soit mieux que la Cooper S All4 BVA8 (7,2 s), mais la situation est radicalement différente sans le moteur électrique. Les 136 ch peinent et l’agrément se dégrade nettement. Et cela joue également sur la consommation puisque nous avons relevé une moyenne avoisinant les 8,5 l/100 km. Ajoutez à cela un réservoir de seulement 36 litres, vous risquez de passer souvent à la pompe.

Essai - Mini Countryman S E : courant alternatif

Les modifications techniques liées à l’hybridation ont également des conséquences sur le comportement de ce Countryman. La première et non la moindre est la fermeté des suspensions qui ont été raffermies pour l’occasion. Avec des jantes 19 pouces, le Countryman devient clairement trop ferme, à la limite de l’inconfortable. À l’inverse, cela bénéficie au dynamisme avec une voiture plaisante à guider dans les enchaînements de virages grâce notamment à une direction précise, même si la hauteur de caisse entraîne du roulis.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 :

49 g/km - bonus : 1000 €*

* + 2 500 € si reprise d'un véhicule diesel datant d'avant le 1er janvier 2006.

Début de commercialisation du modèle :

Mars 2017

A titre d'exemple pour la version II COOPER SE ALL4 EXQUISITE 136+88 BVA6.

1,55 m1,82 m
4,29 m
  • 5 places
  • 450 l / 1390 l

  • Auto. à 6 rapports
  • Hybride essence électrique

Portfolio (22 photos)

En savoir plus sur : Mini Countryman 2

Commentaires (20)

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Par

Encore loupé, dommage. Les hybrides ont surement un grand avenir dès qu'elles permettront une autonomie réelle en 100% électrique de 50 km et +. Je veux dire en conditions réalistes de circulation, avec chauffage ou clim en fonctionnement. 50 km ça couvre pour une bonne partie des utilisateurs le trajet quotidien pour aller au taf, emmener les enfants à l'école faire quelques courses. Et dans ce cas il est réaliste de dépenser par rapport au même modèle thermique quelques milliers d'euros supplémentaires à l'achat, ou 1 à 2 dizaines en location mensuelle puisque c'est le mode de financement de + en + prisé des actifs. Rouler toute la semaine pour un coût négligeable (env 3€ une recharge complète) et pouvoir tout de même disposer d'une voiture thermique normale avec une autonomie classique et la possibilité de refaire le plein de SP facilement en cas d'imprévu ou pour les trajets plus longs du week end, c'est surement une des solutions pour l'avenir

Il restera toujours l'encombrement et le poids des batteries + moteur mais ça me semble une contrainte acceptable.

Par contre avec seulement "25 à 30 km d'autonomie réelle" l'intérêt est quasi nul.

Bref, encore un effort Mr BMW.

Par

Pour moi une hybride c'est batterie de 250 Km et petite turbine multi carburation en générateur ou le système Toyota, le reste comme ce qui est proposé ici ou le pick-up Mercedes hybride de 2,5T c'est du pipeau.

Par

Réservoir d'essence de 36 L et 30 km d'autonomie en électrique : c'est la nouvelle définition de la torture automobile ??

Par

La Mini est sympathique et amusante à conduire, mais cette version minimise le plaisir de conduire.

Par

a moins de faire quotidiennement de la ville et moins de 50 km par jour, ça n'intéressera pas grand monde : trop pénalisant une fois les 30km passés .

Par

En réponse à mynameisfedo

a moins de faire quotidiennement de la ville et moins de 50 km par jour, ça n'intéressera pas grand monde : trop pénalisant une fois les 30km passés .

C ce que fait la grande majorité des gens, je pense qu au contraire c une bonne solution.

Le problème de BMW c qu ils sont chez samsung pour les batteries, pas les meilleurs pour l'instant...

Mais en patientant qqs années les hybrides rechargeables vont se transfigurer et se démocratiser...pour l'instant les constructeurs temporisent, mais la concurrence se met en place et à partir de 2019 la guerre va faire rage...

Par

"Pas de concurrence directe"

Et le Lexus NX alors ? Ou même un Rav4 hybride, qui au vu des fiches techniques respectives ne démériterait pas...? Car en général l'hybride sert à prendre les bénéfices des deux technologies mariées, là pour le coup il me semble qu'on a une voiture pleine d'inconvénients : moteur trois cylindres moisi une fois consommée la batterie, peu endurante visiblement en usage normal, châssis inconfortable, habitabilité médiocre, consommation importante et autonomie à la ramasse hors usage électrique, prix indécent compte tenu d'un retour sur investissement impossible de la techno hybride...

On est très loin de la polyvalence et de l'aboutissement des hybrides Toyota/Lexus, c'est là qu'on se rend compte de l'énorme avance technologique du groupe, que peine à masquer même un gros et bon motoriste comme BMW...

Par

C'est aussi je pense le constat que les hybrides rechargeables sont peu pertinents pour le moment et tous voués à l'échec hors subventions forcées ou usage très particulier.

Par

8,5 l/100, en conduisant comme un journaleux... en faisant le plein tous les 30l ça donne 350 kms d autonomie, en quoi ca pose problème ? Au pire ca fai un arrêt Pipo-café toutes les 3h d'autoroute, à moins d'être Jacky Pic et de vouloir enqulller 800 bornes d affilée pour gagner 1/4 d'heure et etre le premier devant le pastis, je ne vois pas l'intérêt.

Pour une voiture circulant majoritairement en ville (ca vocation n est pas celle d'une routière bouffeuse d autoroute) 30 bornes d'autonomie en électrique, c est largement suffisant. Au pire si le parcours fait 50-60 kms, 50% seront fait en électrique, ce qui fait une consommation de 4-4,5 l, soit aussi bien qu un gazole qui pue, qui vibre et qui fait du bruit.

Par

En réponse à mdb92

C ce que fait la grande majorité des gens, je pense qu au contraire c une bonne solution.

Le problème de BMW c qu ils sont chez samsung pour les batteries, pas les meilleurs pour l'instant...

Mais en patientant qqs années les hybrides rechargeables vont se transfigurer et se démocratiser...pour l'instant les constructeurs temporisent, mais la concurrence se met en place et à partir de 2019 la guerre va faire rage...

exact .

2019, dans deux ans, sera le vrai début de l'hybride. Et la question d'un achat hybride ou 100% elec sera vraiment posée. Je crois que le temps de mettre en place un réseau de recharge rapide cohérent par rapport à l'utilisation des autos sera le critère de choix qui déterminera l’intérêt oui ou non de sauter l’étape hybride. Plus , et c'est un critère primordial, la capacité de l'acheteur moyen à comprendre qu'il n'a quasiment jamais besoin d'avoir 600km d'autonomie. Si l'acheteur est réaliste, connaissant vraiment son kilométrage quotidien, et qu'il recharge la nuit (ce qui sera obligatoire et bénéfique pour les contraintes d’équilibre du réseau d'elec et la prod ) , il aura tôt fait de comprendre qu'il a intérêt à acheter une elec. Et la finalité première des voitures elec, qui est de réduire à zero l’épandage massif de polluants mortels pour l'homme, donc les oxydes d'azote (NOx pour les nuls) et les particules sera atteint. Vivement la qualité de l'air de 2022-2025. En espérant que les politiques imposent le calendrier aux pleureuses de constructeurs. Et matraquent le gasoil et l'essence dans les 5 prochaines années.

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