Un aveu du vice-président du groupe en charge de la qualité, Hiroshi Shimizu, devant des sénateurs américains à Washington. Une révélation qui risque de donner le coup de grâce à cette entreprise dont le titre en bourse a fondu de 50% depuis qu'elle a déclaré s'attendre à une perte de 180 millions d'euros en 2015. Le défaut était donc connu depuis 2005, les constructeurs informés en 2007 et les rappels ont commencé en 2008. Ces airbags peuvent exploser et projeter des fragments de métal et plastique sur les passagers et ce par la faute de l'agent gonfleur utilisé - du nitrate d'ammonium -, susceptible de se détériorer en cas d'exposition à une humidité excessive.


Du bout des lèves, Shumizu san a fait endosser à Takata la responsabilité de trois des cinq décès recensés à cause de ce dysfonctionnement. Mais l'affaire pourrait aussi toucher Honda car la NHTSA, soit l'organisme pour la sécurité outre-Atltantique, tente d'établir la responsabilité de Honda dans une conjoncture où les deux groupes font l'objet de plusieurs plaintes aux Etats-Unis, dont certaines en nom collectif. A ce jour, plus de 16 millions de véhicules ont d'ores et déjà été rappelés à travers le monde, en l'occurrence dans les régions à forte humidité, dont la moitié aux Etats-Unis. Un chiffre appelé à croître.