Ca a l'air facile vu du canapé du salon. Quand les gars envoient leurs missiles sur les pistes de sel du lac de Bonneville, on a toujours l'impression qu'ils sont sur des rails et que l'art du pilotage tient plus dans l'entrejambe que dans les mains du pilote.

Outre les voitures fusées, la "Speed Week" permet à de nombreuses voitures de toutes les catégories de s'affronter. Et cette orange sanguine qui n'a plus que les stickers et une vague forme pour la rapprocher d'une Studebacker a eu le bon goût d'emmener une caméra avec elle, ce qui fait radicalement changer d'avis sur la planéité supposée du lac salé et les talents du pilote qui doit tout de même garder de solides attributs pour contrebraquer voire jouer de l'accélérateur à cette vitesse.

Holey, c'est le petit nom de la Studebacker Champion, a aussi eu la gentillesse de partir en tête à queue à près de 360 km/h...


Un 69 au goût salé pour Holey

Un 69 au goût salé pour Holey

 


Il est impressionant de constater à quelle vitesse 'Holey' part en vrille sans que rien ne puisse prévenir ni enrayer la chose. Plus de tournis que de mal puisque l'auto a eu la présence d'esprit de rester à l'horizontale, ce qui ne fut pas le cas de cette sympatique Mazda RX7 toute retournée.


Un 69 au goût salé pour Holey

Un 69 au goût salé pour Holey

 


Pour en savoir plus sur la vie de l'ébourrifante 'Holey', cliquez ici. L'empirisme avec lequel travaille les gars est assez effrayant mais quand ça va droit, ça fonctionne, puisque la Stud' a battu le record de sa catégorie à plus de 382 km/h de moyenne sur les 8 kms du parcours. Sa vitesse finale était de près de 390 km/h.

Quant on regarde l'aéro de l'engin, ça peut impressionner.

Pour finir comme il se doit dans toutes bonnes superproductions américaines, voici le happy end en vidéo.


Un 69 au goût salé pour Holey

Un 69 au goût salé pour Holey