Faire fuiter la Ferrari Luce exposait son auteur à une amende pouvant atteindre 600 000 euros
Ferrari aurait imposé des amendes de 600 000 euros aux journalistes en cas de fuite autour de la nouvelle Luce électrique. Téléphones scellés, vidéos contrôlées et surveillance rapprochée : la présentation ressemblait davantage à une opération militaire qu’à un lancement automobile. Pendant ce temps, certains influenceurs tech auraient bénéficié d’un accès privilégié, preuve que Ferrari vise désormais un public très différent des traditionnels adorateurs du V12.

La marque au cheval cabré ne plaisante décidément pas avec les fuites. Selon le Youtubeur britannique Shmee150, la présentation de la nouvelle Ferrari Luce ressemblait moins à un lancement automobile qu’à une opération de contre-espionnage vaguement paranoïaque. Les journalistes présents auraient dû signer un embargo assorti d’une amende de 600 000 euros en cas de fuite. Oui, six-cent-mille. À ce tarif-là, même regarder la voiture trop longtemps devait probablement coûter un acompte.
L’ambiance sur place semblait tout aussi détendue qu’un contrôle fiscal. Téléphones et ordinateurs étaient scellés avec des autocollants de sécurité, tandis que Ferrari imposait ses propres équipes vidéo. Impossible d’utiliser son matériel ou son cameraman. Même les séquences filmées n’étaient remises qu’au dernier moment avant la levée de l’embargo. Une manière élégante de garder le contrôle absolu sur une voiture qui, visiblement, divise déjà énormément.
Shmee raconte également que les journalistes n’ont eu qu’une trentaine de minutes autour de la Luce, entourés de responsables communication écoutant chaque réaction. Difficile dans ces conditions de lâcher un spontané « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? » sans risquer un regard assassin.

Une nouvelle audience cible
Pendant ce temps, certains créateurs tech comme Marques Brownlee auraient bénéficié d’un traitement VIP, avec davantage d’accès et même des essais du modèle. Ferrari semble avoir compris que cette Luce électrique ne séduira probablement pas les puristes bercés au V12 atmosphérique, mais plutôt une nouvelle clientèle fascinée par les écrans, les gadgets et peut-être les amendes à six chiffres.








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