Manifestement, tout le monde déteste la "Ferrari Prius"
Avec la Luce dévoilée il y a quelques heures, Ferrari ajoute une dimension esthétique au pari technologique que représente sa première incursion dans le domaine de l’électrique. Et au vu des premiers commentaires fleurissant sur les réseaux sociaux, la partie est loin d'être gagnée.

Quelle déflagration les amis ! En dévoilant lundi soir la Luce, sa première voiture électrique, Ferrari ne s’attendait probablement pas à une telle avalanche de réactions négatives sur les réseaux sociaux.
La lecture du fil Instagram de la marque, généralement remplie de commentaires énamourés sur tel ou tel modèle, laisse découvrir un torrent de commentaire plus fielleux les uns que les autres, dont voici une courte sélection :
"Je trouve fascinant que cette voiture électrique soit animée par l’énergie cinétique d’Enzo Ferrari qui ne cesse de se retourner dans sa tombe", "Ferrari, soyez honnête : vous détestez les voitures électriques vous aussi !", "La Prius italienne", "on dirait que les Italiens ont décidé de copier les voitures chinoises", "sans doute la plus grande déception de l’industrie automobile", "c’est un micro-ondes ?", "peut-être que leur plan est de la faire si laide pour avoir la certitude qu’aucune Ferrari électrique ne roulera jamais sur la route", "nous devons des excuses à Jaguar", "joli Multipla"…
L'action Ferrari dévisse
On pourrait multiplier les exemples à l’envi, mais vous avez compris l’idée. Surtout on ne trouve quasiment aucun commentaire positif sur la voiture. Celui-ci, néanmoins, analyse probablement assez bien la démarche adoptée par le Cavallino: "Une Ferrari électrique ne peut ressembler à une Ferrari standard. Regardez ce qui est arrivé à Porsche quand ils ont tenté de changer leur offre pour de l’électrique : zéro vente et banqueroute en vue ! A la place, la Luce est une voiture différente qui n’a pas vocation à remplacer n’importe quelle Ferrari que j’adore." Et un autre de saluer Ferrari, qui a "les tripes de laisser ouverte la section des commentaires."
Et des tripes, il en faut au vu du cours de l’action qui dévissait de plus de 6% ce matin, quelques heures après la présentation de l’auto.
Reste qu’affichée probablement à plus de 500 000 €, ce qui en fera le modèle le plus onéreux de la gamme (hors séries spéciales), la Luce n’a pas vocation à peser trop fortement sur les bilans commerciaux de la marque.
Rappelons que Ferrari avait écoulé 13 640 voitures l’an dernier (112 de moins qu’en 2024), pour un chiffre d’affaires de 7,14 milliards d’euros. Surtout, sa marge opérationnelle s’était établie à 29,5%,valeur 4 à 5 fois supérieure à celle des constructeurs traditionnels.
Luce ou pas, Ferrari peut se permettre de prendre un risque avec ce modèle qu’il nous tarde malgré tout de découvrir en vrai. On saura alors, pour paraphraser Coco Chanel, si elle fait mentir l’adage selon lequel on n’a pas deux fois l’occasion de faire une mauvaise première impression.







Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération