Un SUV sportif à prix mini, oui, ça existe : le Mazda CX-7
Fort joliment dessiné et doté d’un puissant 2,3 l turbo de 260 ch, le CX-7 a tout pour ravir les familles en mal de sensations et soucieuses de leurs finances. On trouve de bons exemplaires dès 5 000 € !

Parfois qualifiée d’Alfa Romeo japonaise, Mazda s’est forgé une image sympa grâce à ses voitures-plaisirs. On pense notamment à la MX-5, mais aussi à la série des sportives badgées MPS, d’abord la familiale 6, sortie en 2005. Elle a cette spécificité de s’équiper d’une transmission intégrale, pas plus mal pour canaliser l’énergie d’un puissant 2,3 l turbo à injection directe développant 260 ch. Cette mécanique et cette transmission se retrouvent pratiquement dans un SUV moyen : le CX-7.

Présenté au salon de Détroit en janvier 2006, le CX-7 débarque dans sa variante européenne quelques mois plus tard, au Mondial de Paris. La ligne, très fidèle à celle du concept MX-Crossport qui l’annonçait en janvier 2005, élaborée sous la férule d’Iwao Koizumi, évoque la sportivité mais aussi l’homogénéité, comportant quelques références heureuses, notamment du côté des ailes avant, à la sportive RX-8. Sans accessoires ostentatoires, ce look distinctif et élégant est aux antipodes des SUV actuels, croulant sous les gimmicks plus ou moins réussis.

Techniquement, outre son bloc performant dit MZR 2.3 DISI, le CX-7 se signale par sa boîte manuelle obligatoire (6 rapports) ainsi que ses quatre roues motrices permanentes, gérées par un différentiel central distribuant la puissance de façon variable sur les trains avant et arrière. Ce dernier, de type multibras, semble d’ailleurs plutôt raffiné. Tant mieux car l’engin pèse 1 695 kg, atteint les 210 km/h (vitesse bridée électroniquement) et franchit les 100 km/h en 7,9 s : des chronos rivalisant avec ceux d’un Porsche Cayenne V6, autrement onéreux.

Car malgré son gabarit plutôt imposant (4,67 m de long et surtout 1,87 m de large), le Mazda n’est pas très cher lorsqu’il est commercialisé en juin 2007 : 37 000 €, soit 49 400 € actuels selon l’Insee. Pourtant, son équipement de série est riche, comprenant la clim auto bizone, la sellerie cuir (chauffante à l’avant), le toit ouvrant, la hifi Bose, les jantes de 18 en alliage, les projecteurs au xénon, le régulateur de vitesse, voire le démarrage sans clé. En revanche, il n’y a pas de GPS : pas grave, car il serait totalement dépassé aujourd’hui.

Un seul modèle en une seule version est proposé, ce qui limitera la diffusion de ce SUV made in Japan en France. Fin 2009, le CX-7 bénéficie d’un léger restylage, qui s’accompagne de la disparition du 2,3 l de 260 ch, seul un 2,2 l diesel restant au programme en France… Environ 320 unités à essence auraient été vendues chez nous.

Combien ça coûte ?
Plutôt rare en occasion, le CX-7 débute à 5 000 € en très bon état et en totalisant environ 200 000 €. A 7 000 €, on en trouve à moins de 150 000 km, et à 10 000 €, on tombe largement sous les 100 000 km.

Quelle version choisir ?
Il n’y en a qu’une. En conséquence, ce qui importera, ce sera l’état et le suivi du véhicule, avant même de considérer le kilométrage.

Les versions collector
Comme toujours, ce sont ici les facteurs de rareté qui jouent : état d’origine immaculé, historique limpide et très faible kilométrage. Cela dit, vu la très faible notoriété du CX-7, il est improbable qu’il soit collectionné avant longtemps.

Que surveiller ?
Bien entretenu et laissé en configuration d’origine, le CX-7 est mécaniquement très fiable. Il doit être vidangé annuellement dans une limite de 15 000 km avec l’huile adaptée, autrement, on relève des soucis de turbo, et plus rarement, de chaîne de distribution détendue aux alentours de 100 000 km. A vérifier avant achat, surtout si le véhicule n’a pas un historique complet. Des ratés se manifestent de temps à autres en accélération faible : une reprogrammation du boîtier moteur les éradique la plupart du temps.
A examiner aussi, la boîte, parfois sujette à des fuites, bénignes si on les résout à temps, mais qui peuvent entrainer le changement de l’organe si on les néglige. D’ailleurs, il est conseillé de vidanger toute la transmission avant 120 000 km. Vérifiez l’usure des pneus qui doit être régulière et homogène entre les trains pour vous assurer que tout va bien. A noter par ailleurs que la pompe haute pression n’aime pas les reprogrammations pour l’éthanol. Pour le reste, le CX-7 vieillit normalement sans faiblesse notoire, mais les pièces détachées sont très chères en concession. Privilégiez les exemplaires suivis en réseau, des rappels ayant eu lieu.

Sur la route
La ligne du CX-7, aux courbes discrètes, conserve un certain charme vingt ans après son apparition. Le tableau de bord, certes original, est moins enthousiasmant, à l’image de l’habitacle d’ailleurs, par la faute de matériaux quelconques. Mais on est parfaitement installé au volant. Direction précise et plutôt rapide, boîte agréable à manier, on prend vite ses marques dans le Mazda. Certes, le moteur n’est guère musical, mais sa vitalité surprend, surtout à partir de 4 000 tr/min, ce qui rend l’engin très plaisant à emmener sportivement.

Ce, d’autant que le comportement routier fait preuve d’une agilité insoupçonnée pour un SUV de ce gabarit. Peu voire pas de roulis, bonnes remontées d’informations, belle réactivité, le CX-7 s’adresse aux gens qui aiment conduire, sans punir les autres par une suspension trop ferme. Au contraire, il demeure confortable et correctement insonorisé. Bilan idyllique ? Pas tout à fait : le nippon aime la boisson, à raison de 11 l/100 km en moyenne.
L’alternative youngtimer
Mazda 626 GTi 4WS (1987 – 1991)

Il n’existe pas de familiale Mazda sportive à quatre roues motrices qui soit un youngtimer, du moins en France. En revanche, il y en a une qui a marqué son époque en s’équipant d’un des tous premiers systèmes à quatre roues directrices, juste après celui de la Honda Prelude, qui plus est à gestion électronique : la 626 GTi 4WS. Présentée en 1987, elle surprend en avec ses roues arrière braquant à l’inverses de celles de l’avant jusqu’à 35 km/h, puis dans le même sens ensuite, au bénéficie du dynamisme routier.
Sous le capot, elle dispose de quoi bien exploiter son châssis : un 2,0 l 16 soupapes développant 148 ch. De quoi emmener la 626 à 206 km/h, et lui faire franchir les 100 km/h en moins de 10 s. Pas de quoi impressionner une Peugeot 406 Mi16, car la japonaise, bien mieux finie, est aussi plus lourde, même si ses 1 275 kg semblent bien dérisoires à l’heure actuelle. Disponible en berline 5 portes et en coupé 2 portes, et bien équipée, la 626 GTi 4WS s’est très peu vendue, vu son prix assez élevé et surtout le quota de 3 % appliqué aux voitures importées du Japon. Quant à en trouver une… Dès 7 000 € en bel état.
Mazda CX-7 2.3 (2007), la fiche technique
- Moteur : 4 cylindres en ligne, 2 261 cm3
- Alimentation : injection directe, turbo
- Suspension : jambes de force, triangles, ressorts hélicoïdaux barre antiroulis (AV), essieu multibras, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AR)
- Transmission : boîte 6 manuelle, 4 roues motrices
- Puissance : 260 ch à 5 500 tr/min
- Couple : 380 Nm à 3 000 tr/min
- Poids : 1 695 kg
- Vitesse maxi : 210 km/h (donnée constructeur, limitée)
- 0 à 100 km/h : 7,9 s (donnée constructeur)
> Pour trouver des annonces de Mazda Cx-7 2.3, rendez-vous sur le site de La Centrale.













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