Surprise : la future BMW i3 sous la neige
Le 03 Février 2012 à 15h12 6 réactions
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Plusieurs fois par an, BMW rassemble des journalistes du monde entier à la maison-mère de Munich pour des « journées de l'innovation » où sont présentées toutes les avancées de la marques dans divers domaines. La dernière en date, qui s'est déroulé la semaine dernière, avait pour thème « la mobilité du futur » et permettait d'avoir un aperçu de ce que le constructeur allemand a dans ses cartons dans les années à venir. Le projet le plus notable est sans aucun doute la MCV, pour « MegaCity Vehicle ». Contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom, il ne s'agit pas d'une citadine, mais d'une compact quatre places, destinée effectivement aux déplacements urbains et équipée d'une motorisation électrique.
A l'instar de Colin Chapman et de son célèbre « light is right », le maître-mot dès le départ était la maîtrise du poids, considérée comme la clé de voûte du projet car étant systématiquement le talon d'Achille des voitures électriques. Or, un excès d'embonpoint signifie aussi des performances diminuées, une autonomie dérisoire et un comportement routier pataud. Les ingénieurs de BMW ont donc soigneusement choisi les matériaux qui composeront la MCV. Très vite, la fibre de carbone s'est imposée, étant respectivement 50% et 30% plus léger que l'acier et l'aluminium, mais il fallait d'abord valider par l'expérience sa viabilité. En 2003, à l'exception des portières, ils ont donc entièrement habillé de carbone un BMW X5 (dans sa version 4,6iS car ils sont facétieux) ce qui a permis d'enlever 200kg, soit presque 10% du poids total. 400 000 km ont été ensuite réalisés à son volant et, sept ans plus tard, la structure paraît toujours comme neuve. Il fallait ensuite déterminer les difficultés de production de pièces en carbone à un niveau industriel, ce qui a pu être fait avec le renforts de pare-chocs de la BMW M6 ou le toit de la dernière M3 (photo à droite). Il restait cependant le problème de la sécurité. Le carbone étant extrêmement rigide, il convenait à merveille pour la cellule afin de protéger les occupants des intrusions, mais il fallait opter pour un matériau différent pour le châssis afin de pouvoir absorber les chocs. C'est cette fois-ci l'aluminium qui a été choisi, et avec succès, comme l'ont démontré les nombreux crash-tests. La structure de l'ensemble (photo ci-dessous) n'est d'ailleurs pas sans rappeler les antiques châssis échelle, ce qui aura comme avantage de monter facilement différentes cellules sur un même châssis.
Pour l'intégration du moteur et des batteries, BMW s'est vraisemblablement et à juste titre inspiré des recettes qui ont déjà fait leurs preuves : les batteries sont ainsi intégrées dans le plancher, ce qui permet à ce dernier d'être entièrement plat et donc de préserver au maximum l'espace intérieur, et le moteur est relégué sous le plancher du coffre, ce qui assure à la fois une meilleure motricité avec des roues arrière motrices (ce qui ravira la clientèle BMW historique) et un rayon de braquage plus important. Cela ne vous rappelle rien ? La Mitsubishi i-Miev adopte en effet une configuration identique. Rien n'est sûr encore, mais il serait possible que la MCV reçoive en plus un petit moteur thermique d'appoint, appelé « range extender », sur le même principe que celui de l'Opel Ampera.
Vous retrouverez l'essai de cette Mini E dès la semaine prochaine sur Caradisiac, mais celle-ci a déjà été diffusée dans plusieurs pays, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis, sous la forme de location à des particuliers ou à des entreprises, car à 100 000€ le prix estimé d'une Mini E produite en très petite série (616 à ce jour), la vendre paraissait plus compliqué. Ainsi, deux millions de kilomètres cumulés réalisés ont été une véritable mine d'or de données diverses et variées pour les ingénieurs de BMW qui préparent déjà la seconde génération de ce moteur qu'ils installeront dans une Série 1 coupé, l'Active E, qui sera présenté en 2011, avant la troisième génération, définitive, qui équipera la MCV en 2013. Cette dernière expérience a permis de plus de démontrer par la pratique que l'autonomie limitée des voitures électriques était amplement suffisante lors des déplacements quotidiens en milieu urbain. Il a été ainsi constaté qu'en moyenne, ce derniers étaient de 37,8 km à Berlin et de 48 km en Californie. Mots clés :
Ecologie / Electrique ; Véhicules électriques ; Futurs modèles ; Technologie ; Bmw ; Mini 2 ; Mini ; Mini ; Citadine ;
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Par Anonyme le 06 Juillet 2010 à 13h22
Ce dossier est super. Il est vrai que BMW fait des effort considérable pour réduire les émission de CO2. Et la façon de faire (doucement mais surement) est à mon avis la meilleure façon qu'ils soit.
Par jlp@yeti le 06 Juillet 2010 à 14h35
Oui ça va dans une meilleure direction que leur série 7 à l'hydrogène
Par Anonyme le 06 Juillet 2010 à 21h42
Le toit plat fait très mini...
Par Anonyme le 07 Juillet 2010 à 17h52
BMW est aussi une vrai boite d'ingénieur, qui aiment faire avancer le schmilblick, c'est la culture de leur boite!!!
Avec des vrais AMDEC, des vrais analyses liés au besoin, etc etc.
Effectivement acheter un bijou à 30 000 EURO, et ne pouvoir faire QUE 250 km, ça fait cher l'achat.
Bien sûr en France on a des ingénieux, mais les laisse-t-on en faire autant??
Par Anonyme le 07 Juillet 2010 à 18h34
...Et pourtant la serie 7 Hydrogène, en plus d'être un très bon démonstrateur, permet d'envisager LA solution de remplacement idéale aux énergies fossiles. En effet, avec l'hydrogène, aucun problème de temps de rechargement des batteries, on fait le plein exactement comme avec de l'essence (la procédure ressemble beaucoup au GPL...), et Basta !!!
Reste qu'aujourd'hui, les pétroliers n'ont aucune envie de vendre de l'hydrogène, et encore moins d'invertir le moindre €uro dedans (il faudrait que TOUTES les stations s'y convertissent rapidement).
Alors en attendant, on fait dans le bobo-politiquement correct, et on présente des bagnoles 100% électrique dont l'utilisation les cantonnent à de très courtes distances, et surtout à un usage bien limité (qui veut acheter très cher un engin qui devra passer la nuit dans le garage pour pouvoir faire que 150 Km le lendemain ???).
L'hydrogène est et reste la meilleure solution... Mais quand les intérêts contraires dominent, les meilleures solutions techniques se taisent !!! C'est hélas comme ça que le monde fonctionne !!!
Par bayerische le 07 Juillet 2010 à 19h06
Le seul problème que BMW a rencontré avec l Hydrogène c est ...la sécurité.En effet ce promener avec de l hydrogène au cul c est quand même plus dangereux que du gaz,meme chose pour faire le plein.Je pense que c est plutot ca qui a dissuadé BMW de continuer dans cette voie.Mais il est claire que hydrogene comme l electrique ne seront jamais aider par les pétrolier.Je pense meme qu ils doivent faire pression sur les constructeurs pour que le pétrole reste La solution qu ils doivent proposer en priorité...............
Par Anonyme le 11 Août 2010 à 16h36
Il n'y a pas que le problème de la sécurité...Ce n'est pas rentable de dépenser de l'énergie pour créér de l'hydrogène (généralement à partir de l'électricité) puis de la transporter (avec tous les problèmes de stockage et d'évaporation). Donc je suis d'accord avec le poste de 14h35!
C'est plus rentable (énergétiquement parlant) d'utiliser directement l'électricité.