Subaru n’a jamais fait dans la demi-mesure, ni dans le consensus mou. Leurs autos ont adopté des shémas non conventionnels comme la transmission intégrale dès 1972, l’architecture moteur Boxer (cylindres à 180°) qui existe depuis 1965 et quand ils s’inscrivent en rallye, ils gagnent. Subaru a une histoire et toute la question est de savoir si la nouvelle Impreza WRX STi en est une digne héritière

Essai - Subaru Impreza WRX STI 2008 : l'hydre du Japon

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Subaru Impreza

243 g/km

Début de commercialisation du modèle :
Subaru Impreza 3 Sti

Mars 2006

Il y a de ça quelques années, la firme Subaru, cohérente et pragmatique, a analysé le marché mondial et ses propres perspectives d’avenir. Le tableau dépeint a rapidement viré au noir. Pour continuer à vivre, la marque japonaise a compris qu’il lui fallait sortir de la niche et donc s’adapter au marché. Pour y parvenir, Subaru s’est d’abord converti au diesel en lançant le tout premier Boxer gazole. Il aurait été suicidaire de ne pas répondre à la demande massive de ce type de motorisation.
Deuxième observation : en Europe, le marché des compactes (M1) est occupé à plus de 70% par des autos bicorps. Par conséquent, l’icône de la marque s'est mise au pli et a du radicalement changer. La nouvelle Impreza s’est donc fait la malle au grand dam des aficionados.
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Esthétique hérétique
La présentation de l’Impreza de 3eme génération a fait grincer des dents. Toutefois, on peut se féliciter du timing de communication Subaru qui a choisi de nous montrer le pire pour finir avec le meilleur. En effet, si esthétiquement, une Impreza de base peut se révéler d’une banalité difficilement défendable, l’arrivée de la version extrême change pas mal la donne. La WRX STI n’aura pas réussi à attirer les critiques durant notre essai. Au contraire, tous ceux qui s’en sont approchés ont invariablement terminé leur tour du propriétaire par un « elle est nettement mieux qu’en photo ».
Il est clair qu’affublée de sa narine de capot dilatée, de son diffuseur arrière, de son aileron de toit, de ses jantes BBS de 18 ‘’ (245/40) et de ses cuisses de sprinter, l’Impreza se montre sous un jour bien différent. À l’intérieur, l’amélioration est perceptible. Un propriétaire d’Impreza GT de 1999 venu voir de près la dernière née de la lignée en est resté stupéfait. Certes, nous ne sommes pas dans une Audi (qui rivalise vraiment avec Audi sur ce point ?) mais l’assemblage, la finition et le dessin de l’habitacle sobre sans être triste sont un cran au dessus de ce qui se faisait avant.
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De plus, l’équipement s’éloigne des standards de dépouillement du WRC puisque l’auto offre de série, des feux à leds, les phares au xénon , des rétroviseurs électriques chauffants avec clignotants à leds intégrés, le Keyless Access (accès et démarrage sans clé), la climatisation automatique, un système audio-lecteur CD à commandes au volant s’exprimant à travers une batterie de 10 Haut-Parleurs, des prises Audio/Vidéo, un régulateur de vitesse, un système de navigation/multimédia avec écran HD, le dégivrage avant et latéral soit l’arsenal nécessaire du bon père de famille.
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Car n’oublions pas qu’une Impreza, toute STI soit elle, est une familiale compacte ! Ainsi la tripotée d’airbags (avant, latéraux et rideaux), les 5 places assises, les multiples rangements (portes gobelet et bouteille inclus), le coffre de 538 litres, les attaches Isofix seront des arguments de choix lorsqu’il faudra négocier avec madame le changement de voiture. En résumé, tout est là pour vous faire oublier que vous êtes dans une vraie bête de course.
Par bonheur, quelques éléments vous réinitialise les neurones et vous font (re)prendre conscience que sous vos fesses se trouve un jouet pas comme les autres. Les baquets Recaro agissent comme le premier révélateur : d’une part, leur look ostensiblement Racing vous enlève de l’esprit toute idée qui ne serait pas sportive et ensuite, sa façon de vous happer les hanches très fort vous montre que la pratique des monospaces larges du siège n’est pas bonne pour l’embonpoint et que ce qui va suivre ne va pas être de tout repos ! Une Subaru WRX STI, c’est un monstre à 2 visages. Voire plus.
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Caradisiac a aimé

  • Les performances étourdissantes
  • La tenue de route sure et efficace
  • La polyvalence : sportive et familiale
  • Le look bodybuidé
  • Le repose-pied digne de ce nom
  • Les baquets racing (ils vous calent très bien)
  • Les rangements intérieurs et l'équipement (pour une sportive)

Caradisiac n'a pas aimé

  • Le prix ultra élitiste
  • Les baquets Racing (ils vous rappellent que vous avez grossi)
  • La finition intérieure (pour le prix)
  • La boîte de vitesse qu'on aimerait encore plus rapide (Elle a quand même été améliorée)
  • La consommation

Nos versions préférées

  • Une WRX STI, avec son équipement déjà conséquent, suffit largement.