Pour être présent sur un marché jusque-là inexploré, un constructeur doit choisir entre deux solutions : élaborer un modèle entièrement nouveau, ce qui engendre des coûts importants ou alors reprendre un véhicule chez une autre marque et lui apporter quelques modifications. Ces accords sont courants dans l’industrie automobile. On peut citer comme exemple les Peugeot Ion et Citroën C-Zéro qui sont des Mitsubishi i-Miev relookées. Voici donc une nouvelle illustration de cette politique avec le Trezia qui arrive sur notre marché 6 mois après le Verso-S. Un retard dû au tsunami et à ses conséquences.


Des évolutions esthétiques importantes

C'est à l'avant que se situent les principales transformations

Même si la partie mécanique est intégralement similaire au Toyota, le Trezia se distingue facilement au niveau du look. Ainsi, il arbore un avant et un arrière totalement inédits qui sont, selon nous, plus réussis que ceux du Verso-S. Preuve que parfois la copie est mieux que l’original. Pas d’évolution au niveau des mensurations avec une longueur de 4 m, un format idéal pour la ville.

Beaucoup moins d’originalité dans l’habitacle qui est totalement identique à celui du Verso-S. Seul le volant change. On en retrouve donc les défauts comme les plastiques durs de qualité médiocre et l’ambiance très triste mais aussi heureusement quelques points forts comme une ergonomie plutôt bonne et des multiples rangements dont une double boîte à gants ainsi que de nombreux vide-poches. Autant dire que le Trezia ne tient pas la comparaison face à d’autres minispaces du marché comme le C3 Picasso qui sont largement mieux réalisés tant en terme de matériaux que d’assemblage. Le côté fun du minispace tricolore est également un atout indéniable.