La gamme Audi dispose de deux figures de proue. D’un côté la R8, qui constitue la super-sportive du constructeur aux anneaux, et de l’autre la S8 : la limousine aux performances ébouriffantes. C’est justement cette dernière que nous vous proposons à l’essai aujourd’hui.

Essai vidéo - Audi S8 : bureau de chasse

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Audi S8

220 g/km - Malus : 8 000 €

Début de commercialisation du modèle :
Audi S8 (3e Generation)

Avril 2012

Posséder une voiture capable d'atteindre 250 km/h ne signifie pas forcément faire l’impasse sur toute notion de luxe. Bien au contraire. À côté des modèles sportifs, il existe quelques rares berlines de luxe animées par des V8 ou V10 dont les puissances dépassent les 500 ch. L’Audi S8 fait partie de ce petit club fermé.
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Il ne faut donc pas chercher de signes ostentatoires sur la S8. Ici, tout est dans la discrétion. Bien évidemment, certains détails permettent de faire le distingo entre une A8 « de base » et cette S8. Il s’agit notamment de la calandre spécifique, des bas de caisse, des coques de rétroviseurs chromées, des deux sorties ovales, des jantes 20 pouces de série (21 sur notre modèle d’essai) ou des logos (S8 et V8T) répartis sur la carrosserie. Deux teintes exclusives sont également typiques à la S8 : le gris Daytona et l’argent prisme. Vous l’avez bien compris, cette S8 joue pleinement la carte de la sobriété; logique : c'est un modèle statutaire qui s’adresse avant tout à des dirigeants ou à des chefs d’entreprise avides de sensations. Elle conserve tout de même de nombreux liens de parenté avec l’A8, en particulier, la longueur de 5,15 m qui confirme bien son statut de grande berline.
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Si la sobriété est de mise à l’extérieur, l’habitacle renforce le luxe de ce modèle avec l’usage de matériaux nobles tels que le cuir, l’aluminium ou l’alcantara. L’assemblage frôle la perfection et il est bien difficile de relever de réels défauts. Sans surprise, on retrouve la planche de bord de l’A8 avec son écran multimédia extractible, nettement plus petit que celui de BMW. L’instrumentation est très lisible, l’ergonomie bonne même si la console centrale est remplie de boutons, avec notamment le PAD du système multimédia MMI qui permet d’écrire la destination de votre choix. Très efficace, mais il est toutefois regrettable qu’il faille quitter la route du regard. Comme on peut s’en douter, l’habitabilité arrière est au rendez-vous, normal pour ce type de véhicule, même s’il faut bien reconnaître qu'il s’apprécie plus en configuration 4 places qui correspond bien à la philosophie de la S8. Heureusement d’ailleurs, puisque la 5e place centrale est amputée par un imposant tunnel de transmission.