C'est Mercedes qui le dit : le lancement de la nouvelle Classe A est pour eux celui de la décennie. Il revêt en effet une importance particulière. Tout d'abord parce que la marque en fait un véhicule de conquête, ensuite parce qu'elle n'a plus rien à voir avec l'ancienne A : exit le minispace, bienvenue la berline compacte. Enfin parce que c'est avec elle que Mercedes lance un grand chantier de transformation de son image de marque, avec pour objectif d'apparaître comme plus jeune et dynamique. Au risque de choquer sa clientèle traditionnelle ? En tous les cas, ici, on a mis les petits plats dans les grands, et on vise la note maximale, le triple A. Alors : prétentieux, ou accessible ?

Essai vidéo - Nouvelle Mercedes Classe A : elle vise le triple A

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Mercedes Classe A

89 g/km - Bonus : 0 €

Début de commercialisation du modèle :
Mercedes Classe A 3

Juin 2012



De l'ancienne Classe A, il ne reste finalement que le nom. Avec une longueur de 41 cm supplémentaires, une hauteur abaissée de 16 cm, la physionomie n'est évidemment plus la même. Dorénavant la plus petite des Mercedes est une berline compacte traditionnelle, qui débarque pour croiser le fer avec de solides concurrentes dans sa catégorie Premium, les Audi A3 et BMW Série 1.
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Une révolution esthétique donc avec, enfin dira-t-on, une véritable identité et une vraie personnalité. Certains pourront ne pas apprécier, et en premier lieu les clients les plus conservateurs de la marque, mais cette Classe A a enfin du chien. En particulier la face avant, aux lignes très travaillées et à la signature visuelle affirmée. Les feux de jour et clignotants en forme de cil lui donnent un regard acéré et vue de face, elle semble prête à bondir tel un félin.
Le profil adopte comme sur la Classe B deux lignes sculptées, baptisées "dropping line", qui dynamisent les flancs tandis que la découpe des vitres évoque un coupé.
À l'arrière, l'ensemble est moins démonstratif, sauf avec le Pack Sport AMG dont nous disposions (bouclier spécifique avec 2 fausses écopes). Les lignes sont plus horizontales ce qui a pour but -réussi- de rendre visuellement plus large la voiture.

L'ensemble est indéniablement dynamique et cohérent, et semble à même de séduire une clientèle plus jeune de cadres dynamiques et branchés.

Un habitacle moderne et high-tech
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Ils ne seront d'ailleurs pas dépaysés à l'intérieur, en découvrant un habitacle inspiré à la fois de la Classe B mais aussi de la super-sportive SLS, excusez du peu.
Le dessin est moderne, les aérateurs ronds et chromés (dès le deuxième niveau de finition) ajoutent une touche de sportivité, tandis que les traditionnels placages de bois disparaissent au profit de matériaux plus techniques, comme dans notre version d'essai un plastique imitation carbone de très bonne facture.
Les matériaux sont tous très bien choisis et de bonne qualité, tandis que les assemblages ne souffrent pas la critique. On est loin du classicisme d'une Audi A3, mais c'est peut-être ce dessin plus conventionnel qui permet à la rivale de rester encore un tout petit mieux finie au niveau des ajustements. La Série 1 bien qu'améliorée reste un petit en dessous sur ce coup-là.

Le grand écran de 15 cm de diagonale qui trône au centre de la planche de bord est de série sur toutes les finitions et affiche toutes les données multimédias, et les informations de navigation le cas échéant. Mais il n'est toujours pas tactile et se pilote via une molette située entre les sièges.

La place à l'arrière est bonne en longueur aux jambes, un peu moins bonne en largeur mais 4 adultes voyageront sans peine dans la Classe A, un cinquième avec un peu moins de confort.
Le plus décevant reste le volume de coffre. Ne réussir à caser que 341 litres dans une longueur de 4,29 m, soit 25 de moins qu'une A3 pourtant 6 cm plus courte est bien dommage. Le hayon est par ailleurs doté de vérins qui opposent une forte résistance à la fermeture.
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Autres griefs, l'accessibilité aux places arrière et quelques détails d'ergonomie. La découpe de portière est certes intéressante en terme de style, mais rend l'accès à bord malaisé. Les commandes de climatisation sont situées un peu bas et le frein à main électrique est quant à lui presque inaccessible à gauche du volant en bas de planche de bord.
Finissons par le détail qui tue : les loquets de porte. Ils semblent tout droit sortis des années 80 et ne doivent pas coûter à Mercedes plus de 2 centimes d'€.

Une gamme de motorisations complète
Au lancement, la Classe A sera équipée de 5 blocs moteurs.
Trois essence : les A180 BE (BlueEfficiency) 122 ch et A200 BE 156 ch qui partagent le même 1.6 Turbo à injection directe et la A250 BE de 211 ch (2.0 Turbo à injection directe). Les émissions de CO2 sont respectivement de 128, 129 et 143 grammes par km au minimum, pour les finitions bas de gamme avec les plus petits pneus.
Deux diesel : A180 CDI qui est en boîte mécanique le 1.5 dCi d'origine Renault (109 ch) et en 7G-DCT un bloc 1.8 d'origine Mercedes, et A200 CDI équipée du même 1.8 développant alors 136 ch. Le bloc Renault permet d'afficher des rejets mini de CO2 de 98 grammes par km (mais jusqu'à 105 en finition haute à gros boudins). Le 1.8 Mercedes est donné pour 109 grammes par km minimum.

Plus tard (fin 2012) arrivera la A220 CDI de 170 ch.

Je vous invite à consulter notre article consacré aux motorisations de la nouvelle Classe A pour en apprendre plus sur ces moteurs et les technologies employées.

Pour ce premier jogging effectué sur les routes slovènes, nous avons roulé essentiellement avec la A200 CDI couplée à une 7G-DCT (et non 7G-Tronic comme dit par erreur dans la vidéo).