La toute dernière Saab n'aura pas échappé aux fans
Le 11 Mai 2012 à 11h04 27 réactions
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C’est en 1922, avec la Lambda, que la marque va connaître une célébrité mondiale. Elle reste aujourd’hui le chef-d’œuvre de Vincenzo Lancia, avec des éléments révolutionnaires comme une carrosserie autoporteuse et une suspension avant à roues indépendantes. Après ce succès, Lancia élargit sa gamme vers des modèles moins prestigieux et plus populaires, néanmoins dotés d’une finition raffinée et de mécaniques brillantes. Très bien accueillies, ces voitures propulsent la marque au deuxième rang italien, derrière Fiat. Malheureusement, Vincenzo Lancia s’est véritablement épuisé à la tâche, il décède brutalement en février 1937. Il n’aura pas le temps de voir le succès de l’Aprilia, dernier modèle portant sa griffe, qui assurera avec bonheur la transition entre l’avant- et l’après-guerre.
Le succès semble pourtant à nouveau au rendez-vous avec le lancement de l’Aurelia (la première voiture de série à moteur V6) puis celui de la plus modeste Appia. Les choses commenceront à se gâter lorsqu’il faudra remplacer ces deux modèles. Le temps n’est plus aux voitures techniquement trop élaborées et donc trop chères. L’équilibre financier déjà fragile est de plus mis en péril par Gianni Lancia, le fils de Vincenzo, devenu président de la firme en 1948, qui a engagé la marque dans un ambitieux programme sportif.
En 1955, Lancia en faillite est alors reprise par le groupe Pavesi. Sauvée provisoirement, elle ne parviendra pas à recouvrer entièrement son prestige. Les nouvelles Lancia, peu favorisées par une esthétique discutable et une déplorable réputation de fragilité, se vendent mal. Au milieu des années soixante, Lancia est à nouveau au bord du gouffre. Ford, désireux de s’implanter en Italie, s’y intéresse… une initiative peu goûtée par le grand voisin de Turin.
Fiat se porte alors acquéreur de la société en 1969, pour une lire symbolique, épongeant par ailleurs un passif colossal. Pendant les premières années de cette union, Lancia conserve une certaine autonomie mais avec la première crise pétrolière, Fiat décide de rationaliser la production et de donner un rôle précis à chacune des marques constituant son groupe. Dotées de mécaniques Fiat, puis de plates-formes communes, les Lancia ne sont bientôt plus que des Fiat luxueuses ou sportives. En dépit d’innombrables succès en rallyes glanés par les Lancia, Fiat n’a pas su ou pu préserver l’identité de la marque. Aujourd’hui, avec des modèles insipides et sans grande personnalité, Lancia apparaît comme le parent pauvre et oublié du groupe Fiat.Sommaire de l'article
Mots clés :
Rétro ; Saga des marques ; Lancia ;
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