Le 15 Avril 2012 à 15h20 35 réactions
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De la monarchie austro-hongroise aux années de plomb du régime communiste en passant par la brève période de la république de l’entre-deux-guerres, l’histoire de Škoda fut loin de se dérouler comme un long fleuve tranquille.
La Première Guerre mondiale, puis l’indépendance de la Tchécoslovaquie ralentirent la croissance de la société dont les volumes de production s’exprimaient toujours en centaines d’unités à l’aube des années vingt. Soucieuse de son avenir, la marque entama des négociations avec le puissant groupe industriel Škoda. Fondé en 1859 par Emil Škoda, le groupe était devenu un immense conglomérat industriel (sidérurgie, armement, locomotives) possédant une incontestable notoriété internationale. Le 27 juin 1925, Škoda reprit officiellement Laurin & Klement, mais ce ne fut que trois ans plus tard que les nouveaux modèles entièrement conçus par Škoda apparurent sur le marché.
L’annexion de la Bohème à l’Allemagne puis la Seconde Guerre mondiale précipitèrent le complexe industriel dans la production massive de matériel militaire, puis dans le chaos des destructions. Nationalisée en 1946, la société automobile Škoda parvint pendant quelques temps à échapper à la lourdeur de la bureaucratie stalinienne et à conserver sa créativité. Les modèles Octavia réussirent ainsi à séduire une vaste clientèle aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest tant par leur sophistication technique que par leur ligne attrayante.
En 1964, Škoda lança la 1000 MB, la première d’une longue lignée de petites berlines à moteur arrière, qui furent produites pendant un quart de siècle. Pas très belles mais peu chères, elles ont connu une belle carrière à l’exportation et furent considérées comme "les BMW de l’Est" notamment par les Soviétiques, tant elles étaient supérieures aux productions locales. Démodées et souffrant d’une mauvaise réputation en Europe occidentale, les petites Škoda à moteur arrière s’éclipsèrent en 1988 pour laisser place à la Favorit, une nouvelle berline compacte, moderne, à traction avant dessinée par Bertone. Ce fut le premier pas vers une période transitoire qui vit la marque se remettre plutôt rapidement des années noires du communisme. Grâce au soutien financier de Volkswagen (préféré à Renault en 1990), Škoda a réussi en moins d’une décennie à revaloriser son image de marque sur les marchés occidentaux. Aujourd’hui, quatrième marque dynamique du groupe Volkswagen, elle poursuit son expansion avec des modèles étroitement dérivés de ceux du géant allemand, sérieusement construits et surtout affichant des tarifs particulièrement attrayants.Sommaire de l'article
Mots clés :
Rétro ; Saga des marques ; Skoda ;
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