Grands amateurs de Formule 1, les Japonais vouent également un culte peu commun aux 24 Heures du Mans. Depuis près d'un quart de siècle, l'épreuve accueille chaque année un impressionnant contingent venu du Pays du Soleil Levant. Ils viennent simplement assister à la plus grande course du monde !

A fin des années soixante, le Japon devient le troisième producteur d'automobile du monde. Une progression spectaculaire qui ne se retrouve pourtant en compétition. Hormis Honda qui vient de mettre un terme à quatre saisons de Formule 1 marquées seulement par deux victoires, les autres "grands" de l'automobile japonaise se contentent pour l'instant de batailles à domicile. Pendant que Nissan et Toyota se livrent un duel de prestige avec d'impressionnantes voitures du style Canam, Mazda le pionnier du moteur rotatif s'oriente vers l'endurance et commence à sortir de ses frontières.

Mazda, premier arrivé, premier vainqueur !

En 1969, les objectifs sont encore modestes, mais les premiers bons résultats ne manquent pas d'attirer l'attention. Deux coupés R 100 prennent les 5e et 6e places des 24 heures de Spa et l'année suivante, c'est un prototype Chevron qui animé, par le fameux birotor prend le départ des 1000 km avant de participer aux 24 Heures du Mans. Ce ne sont que les prémices d'une vaste offensive. En attendant, c'est à une petite marque -Sigma- que revient l'honneur de faire débuter au Mans la machine 100 % japonaise en 1973. Animées par un moteur Mazda, puis par un Toyota, les petites barquettes ne pourront jamais terminer en trois participations. En 1979, un autre constructeur japonais -Dome- lance une offensive plus ambitieuse avec deux prototypes joliment profilés et propulsés par un moteur V8-Ford. L'aventure tournera court avant de sombrer dans le bricolage. L'année suivante, une Mazda RX7 aligné par le Suisse Pierre Honegger cueille les premiers lauriers en triomphant en catégorie IMSA. Un succès qui incite Mazdaspeed, le service compétition du constructeur, à engager officiellement des RX 7 préparées par Tom Walkinshaw.

Les deux voitures renoncent, mais c'est le début d'une fidélité de dix ans à l'épreuve. L'avènement du Groupe C précipite l'arrivée de Toyota, puis de Nissan qui reprennent un duel commencé quinze ans plus tôt. Pendant ce temps là, Mazda poursuit sa progression, démontrant une fiabilité étonnante de ses moteur rotatifs, amenant souvent toutes ses voitures à l'arrivée et collectionnant les succès en IMSA (1987/88/89) avant de triompher à la distance en 1991.

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