En commercialisant en 2004, la Logan, Renault par l’intermédiaire de sa filiale roumaine Dacia créait un véritable séisme. 3 ans après cet événement, qu'en est-il du phénomène low-cost. Caradisiac fait le point avec les principaux acteurs du marché.

Renault

Indiscutable pionnier dans ce domaine, Renault a tout simplement pris un avantage certain vis à vis de la concurrence. A l’heure actuelle, on peut s’avancer en disant que vu le succès rencontré par les diverses versions (berline & MCV) et la politique de mondialisation mis en place par Carlos Ghosn, le constructeur au losange ne sera nullement rattrapé.

Mieux, devant l’engouement énorme qu’a soulevé le phénomène Logan ( près de 250 000 exemplaires écoulés dans le monde), Renault serait en train de réfléchir à une nouvelle génération encore moins chère. Carlos Ghosn a ainsi affirmé que « La nouvelle génération des Logan sera encore plus compétitive. Une telle voiture pourrait être construite à un prix oscillant entre 1500 et 4000 euros. Renault ne pourrait toutefois pas être en état de la vendre sur tous les marchés immédiatement à cause de différentes lois et autres règlements de sécurité. Le patron de Renault a refusé de dire quand l'entreprise prévoit de lancer cette voiture très bon marché. Il n'a pas non plus dévoilé sa dénomination future. Il a simplement affirmé : « c'est dans nos projets ». » Pour réaliser cela, Renault pourrait s’associer à l’un des constructeurs indiens tels que Tata et Mahindra.

En attendant cette deuxième génération de Logan, Renault envisage d’ores et déjà de nouvelles évolutions pour la Logan avec dans les mois et années à venir des versions 5 portes, pick up, utilitaire et même 4x4.

Toyota

Low-cost : stop ou encore?

Le premier constructeur mondial ne pouvait pas rester sans réagir. Katsuaki Watanabe, le président de Toyota a déclaré au Financial Times que sa société planchait sur un processus de conception 'ultra low-cost' . Pour produire une telle voiture, le constructeur japonais envisage une sorte de petite révolution qui consisterait à revoir intégralement le design, les matériaux (voire en inventer de nouveaux si nécessaire) et les process de fabrication de ses véhicules afin d'en concevoir un totalement inédit, à coûts ultra réduits. Selon les médias japonais, Toyota ambitionne de commercialiser sa voiture à bas prix entre 2008 et 2010 à un tarif avoisinant les 6500 dollars (environ 5000 euros).

Les marques chinoises

Low-cost : stop ou encore?

Landwind, Gely, Great Wall Motors, Brillance, ces noms ne sont plus inconnus pour vous puisque ces constructeurs participent à la majorité des grands salons internationaux. Seul souci, aucun des véhicules présentés par ces firmes n’a encore réussi à franchir le pas d’une seule concession française en raison de leur échec à l’homologation. Nous avons demandé à l’UTAC (Union Technique de l'Automobile, du Motocycle et du Cycle) qui semble ne pas vouloir communiquer les raisons précises de leur non-homologation. Sans trop nous avancer, on peut d’ores et déjà émettre des réserves concernant leur sécurité. Une opinion confirmée par les propos d’Elisabeth Young, responsable d’Asie Auto, le principal importateur des marques asiatiques dans l’Hexagone : « Après quelques soucis, nous attendons l'homologation des Landwind X-Pedition et Fashion pour la fin du mois d'avril. » Souvent annoncée, toujours repoussée, reste à connaître désormais la date officielle de commercialisation

Citroën, Tata, Mahindra et les autres…

Qu’on se le dise, les véhicules low-cost ne sont pas près de connaître la crise en raison notamment de l’importance des marchés émergeants.

Ainsi, chez Citroën, on assiste à un changement de politique assez radical. Si Claude Satinet (l’ancien patron de la marque) était farouchement opposé à la mise en place d’un modèle low-cost, Gilles Michel, le nouveau Directeur Général avoue y réfléchir : « La voiture low-cost ? Je trouverais logique que Citroën s’y investisse et effectivement, nous regardons la nature de la réponse que nous devons apporter. Celle-ci ne sera pas une réplique de ce que d’autres ont déjà fait. S’il s’avère qu’il y a une demande significative pour une voiture dont le coût est le principal pôle d’attraction, avec des prestations basiques, nous devons avoir une réponse.»

Etonnamment, le succès de la Logan ne semble pas suffire à Carlos Ghosn qui a récemment affirmé que l’autre marque du groupe Nissan pourrait produire dans les années à venir une voiture low cost : « ce sera une voiture très différente de la Logan. Il s’agit d’un plan produit à un niveau de prix inférieur et avec des concepts complètement différents»

L ’acteur du futur du low-cost pourrait finalement se trouvait en Chine ou en Inde. Tata et Mahindra qui sont des géants dans leur pays pourraient produire des voitures à bas coûts.Carlos Ghosn qui a évoqué le prix de 2 500 dollars estime que "l'Inde, "pays de la frugalité" est l'endroit ideéal pour fabriquer ce genre de véhicules".

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