Avec un peu de retard sur le programme prévu, l’originale 1007 rentre en scène, juste avant la toute petite et bien plus abordable 107. Nous l’avons essayée avec toutes les motorisations, en tentant d’évaluer si son prix élevé se justifie.

Essai - Peugeot 1007 : une citadine décalée

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Peugeot 1007

120 g/km

Début de commercialisation du modèle :
Peugeot 1007

Septembre 2004

Essai - Peugeot 1007 : une citadine décalée
La petite lionne à portes coulissantes ne porte pas sur son hayon le matricule de l’agent secret le plus connu au monde. Pourtant les responsables de Peugeot ont bien essayé. Trop compliqué (BMW a un accord qui court encore pour les futures productions) et trop cher de s’approprier le fameux 007. Contre mauvaise fortune… Coincés aux entournures, les dirigeants de la marque ont choisi 1007, le matricule 107 étant pris par la petite citadine construite en Tchéquie en collaboration avec Toyota. Finalement, si le choix du double zéro pour les nouveaux modèles atypiques de la gamme paraît un tantinet tiré par les cheveux, il permettra au moins au futur 4x4 sur base Mitsubishi -sans doute présenté au Mondial de Paris 2006 et commercialisé l’année suivante- de trouver facilement un nom.
Essai - Peugeot 1007 : une citadine décalée
Plus courte que la 206 d’une dizaine de centimètres et plus longue que la toute prochaine 107 d’environ 30 centimètres, et nettement plus haute que ces deux-là, la 1007 a pour mission de venir chatouiller la douzaine de minispaces déjà commercialisés au sein du segment B. Ce dernier est devenu le plus important en Europe en comptabilisant les berlines, petits breaks et cabriolets, représentant un tiers des ventes totales de voitures neuves. Cela en partie grâce au succès de la Clio et de la 206 (800 000 exemplaires par an pour la 206) et à l’arrivée des spécialistes sur ce segment (Audi avec l’A2,comme BMW avec la Mini, Mercedes avec la Classe A et les Smart). Il a progressé de 8 % depuis 1998 et devrait atteindre 35 % d’ici 2010.
Première constatation à propos de ce marché des petites polyvalentes : l’offre s’est nettement diversifiée au fil des ans. Les berlines 3 et 5 portes représentaient 94 % des ventes de petites en 1999. Elles sont maintenant descendues à moins de 80 % . La douzaine de minispaces, les quelques coupés/cabriolets (3 % du segment B à eux seuls) et les breaks 206 et Fabia se sont progressivement accaparés la différence ces sept dernières années.
La multiplication de l’offre correspond à une demande forte de différenciation de la clientèle. La 1007, commercialisée à partir du 28 avril 2005, rentre parfaitement dans ce canevas.