Mazda et Honda sont parmi les derniers à proposer des quatres cylindres diesels de grosse cylindrée. Ici, ce sont deux 2.2 diesel qui s’affrontent. Mazda s’illustre par sa capacité à répondre à la norme Euro 6 (septembre 2014) sans le moindre « piège à Nox» et surtout sans dégrader les performances du moteur. Son 2.2 SkyActive rejette 107 g de CO2/km en boîte mécanique et échappe ainsi à tout malus écologique. Chez Honda, le 2.2 I-DTEC ne répond pas (encore) aux normes Euro 6 mais présente l’avantage d’être exempté de malus avec des émissions contenues à 115 g de CO2/km. Le 4 cylindres de Honda bénéficie d’un couple de 350 Nm amplement suffisant pour animer les 1 400 kg en moyenne de la compacte. Bien que bruyant, il offre des reprises généreuses et surtout un appétit mesuré pour cette cylindrée (moyenne de 6,6 l/100 km relevée durant notre essai). Le 2.2 SkyActive de Mazda se distingue une fois de plus par son agrément. Il dispose d’une suralimentation double étage séquentielle : un petit turbo souffle aux bas régimes, puis est complété aux mi-régimes par un plus gros. Avec de telles ressources (couple maxi de 380 Nm), les reprises de cette Mazda 3 qui affiche 1 330 kg (sans conducteur) sont excellentes, et les accélérations pas mauvaises grâce à la plaisante boîte mécanique. Des performances de bonne tenue dans le clan des compactes diesels de 150 chevaux pour une consommation plutôt raisonnable (6,2 l/100 km).


La nouvelle Mazda 3 profite d’un châssis réussi. Ce dernier garantit un plaisir de conduite certain sur petites routes. La direction est très directe et l’assistance électrique se montre bien calibrée. Le train arrière enroule juste ce qu’il faut pour aider à tourner si besoin. Le confort des occupants a progressé mais reste un poil sec à l’arrière. La Civic offre quant à elle un comportement routier serein et efficace. Elle donne en prime un confort supérieur à celui de la Mazda 3, mais reste au global moins ludique à conduire.