Caradisiac utilise des cookies pour assurer votre confort de navigation, à des fins statistiques et pour vous proposer des services adaptés. En poursuivant votre navigation, vous en acceptez l'utilisation. En savoir plus

Publi info
 

Quand le printemps revient, la saison des fusions s’en vient

Dans Economie / Politique / Industrie

Quand le printemps revient, la saison des fusions s’en vient

Le rachat d’Opel par PSA a peut-être ouvert la voie à d’autres fusions ou absorptions dans le monde de l’automobile. Parce que certains constructeurs sont plus fragiles que d’autres. Parce qu’après deux années de bons bénéfices, certains disposent du cash suffisant pour en racheter d’autres. Et parce que l’avenir et les nouvelles mobilités plaident pour une concentration des marques.

C’est le printemps. Le temps du grand ménage, des amours et rapprochements divers. Une saison qui a débuté en fanfare par le rachat d’Opel par PSA et qui a peut-être marqué le début du grand chambardement automobile. D’ailleurs l’offensive de Carlos Tavarès n’est pas tombée dans la boîte à gants d’un sourd, puisque Mathias Müller, le boss de Volkswagen, n’exclut plus un rapprochement avec Fiat, cédant la politesse à Sergio Marchionne en lui demandant de faire le premier pas. Du coup, si cette épidémie de concentrations continue, et elle a de nombreuses raisons de continuer, lançons le jeu des pronostics des prochains sur la liste. Quel gros avalera quel petit ? Ou vice versa, puisque dans le grand jeu financier, tout est permis.

Des marques japonaises isolées

Prenons le cas de Mazda. Voilà un petit constructeur qui a retrouvé sa liberté en 2009 et qui, huit ans et quelques égarements plus tard (souvenons-nous de la sombre période où le slogan de la marque était « zoom-zoom ») se porte au mieux, avec des produits mécaniquement et stylistiquement au top. Mazda va bien, mais son positionnement n’est pas celui d’un constructeur de niche qui pourrait fort bien s’en tirer en vendant peu des autos très chères. Être généraliste, ou se trouver aux marches du premium comme c’est le cas du Japonais, implique une force de frappe que la marque de Hiroshima n’a pas.

Même problème du côté de Honda, dont les marges en Europe ont fondu ces dernières années. Quels candidats pour les racheter ? Ils sont nombreux à être potentiellement preneurs. Honneur aux Américains. General Motors comme Ford se sont délestés de nombre de leurs « petits » européens. Au moment de la crise, Saab a été dilapidé par le premier, qui vient de se séparer d’Opel, quant au second, il a été obligé de vendre Jaguar-Land Rover à l’Indien Tata qui l’a brillamment redressé. Sans être au mieux de leur forme des années glorieuses, ces deux groupes sont sortis de la crise et peuvent espérer se refaire une dragée en faisant main basse sur des constructeurs plus petits qu’eux, comme Renault-Nissan vient de le faire avec Mitsubishi.

Ne pas se contenter des acquis 

Mais pourquoi cette manie de vouloir à tout prix racheter les copains ? Car, après tout, si chacun développait son petit business dans son coin, les parts de marché pourraient être conservées ? Sauf qu’elles risquent de ne pas l’être bien longtemps. Les « nouvelles mobilités », « l'autopartage » et autres jargonismes qui font parfois sourire, ne font pas rire du tout les boss de l’auto. En témoigne Porsche qui comme les autres veut prendre les devants. Tous prévoient que la voiture ne sera bientôt plus jamais comme avant. Les automobiles se raréfiant car se partageant, le nombre de constructeurs risque d’en faire autant. La plupart des experts estiment, à raison, que le secteur devrait encore se concentrer dans les prochaines années pour limiter les coûts de développement et de production.

Le moment ou jamais

Se développer pour ne pas régresser semble donc être le mot d’ordre. Mais pourquoi maintenant ? Parce que c’est le moment ou jamais. Parce que depuis trois ans, le marché est florissant. La crise est oubliée, aux US comme en Europe. L’an dernier, les ventes ont progressé de 6,8 % sur le vieux continent, et sur le nouveau, elles ont légèrement dépassé le record de 2015 avec plus de 17 millions de voitures vendues. Alors, ici comme là-bas, on se dit, dans les bureaux vitrés des étages élevés des sièges sociaux, qu’il est temps d’absorber d’autres marques. Pendant que l’on dispose de cash, avant que le populisme du repli nationaliste n’impose des taxes aux frontières, et avant que de nouvelles nomes antipollution restrictives ne viennent alourdir encore le coût des développements. C’est le bon moment des acheteurs, pas forcément des achetés. Le moment des vainqueurs. Qui est rarement celui des vaincus.

Commentaires (28)

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire

Lire les commentaires

Par

FCA doit récupérer Mazda. Un petit rapprochement avec VAG et hop, la boucle est bouclée.

Par

En réponse à Maître_Yoda

FCA doit récupérer Mazda. Un petit rapprochement avec VAG et hop, la boucle est bouclée.

Doux rêve.

Par

Mazda a un gros potentiel. Ils ont une identité, des idées, un savoir-faire, mais comme vous dites ils n'ont pas la puissance de feu des géants VW, PSA, Kia-Hyundai, Renault-Nissan etc...

Un rachat ne ferai que du bien à ce constructeur qui ne demande qu'à décoller :bien:

Honda aussi pourrait aller loin en se forgeant une image techno-geek-sport, mais eux il leur faut des designers plus que de l'argent :biggrin:

Par

Mazda et VAG ne s'aime plus.

FCA = FIAT / Chrysler / Maserati / Alfa / Fiat power Train / Magnetti marelli..

Par

Et PSA = Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall, Ambassador, et peut-être Proton,... :fier:

Par

En réponse à pat d pau

Mazda et VAG ne s'aime plus.

FCA = FIAT / Chrysler / Maserati / Alfa / Fiat power Train / Magnetti marelli..

Tu oublies Dodge et Jeep, ainsi que Mopar.:wink:

Par

En réponse à Maître_Yoda

FCA doit récupérer Mazda. Un petit rapprochement avec VAG et hop, la boucle est bouclée.

c'est plutot Mazda qui récupérerait FCA si ca lui chantait...

FCA n'a pas d'argent, que des dettes et les dettes il faut d'abord les rembourser avant de penser à acheter. Or sa dette est tellement énorme, quasiment l'équivalent de Mazda.

Par

Bonne chose si Mazda venait à acheter FCA ... mais la culture Japonaise et Italienne ne feraient sans doute pas bon ménage dans les usines traditionnelles de Fiat !

Par

FCA n'a sans doute pas les moyens de racheter qui que ce soit étant donné l'endettement qui n'est pas énorme mais que la direction souhaite réduire. D'ailleurs, Alfa et Maserati sont déjà des marques en cours de relance, et avec Jeep ils couvrent correctement l'ensemble du marché (même si Fiat doit impérativement faire des progrès en tant que généraliste, une Tipo ne pouvant raisonnablement pas se vendre au dessus de 15.000 euros). Ce n'est pas pour rien que Marchionne a demandé du temps...

Par

En réponse à Maître_Yoda

FCA doit récupérer Mazda. Un petit rapprochement avec VAG et hop, la boucle est bouclée.

Une alliance FCA/MAZDA serait une très bonne chose :smile:

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire