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Quel avenir pour DS Automobiles ?

Dans Futurs modèles / Scoops

Lancer une marque n’est pas si simple. Mercedes a eu beaucoup de mal avec Smart, Tesla n’est pas encore atteint le seuil de rentabilité et DS Automobiles vivote. Mais pour cette dernière, les choses pourraient évoluer rapidement. Car PSA son propriétaire, veut faire d’elle une marque haut de gamme capable de lutter d’égale à égale avec les marques premium allemandes. Pour cela, PSA va investir dans de nouveaux modèles qui devraient faire s’envoler les ventes…

Quel avenir pour DS Automobiles ?

Lancée en 2009, la citadine DS3 n’était qu’un modèle parmi tant d’autres de la marque Citroën. La reprise des célèbres initiales de la DS des années cinquante n’était pas vraiment un rappel au passé, mais plutôt une façon de montrer sa différence, car DS était l’acronyme de Distinctive Series. Ce n’est qu’en 2012 que la marque DS Automobiles va véritablement prendre son essor. Avec comme ambition à l'époque, de devenir la marque française de référence en haut de gamme automobile. Malgré de grandes ambitions, la gamme est toujours limitée à trois modèles en Europe : DS3, DS4 et DS5. Les ventes ne décollent pas, elles devraient d’ailleurs reculer encore cette année. Et pourtant, le directeur général de DS Automobiles garde le moral en expliquant que la phase 1 de la stratégie de la marque est terminée, elle consistait à expliquer ce qu’était la marque DS. Que maintenant on passe à la phase 2 qui consistera à développer la gamme avec de nouveaux modèles. Quatre modèles inédits, en plus des renouvellements prévus, devraient ainsi arriver dans la gamme d’ici à 2020.

Un réseau qui s’agrandit

Parallèlement au lancement de modèles inédits que nous détaillerons dans la seconde partie de notre dossier, le groupe PSA veut aussi donner des concessions distinctes (séparées du réseau Citroën) à DS. Le groupe compte augmenter le nombre de showrooms dédiés à DS, faire passer en Europe le total de 111 (DS Stores ou DS World) à 500 pour la mi-2018. Ainsi, l'an prochain, la marque haut de gamme française devrait être totalement dissociée de Citroën pour le grand public. L’effort en Chine, autre marché primordial pour DS, va être également important.

Quel avenir pour DS Automobiles ?

La Chine, un marché important pour DS

En Chine, DS Automobiles s’appuie sur son partenaire chinois Changan avec lequel il a fondé une entreprise conjointe CAPSA (Changan – PSA) chargée de produire sur place les modèles DS. Aujourd’hui, la gamme chinoise de DS se compose de modèles spécifiques comme les DS 4S, DS 5LS, DS 6 (un SUV qui est réservé exclusivement au marché chinois). Les sites de ventes sont au nombre de 110 et sont placés dans les 70 plus grandes villes du pays. Dans ce grand pays qui est le deuxième marché pour DS Automobiles, la marque française innove en proposant une plateforme de e-commerce pour acheter sa DS. Il suffit de quelques clics pour devenir propriétaire. En chargeant une application sur son téléphone, on choisit le modèle et le financement. Ensuite, après acceptation du dossier, la validation déclenche la création d’un QR code qui présenté dans un DS Store, servira à finaliser la transaction et le client pourra repartir avec son auto.

Quel avenir pour DS Automobiles ?

Presque autonome

Afin de séduire le plus possible le public amoureux de haut de gamme automobile, DS Automobiles va investir dans la haute technologie. Le nouveau DS7 Crossback (l’un des quatre modèles inédits qui seront lancés d’ici 2020) présenté à Genève propose déjà son lot de systèmes high-tech. Ainsi la suspension pilotée intelligente. Elle est couplée à une caméra qui analyse la route devant le véhicule et détecte les irrégularités de la route, ceci afin d’adapter en continu le réglage de l'amortissement piloté (pour le moment, la Mercedes Classe S est la seule équipée d’un tel dispositif). Il y a aussi la nouvelle boîte automatique EAT8 du japonais Aisin (que Volvo a inauguré il y a quelque temps) et surtout un pilotage automatique DS Connected Pilot. Celui-ci peut gérer la conduite dans les bouchons de l’auto grâce à l’utilisation de différents systèmes (régulateur adaptatif, maintien de voie, gestion de trajectoire…). Il peut même conduire la voiture sur autoroute (jusqu’à 180 km/h ). Il faudra cependant attendre un changement de réglementation (vers 2021 ?) pour qu’un conducteur puisse laisser son auto conduire toute seule, en quittant la route des yeux et en retirant les mains du volant. Mais le constructeur l’affirme, la technique est prête à une utilisation “mind off “ (que l’on peut résumer à conduite autonome totale).

Quel avenir pour DS Automobiles ?

La fée électricité

La marque DS va mettre en avant une autre technologie basée sur l’électricité. Les futurs modèles du constructeur disposeront tous, soit d’une variante électrique, soit d’une variante hybride et quelquefois des deux. Ce qui ne sera pas forcément le cas des autres entités du groupe : Citroën, Opel et Peugeot. Ainsi, le DS7 Crossback inaugurera en 2019, soit un an après les premières livraisons, la technologie hybride rechargeable. Un moteur thermique essence à l’avant associé à deux blocs électriques, l’un sur l’essieu avant, l’autre sur l’essieu arrière. Cela permettra de disposer si le besoin s’en fait sentir de quatre roues motrices et de rouler sur presque soixante kilomètres en mode électrique. La future génération de DS3 devrait quant à elle bénéficier de la technologie électrique et disposera d’une motorisation adaptée disposant d'une autonomie de 450 km en utilisant ses batteries. DS Automobiles compte beaucoup sur les électriques et hybrides pour développer ses ventes en Chine.   

Accélération programmée

Armée de nouvelles ambitions, la marque DS Automobiles compte bien devenir incontournable dans les prochaines années. L’apparition de nouveaux modèles, l’utilisation de technologie très poussée, la multiplication des points de vente, devrait lui permettre de devenir un bel acteur du groupe PSA. À ses débuts, PSA prévoyait que les ventes de DS représenteraient à terme 10 % des ventes totales du groupe. Alors qu’elles tournent aux alentours des 3 % aujourd’hui, il est temps que les choses s’accélèrent.  

Mots clés :

En savoir plus sur : Ds Ds 7 Crossback

Commentaires (55)

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Par

DS va avoir du mal en chine et ailleur....

audi a mis 2O ans pour y arriver!!

DS n'a pas les moteurs essences ou hybrides qui vont bien... pas de v6...

que de la petite cylindrée...

aprés leur vendre de la technologie... alors que les chinois découvrent le monde le l'automobile!

pas sur que la voiture autonome c'est ce qu'ils recherchent...

ils veulent une voiture sympa à conduire et puissante...

en europe c'est pareil...

tant que psa met des petits moteurs..; il vendra pas.. sa gamme DS..

la seule DS qui s'est vendue... c'est la DS3...

une petite voiture nerveuse...

Par

Perso j'aurais commencer directement par la phase deux, à savoir de vrais nouveaux modèles plus technologiques et surtout plus inédit et non repris de Citroën qui se veut plus populaire pour ne pas dire low-cost, mais je pense que les moyens manquaient à l'époque, il fallait déjà remonter la pente initié par Peugeot qui lui frise le haut-de-gamme. C'est pour ça que je ne comprends pas bien la stratégie du groupe, là cela va faire deux dans le même secteur, je sais que les hdg apporte plus de marge, mais là ça fait doublons et n’apportera rien de plus si ce n'est du cannibalisme pas bien venu quand on veut relancer une affaire déjà bien mal partie, il suffit de voir les chiffres du premier marché qu'est la chine, ce n'est pas l’euphorie en ce moment. Espérons de meilleurs résultats, mais comme c'est parti, j'ai du mal à le croire.

Par

DS3 (2010) : une vulgaire C3 rebadgée mal finie, sous équipée, et donc indigne du badge premium

DS4 (2010) : une vieillote C4 rebadgée à la conception aberrante de A à Z, sous équipée, sous motorisée et donc indigne du badge premium elle aussi (les tarifs eux par contre sont bien premium...)

DS5 (2011) : un monospace comme porte-drapeau haut de gamme ? Sérieusement ?

et depuis plus rien...

C'est peu de dire que le lancement de DS a été foiré du début à la fin ! Pas de technologie, aucun véhicule statutaire pour construire une image prestigieuse (la base dans le monde du premium, faut pas avoir bac+8 pour le savoir !), et surtout un changement de stratégie géographique précipité et désastreux sur le plan commercial. Car en misant brusquement tout sur la Chine et en délaissant l'Europe, non seulement DS n'a pas percé en Chine, mais en plus ils ont perdu le peu qu'ils avaient conquis en Europe !

J'appel ça un énorme fail :chut:

Quel avenir pour DS après 7 années d'errance totale, de fails, de stratégie hasardeuse et de modèles tous plus indignes les uns que les autres ? Il y a quelques chose à faire, il faut simplement mettre des personnes compétentes et ambitieuses aux commandes ! Le DS7 est un bon début, mais il faut maintenant envisager une grande berline pour contrer les Classe E/Série 5, un SUV ultra design pour s'attaquer aux Evoque/Q3, une limousine à la hauteur de la DS originelle qui enterrera la Classe S, bref, une gamme digne du badge "premium". On se lance VRAIMENT dans le premium ou alors on se contente de vendre des 108, mais massacrer l'image du luxe à la française c'est fini :nanana:

Par

Il faudrait déjà que le constructeur propose des véhicules au moins aussi confortables que les DS19/GS/CX etc (sans oublier les 2cv & dérivés). Car une DS3, comme tape-cul inconfortable et sans visibilité pour ses passages arrières, c'est vraiment l'exemple à ne pas suivre mais seulement un véhicule tape à l'oeil pour les gogos avec un logo "bidon" !

Par

Ah et au fait, faire des séries limitées "Inès de la Fressange" pour surfer sur la Haute Couture française, c'est pas du luxe, c'est du folklore :jap:

Par

Peut être qu'avec le rachat d'Opel, DS va pouvoir récupérer des motorisations plus adaptées au HDG ...

Par

Bon courage à PSA et en particulier DS. Je leur souhaite la réussite :bien:

Par

On comprend tous l'idée qui est de se hisser vers le hdg. Le problème c'est que cela prend beaucoup de temps et beaucoup d'argent, et ce n'est pas forcément très rentable à court terme.

Chez PSA on avais pas vraiment d'argent à l’époque mais on a quand même fait quelques modèle histoire de montrer qu'on existe.

Le hdg ça fait rêver tous les constructeurs mais cela me semble encore lointain pour un constructeur français ou le court terme est roi. Aucun n'y ai parvenu dans l'histoire ce n'est pas un hasard. D'ailleurs le prochain modele est un SUV ... "pour être rentable".

Pour moi le seul moyen crédible est de s'associer à des marques de luxe française (genre des intérieurs "channel" ), histoire de bénéficier de leur image. Mais l’intérêt dans l'autre sens ... pas évident

Mais bon ils peuvent toujours essayer, il n'y a rien d’éternel, nous serons peut être surpris

Par

La seule chose qui manque à PSA est de proposer des moteurs essences puissants, 300, 400, 500cv. Une ds4 Racing aurait fait fureur... Après niveau image il n'y a que les beaufs en bouses allemandes pour ne pas reconnaître les qualités immenses de ces DS.

Par

En réponse à MotherKaiser

On comprend tous l'idée qui est de se hisser vers le hdg. Le problème c'est que cela prend beaucoup de temps et beaucoup d'argent, et ce n'est pas forcément très rentable à court terme.

Chez PSA on avais pas vraiment d'argent à l’époque mais on a quand même fait quelques modèle histoire de montrer qu'on existe.

Le hdg ça fait rêver tous les constructeurs mais cela me semble encore lointain pour un constructeur français ou le court terme est roi. Aucun n'y ai parvenu dans l'histoire ce n'est pas un hasard. D'ailleurs le prochain modele est un SUV ... "pour être rentable".

Pour moi le seul moyen crédible est de s'associer à des marques de luxe française (genre des intérieurs "channel" ), histoire de bénéficier de leur image. Mais l’intérêt dans l'autre sens ... pas évident

Mais bon ils peuvent toujours essayer, il n'y a rien d’éternel, nous serons peut être surpris

"Le hdg ça fait rêver tous les constructeurs mais cela me semble encore lointain pour un constructeur français ou le court terme est roi. Aucun n'y ai parvenu dans l'histoire ce n'est pas un hasard"

Rappelons quand même que le luxe automobile c'était Delahaye, Delage, Bugatti, Talbot-Lago, Facel. Les constructeurs français ont une longue histoire du luxe, c'est juste que les gouvernants sont des abrutis, ils ne soutiennent pas les industries rémunératrices.

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