Depuis le 1er juillet, les automobilistes français ont l’obligation de détenir un éthylotest dans leur véhicule. Seulement, distributeurs et fournisseurs peinent à satisfaire une demande qui concerne 36 millions de personnes.

Acheter un éthylotest aujourd’hui relève de l’exploit. Les conducteurs se ruent vers les enseignes spécialisées, dans les grandes surfaces, les stations-service ou encore les pharmacies. Mais avec 36 millions d’automobilistes à équiper simultanément, les fournisseurs peinent à tenir la cadence. « On fabriquait 12 millions d'éthylotests en 2010, cette année on devrait en fabriquer 50 millions » déclare Guillaume Neau, directeur marketing du plus gros fabricant français d’éthylotests, Contralco. Aujourd'hui, ces éthylotests sont introuvables. Un constat partagé par les grandes enseignes mais aussi les pharmacies. « Si rupture de stock il y a, elle reste généralement très localisée et temporaire, nos 240 centres sont réapprovisionnés régulièrement, mais il est sûr que la demande est plus dure à satisfaire que d’habitude », indique l’équipementier Norauto.

Avec un prix moyen compris entre 1 et 1,50 € l'unité, il va falloir équiper 36 millions d'automobilistes. Mais le marché est bien plus vaste car les éthylotests chimiques se périment au bout de deux ans et la Sécurité routière recommande d'en avoir au moins deux par véhicule.

Rappelons que le conducteur encourt une amende de 11 € s’il ne peut présenter un éthylotest lors d'un contrôle routier. Conscient des délais importants d’approvisionnement, le gouvernement n’appliquera de sanction financière qu’à compter du 1er novembre. Seulement, il se murmure qu’au regard de ce « chantier », le gouvernement envisagerait même de décaler la mise en place des sanctions au 1er décembre.