Sur la route des vacances, le danger n’est pas là où vous l’attendez !
Alors que des millions d’automobilistes s’apprêtent à prendre le chemin des grandes vacances, une étude révèle un surprenant paradoxe. Si les Français gèrent plutôt bien les longs trajets, c’est à l’arrivée qu’ils se font piéger d’une façon presque stupide.

Pendant l’été la géographie du risque se déplace vers le littoral, selon le baromètre publié aujourd’hui par le néo-assureur Léocare. Normal, puisque la grande majorité d’entre nous passent leurs vacances en bord de mer ou d’océan.
Le plus surprenant tient aux causes et lieux d’accidents. S’ils se produisent en moyenne à 298 km de son lieu de résidence (228 km le reste de l’année), la sinistralité y est moins élevée que le reste de l’année.
Moins d’accidents graves l’été
Le montant moyen du sinistre déclaré pendant l’été s’établit aux alentours de 2 499 €, contre 2 819 € pendant le reste de l’année. Une décrue de 11 % de la facture, qui prouve leur moindre gravité.
Les dommages matériels causés par l’assuré lui-même sont le deuxième poste le plus coûteux de l’été, juste derrière l’incendie, avec un coût moyen de 6 375 €.
Perte d’attention, perte de repère et voiture mutante
L’étude pointe du doigt les fautes d’inattention. Après des heures de conduite soutenue bien souvent sur autoroute, le conducteur est, à l’insu de son plein gré, victime d’un relâchement préjudiciable. L’erreur se produit alors sur son lieu de villégiature, une fois évaporé le stress du voyage. Un accrochage sur le parking de la résidence de villégiature, une collision avec des bornes ou des murets de villages étroits… Les accidents estivaux « humains » les plus fréquents sont souvent bénins.
L’erreur de jugement concernant la taille du véhicule est également un facteur aggravant d’accident. Ajout d’un coffre de toit, porte-vélos greffé sur le hayon, coffre plein à ras bord, alourdissent le véhicule et surtout en modifient le gabarit. Un changement de dimension, que le conducteur, habitué à ses trajets quotidiens, oublie parfois. Cette dissonance entre un véhicule devenu subitement hors-norme et un cerveau qui conduit « par habitude » est une forte source d’accrochage sur le parking de la résidence de villégiature ou des collisions avec des bornes ou des murets de villages étroits.
L’automobiliste, capable de traverser la moitié du pays à vive allure sans encombre, prouve que sur la route des vacances, le risque ultime n’est pas le voyage, c’est l’arrivée.




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