S'inspirant du style des Spyders des années "60", Mazda a réinventé, en 1989, l'histoire du petit cabriolet, en créant la MX5. Insouciante d'apparence mais forte de caractère, cette dernière n'a pas tardé à susciter la jalousie : Fiat Barchetta, Rover MG-F ou autre Toyota MR lui emboîtèrent aussitôt le pas sur la route du plein air. Quant à celle que l'on surnomme fréquemment la "Miata", elle compte déjà plus de dix années d'existence à ciel ouvert.

Sur le marché de l'occasion

Mazda MX5 : du concentré de passé

En 1989, Mazda dévoile la gracile MX5 sur un marché quasiment vierge, et annonce sans retenue ses ambitions tarifaires. Mais l'arrivée de modèles équivalents, dans la catégorie des roadsters deux places, impose au constructeur d'affiner peu à peu ses tarifs. Ainsi, les variations de tarif, en neuf, d'une MX5 sont-elles associées à de multiples évolutions mécaniques. Entre 1.6 et 1.8, renseignez-vous bien sur la puissance de tel ou tel bloc. Selon les années de production, la cote de l'auto en seconde main peut sérieusement fléchir. Au-delà de tout calcul d'ordre arithmétique, sachez que la popularité acquise par une MX5 fait souvent office de juge de paix lors des négociations.

Présentation

Mazda MX5 : du concentré de passé

Simple et sans ambages, mais ô combien séduisante par la légèreté de sa présentation, la MX5 aura fait craquer plus de 450 000 conducteurs dans le monde! Croquée à l'ancienne, la voiture aiguise avant tout le sens émotionnel des amateurs de petit cabriolet. Si son look d'origine fut en partie conservé au fil des restylages, sachez que le millésime 98 abandonna les projecteurs escamotables au profit d'optiques de feux intégrées dans la carrosserie. Une évolution tant visuelle que technique, puisque les trains roulants de l'auto furent également revus à cette occasion.

Le comportement routier en profita, certes, mais certains regretteront toutefois le style "néorétro", plus marqué, des toutes premières générations de MX5. À chacun sa préférence, mais comparez l'esthétique de l'une et de l'autre avant d'arrêter votre choix. Le traitement du décor intérieur est infiniment moins flatteur. Matériaux et coloris s'écartent du passionnel et font preuve d'un sérieux de présentation peu en rapport avec le caractère ludique de l'auto. Le cœur peut néanmoins s'affoler en s'installant à bord : petit volant, siège baquet et levier de vitesse très court… le ton est donné, vous voici au volant d'une sportive estivale !

Conduite

Mazda MX5 : du concentré de passé

La conduite est sportive, car à propulsion - méfiance, donc, sur chaussée humide pour les conducteurs non avertis ! Le train arrière peut se montrer taquin sur une accélération appuyée. Autant dire qu'en dépit de la modeste puissance de ses mécaniques, la MX5 se prête volontiers au jeu du contre-braquage. Extrêmement ferme en suspensions, bruyante à haut régime, la voiture ne fait pas dans la dentelle et vous fait sentir instantanément la moindre de ses humeurs. Nous voici revenus au bon vieux temps des "pilotes" casqués de cuir. N'hésitez pas à prendre des cours de pilotage.

Inutile de vouloir franchir le mur du son, cette MX5 vous prend aux tripes et vous procure un réel plaisir de conduite, même à basse allure. Très précise en direction et réagissant sur ordre aux modifications de trajectoire, elle conforte son conducteur dans un statut de "gentleman driver". Une ambiance à vivre cheveux au vent, bien entendu. Point de commande électrique pour décapoter, néanmoins, la facilité avec laquelle la toile se range ou se déplie n'est absolument pas une entrave à la joie de sortir en cabriolet… et ce, par n'importe quel temps.

Sécurité/Performances

Mazda MX5 : du concentré de passé

En 1993, la MX5 troque son 1.6 originel de 115 ch contre un 1.8 de 130 ch. La différence, en termes de performances, demeure négligeable, si bien qu'il ne semble pas fondamental d'opter aveuglement pour le "gros" moteur. Sans se montrer plus exubérant en vitesse de pointe, ce 1.8 profite malgré tout d'une souplesse accrue à bas régime. En 1995, Mazda réveille l'intérêt des clients, en présentant une version d'appel équipée d'un bloc moins puissant : la MX5 renoue donc avec le 1 600 cm3, dont la puissance est désormais abaissée à 90 ch. Conservant une certaine vivacité sur les premiers rapports, la voiture s'étouffe, hélas ! très rapidement, en quatrième et cinquième vitesse. À la moindre décélération, les rétrogradages deviennent ici une manœuvre aussi courante qu'indispensable. Un modèle parfait pour flâner, mais peut-être décevant pour qui recherche une voiture au caractère mécanique affirmé. En 1998, la gamme bénéficie de modifications profondes. Côte à côte apparaissent un 1.6, de 110 ch et un 1.8, de 140 ch. De quoi retrouver une franche spontanéité de réaction en enfonçant la pédale d'accélérateur. Deux versions assurément très homogènes dans leurs prestations, mais également plus onéreuses en occasion.

Fiabilité

Mazda MX5 : du concentré de passé

La MX5 profite de la solide réputation de robustesse des Mazda. Aucun problème d'importance ne justifie de rapporter une quelconque faiblesse chronique de l'auto. À vous de savoir reconnaître une précédente et abusive utilisation sportive de votre MX5. Ses suspensions très fermes et sa structure légère de cabriolet supporteront en effet difficilement une conduite trop virile. Plaquettes et disques de frein, montants de pare-brise et fermeture de capote seront à inspecter soigneusement.

Conclusion

Mazda MX5 : du concentré de passé

La MX5 ? Deux places à bord et le soleil pour témoin, il est grand temps de profiter de ce modèle plein de charme, au meilleur prix. Si la puissance d'un moteur ne vous importe guère, l'abordable et adorable MX5, 1.6, peut devenir votre passeport pour l'été. Pour un plaisir plus large en termes de vivacité mécanique, le 1.8 est conseillé aux acheteurs disposant d'un budget non limité. Bonne route au volant d'une MX5, du 1er janvier au 31 décembre !

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