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Comment fonctionne ce « clac » si caractéristique à chaque fois que l’on fait le plein ?

Dans Pratique / Autres actu pratique

Julien Bertaux

Il s’agit presque d’un bruit du quotidien, un avertisseur auquel on obéit sans y prêter attention. Ce système existe depuis près de 80 ans, mais savez-vous comment il fonctionne ?

Comment fonctionne ce « clac » si caractéristique à chaque fois que l’on fait le plein ?
Le système qui arrête automatique la distribution du carburant est simple, mais terriblement efficace. (Crédit photo : MaxPPP)

Face aux prix élevés des carburants à la pompe, nous sommes certainement de plus en plus nombreux à ne dépenser que 20 ou 30 € à chaque passage à la station. Pourtant, cette méthode n’est pas plus économique que de faire le plein. Un plein qui se termine toujours par un « clac » au pistolet, le même bruit depuis des décennies et identifiable entre mille.

Ici, pas de capteur, ni de processeur et encore moins de calculateur, cet arrêt automatique repose sur un principe simple : l’effet Venturi. Lorsque vous faites le plein, le rétrécissement du pistolet crée une augmentation de la vitesse du carburant. Il se forme alors une dépression au niveau du petit orifice. Seulement, lorsque le carburant remonte jusqu’à cet orifice, l’air n’y circule plus, ce qui crée une forte dépression. Une membrane mécanique coupe alors de façon presque instantanée le débit de carburant, c’est le fameux « clac ».

Lorsque le carburant atteint le petit orifice, la pompe s’arrête.
Lorsque le carburant atteint le petit orifice, la pompe s’arrête.

Simple dans son fonctionnement et très fiable, ce système ne pousse pas les fabricants de pompes à essence à le faire évoluer.

Pourquoi ne pas insister au-delà de cette limite ?

Afin d’avoir son réservoir rempli à ras bord ou d’arrondir le montant à payer, il est tentant d’activer à nouveau la pompe après le « clac. Pourtant, cette pratique est déconseillée, puisque vous risquez de mettre en péril le système de récupération des vapeurs d’essence. Du carburant ne doit pas s’introduire dans le circuit prévu pour ces vapeurs.

À l’inverse, la pompe peut s’arrêter bien avant que le réservoir ne soit plein. Ce phénomène est plus courant avec le gazole, dont la formation de mousse peut boucher le petit orifice de la pompe. L’autre raison peut venir des goulottes amenant le carburant jusqu’au réservoir. Un faible diamètre et/ou une circulation complexe peut aussi faire remonter le carburant.

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