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Crise des carburants: la France râle, mais la France roule...différemment!

Dans Pratique / Budget

Pierre-Olivier Marie

Alors que la consommation de carburant dégringole, l'État supprime les conditions restrictives de la prime transport. Dès la semaine prochaine, un simulateur vous permettra de calculer votre chèque (jusqu'à 600 €). Est-ce suffisant pour sauver le thermique ou le signal qu'il faut d'urgence passer aux "piles", dont les ventes bondissent en neuf (+41% en avril) comme en occasion ? On fait les comptes.

Crise des carburants: la France râle, mais la France roule...différemment!

La flambée des prix du carburant remodèle progressivement les usages de l’automobile, et cela se traduit par ce constat : les Français roulent - beaucoup - moins. La consommation globale a baissé de 14% du 1er au 20 mai par rapport à la même période en 2025, et cette réduction intervient après celle de 6,5% enregistrée au mois d’avril.

Dans le détail, on constate que ce sont surtout les possesseurs de véhicules diesel qui lèvent le pied : selon les statistiques de l’UFIP, la demande de gazole avait déjà baissé de 9,1% en avril, alors même que ce carburant représente les deux tiers de la consommation globale en France. 

C’est dans ce contexte que l’exécutif a annoncé un renforcement à partir du mois de juin de la prime carburant versée par les employeurs, laquelle concernait jusqu’ici 1,5 millions de bénéficiaires, c’est-à-dire ceux qui pouvaient prouver l’absence d’alternative en transports collectifs. Cette condition va être supprimée, tandis que le plafond de la prime va se voir doublé, pour atteindre jusqu’à 600 € dans certains cas. De ce fait, la quasi-totalité des salariés va pouvoir prétendre à un coup de pouce. Un  simulateur sera opérationnel à partir du 27 mai dans votre espace personnel du site des impôts.

L'électrique plein gaz!

Des aides appréciables alors même que se profilent les vacances d’été, synonymes de longs trajets en voiture pour nombre d’entre nous. Des longs trajets qui se feront de plus en plus en voiture électrique, énergie qui connaît un succès croissant. Indicata, cabinet spécialisé dans l’observation du marché automobile, signale ainsi qu’à l’échelle européenne les transactions de modèles "zéro émission" d’occasion sont passés de 9% au premier trimestre à 13% en avril.

En France, les dernières statistiques NGC-Data montrent elles aussi une nette accélération des ventes en neuf : dans un marché en baisse de 42% pour les diesel et de 24% pour les voitures à essence, les transactions de modèles à piles ont accéléré de 41%. Les stars de ce marché sont les Renault 5 (3418 immatriculations, + 50,7%), Renault Scénic (2114 /+44,5%), Citroën e-C3 (1611/+52,5%) et Tesla Model Y (1456/+169%, mais il convient de rappeler que celle-ci était en cours de renouvellement l’an dernier à la même époque).

Et l’Avere-France de préciser que 149 000 voitures électriques ont été immatriculées au cours des 4 premiers mois de l’année, alors qu’il avait fallu un semestre pour atteindre ce chiffre l’an dernier. Nul doute que l’arrivée de modèles à prix plus accessibles, comme la nouvelle Renault Twingo, contribuera à renforcer cette dynamique.

L’envolée des prix du carburant profite aussi au covoiturage : BlaBlaCar, leader du secteur, dit avoir enregistré 100 000 nouveaux conducteurs depuis le 1er mars, soit +40% d’inscriptions par rapport à la même période l’an dernier. PHOTOPQR/DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE/MAXPPP
L’envolée des prix du carburant profite aussi au covoiturage : BlaBlaCar, leader du secteur, dit avoir enregistré 100 000 nouveaux conducteurs depuis le 1er mars, soit +40% d’inscriptions par rapport à la même période l’an dernier. PHOTOPQR/DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE/MAXPPP



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