Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Désespérément banale, cette familiale espagnole délivre bien du plaisir et ne coûte pas cher du tout. Mais qui est-elle ?

Sorte d’Audi A4 dégriffée, la Seat Exeo en conserve les qualités tout en se révélant bien moins chère. Dotée de performants moteurs à essence, elle se révèle de surcroît très agréable à conduire. Le tout dès 3 000 €….

Désespérément banale, cette familiale espagnole délivre bien du plaisir et ne coûte pas cher du tout. Mais qui est-elle ?

Si le Groupe Volkswagen a magnifiquement réussi la mise en orbite de Skoda, il en va différemment pour Seat. Et pourtant, la maison-mère allemande a tenté bien des stratégies, jusqu’à la plus douteuse, qui n’a d’ailleurs pas forcément profité à l’image de la marque espagnole. En effet, on a procédé à une sorte de badge engineering (la meilleure idée si on veut avilir un blason), en « offrant » à Seat l’Audi A4 B7, non seulement la voiture mais aussi son outillage, transféré à Martorell (l’usine près de Barcelone). Cela a donné au salon de Paris 2008 l’Exeo, une Seat sur le papier plus "premium" que jamais. Evidemment, vu ses gènes !  Cela dit, on ne peut pas strictement limiter l'Exeo à une A4 arborant un logo espagnol.

En quelque sorte, la Seat Exeo, ici en 2009, est une Audi A4 B7 affublée d'une face avant d'Ibiza. Mais jamais une berline de la marque espagnole n'aura bénéficié de trains roulants aussi sophistiqués.
En quelque sorte, la Seat Exeo, ici en 2009, est une Audi A4 B7 affublée d'une face avant d'Ibiza. Mais jamais une berline de la marque espagnole n'aura bénéficié de trains roulants aussi sophistiqués.

En effet, on s’est quand même donné la peine de lui offrir notamment une face avant harmonisée avec le style Seat (en gros, elle rappelle celle d’une Ibiza IV), alors que dans l’habitacle, on retrouve la planche de bord de l’A4, sauf qu’il s’agit de celle, un peu plus originale, de la version cabriolet. Seat prend soin de dire qu’il n’a fallu que 23 mois pour concevoir cette voiture : cela semble en réalité énorme vu le peu de transformations, sauf si on se dit que le budget a dû être proche de zéro à l’échelle industrielle.

A l'arrière, la Seat Exeo s'équipe de feux rappelant quelque peu ceux de la Toledo 2 qu'elle remplace, le bandeau transversal en moins.
A l'arrière, la Seat Exeo s'équipe de feux rappelant quelque peu ceux de la Toledo 2 qu'elle remplace, le bandeau transversal en moins.

Néanmoins, on a reparamétré les trains roulants, au demeurant raffinés, avec leur double triangulation. Sous le capot, la gamme de moteur est considérablement réduite face à celle de l’Audi, puisqu’en essence, tout ce qui compte plus de 4 cylindres a été supprimé. Cela ne signifie pas pour autant une offre inintéressante puisqu’on trouve l’éprouvé un 1,8 l turbo à injection indirecte développant 150 ch, ainsi que l’EA113, un 2,0 l lui aussi doté d’un turbo mais doté d’une injection directe cette fois, offrant 200 ch. En gros les blocs des Golf IV et V GTI.

Quelques mois après avoir été présentée en berline, l'Exeo se décline en break, voulu plus chic que réellement pratique... comme l'Audi A4 Avant.
Quelques mois après avoir été présentée en berline, l'Exeo se décline en break, voulu plus chic que réellement pratique... comme l'Audi A4 Avant.

Plusieurs finitions sont proposées, la Référence en entrée de gamme, comportant déjà la clim auto bizone, l’ESP, les 4 vitres et rétros électriques, ou encore l’autoradio. Commercialisée en mars 2009, l’Exeo s’offre dès 22 150 € (soit 28 800 € actuels selon l'Insee) en 1.8 150 ch : on n’est pas volé, d’autant que l’auto est assez rapide (217 km/h au maxi, 0 à 100 km/h en 9,3 s).

La Sport ajoute du look avec ses grandes jantes en alliage, alors que la Style (24 305 €) bénéficie du radar de recul, du volant multifonctions, de l’allumage automatique des feux, des capteurs de pluie, ou encore de la boîte à gant réfrigérée. Enfin, la Gran Via (28 910 €) offre le GPS, les xénons, le cuir…

La Seat Exeo reçoit, moyennant supplément, un toit ouvrant doté de capteurs solaires, raffinement assez rare en 2009.
La Seat Exeo reçoit, moyennant supplément, un toit ouvrant doté de capteurs solaires, raffinement assez rare en 2009.

En 2.0 TSI (200 ch pour 241 km/h tout de même !), on commence directement en Style, à 26 705 €. Evidemment, il y a d’autres blocs, comme le très paisible 1,6 l 102 ch et les diesels TDI qui représenteront le gros des ventes. Un break ST arrive quelques semaines après la berline fin 2009, alors qu’en 2010, les blocs changent.

Place aux nouveaux EA888, en 1,8 l TSI 160 ch et 2,0 l TSI 210 ch. Les performances progressent légèrement, et les consommations chutent dans les mêmes proportions, sans que cela ne se répercute tellement sur les prix. En 2011, un restylage léger intervient, mais l’Exeo termine sa carrière en mai 2013, après avoir été produite à 81 552 unités, ce qui reste intéressant pour le constructeur vu les très faibles investissements qu’elle a réclamés.

Fin 2011, la Seat Exeo modifie sa face avant, qui reçoit des projecteurs intégrant des feux de jour et une nouvelle grille de calandre.
Fin 2011, la Seat Exeo modifie sa face avant, qui reçoit des projecteurs intégrant des feux de jour et une nouvelle grille de calandre.

Combien ça coûte ?

Pas cher, car tout le monde a oublié l’Exeo, qui n’a déjà pas déplacé les foules neuves. Elle reste très rare en essence, où elle débute à 3 000 € en 150 ch à 250 000 km environ. Ajoutez 500 € environ pour une 200 ch. A moins de 200 000 km, comptez 4 000 € minimum, et à 150 000 km, on débutera à 5 000 €. Les 160 ch et 210 ch sont à peine plus chères. Quant aux breaks, introuvables, ils doivent se trouver dans les mêmes eaux tarifaires.

A l'arrière, en 2011, la Seat Exeo s'équipe de feux modifiés, mais rien de plus.
A l'arrière, en 2011, la Seat Exeo s'équipe de feux modifiés, mais rien de plus.

Quelle version choisir ?

Quitte à ne pas payer cher, autant opter pour les variantes les plus puissantes et les mieux équipées, comme la 210 ch en Gran Via.

La variante ST de l'Exeo est reconduite lors du restylage de 2011, avec les mêmes modifications que la berline.
La variante ST de l'Exeo est reconduite lors du restylage de 2011, avec les mêmes modifications que la berline.

Les versions collector

C’est un bien grand mot. Peut-être qu’une 2,0 l TSI ST Gran Via en parfait état a un avenir, mais rien n’est moins sûr.

Les premiers moteurs à essence de la Seat Exeo, ici le 1,8 l 150 ch, sont aussi les plus fiables même s'ils s'équipent d'une courroie de distribution à renouveler périodiquement.
Les premiers moteurs à essence de la Seat Exeo, ici le 1,8 l 150 ch, sont aussi les plus fiables même s'ils s'équipent d'une courroie de distribution à renouveler périodiquement.

Que surveiller ?

Gros avantage de l’Exeo, elle a bénéficié de l’expérience de l’Audi A4, donc se révèle éprouvée. En découle une excellente fiabilité générale, à condition que l’entretien ait suivi, notamment du côté de la courroie de distribution sur les 150 ch et 200 ch. Les 160 ch et 210 ch s'équipent, elles, d'une chaîne de distribution..

Un bémol toutefois, et non des moindres : le 1,8 l TSI a parfois tendance à consommer trop d’huile passé 150 000 km. Certains blocs ont dû être changés, quand ce n’est pas la voiture entière qui est partie à la casse, car non réparable économiquement. Pas de soucis particuliers sur les boîtes, à ceci près que la Multitronic de la TSI 2,0 l demande des vidanges tous les 60 000 km pour rester à peu près fiable (elle reste rare). Solidement fabriqué , l’habitacle pâtit de quelques ennuis de fermeture centralisée, mais pas ailleurs, l’Exeo vieillit très bien.

Au volant, la Seat Exeo 2.0 TSI, ici en 2009, se signale par son moteur performant et agréable ainsi que son comportement sûr. Mais elle n'est guère amusante.
Au volant, la Seat Exeo 2.0 TSI, ici en 2009, se signale par son moteur performant et agréable ainsi que son comportement sûr. Mais elle n'est guère amusante.

Sur la route

Oui, l’Exeo ressemble énormément à l’Audi A4, et alors ? Elle n’est pas moins jolie, juste moins… personnelle. Dans l’habitacle, non, la finition ne vaut pas celle de l’Audi, mais elle demeure qualitative, alors que la position de conduite n’appelle pas de critique négative. Les sièges, spécifiques à l'Exeo, sont confortables, alors que leur revers redessiné augmente l'espace aux jambes face à celui de l'allemande. Il demeure moyen... Le moteur TSI 200 ch conserve tout le caractère et toute la santé qu’on lui connaît dans la Golf GTI : il se révèle souple, doux, très punchy et généreux dans l’effort, jusqu’à près de 7 000 tr/min.

A l'intérieur, la Seat Exeo reprend la planche de bord de l'Audi A4 cabriolet, mais avec une finition moins soignée.
A l'intérieur, la Seat Exeo reprend la planche de bord de l'Audi A4 cabriolet, mais avec une finition moins soignée.

Seulement, il s’attèle à une boîte 6 très longue, qui l’étouffe quelque peu. Heureusement, elle se révèle plaisante à manier. Performante, l’Exeo peut compter sur un châssis rigoureux et fidèle pour se montrer efficace, mais, comme l’Audi A4, elle communique assez peu et n’a rien de joueur. Après tout, il s’agit d’une familiale. A ce sujet, si la suspension prodigue un confort suffisant, sans plus, on relève quelques bruits aérodynamiques inopportuns, pas assez toutefois pour rendre la Seat impropre aux longs trajets. Reste la conso de 9 l/100 km…

 

L’alternative youngtimer

Seat Toledo GT 16V (1991 - 1999)

En GT, la Seat Toledo, présentée en 1991, reçoit les excellents moteurs à 16 soupapes des VW Golf II et III GTI, dont elle reprend aussi le soubassement.
En GT, la Seat Toledo, présentée en 1991, reçoit les excellents moteurs à 16 soupapes des VW Golf II et III GTI, dont elle reprend aussi le soubassement.

Oubliée elle aussi, la Toledo joue pourtant un rôle crucial dans l’histoire de Seat. C’est en effet la première de la marque espagnole entièrement conçue sous l’égide de Volkswagen. D’ailleurs, si elle bénéficie d’une carrosserie habilement dessinée par Giugiaro, techniquement c’est un clone de la Golf III. Enfin, presque, car en version GT, elle récupère l’excellent 1,8 l 16 soupapes équipant la Golf II GTI 16s, avec 3 ch de moins (136 ch au total).

Pas trop lourde (1 055 kg), la Toledo GT 16v se révèle donc performante (208 km/h au maxi) et efficace, en plus de se doter d’un coffre immense. En 1994, elle bénéficie d’un léger restylage et change de bloc, adoptant un 2,0 l 16 soupapes de 150 ch. Cette fois, elle pointe à 215 km/h ! Réussite commerciale, la Toledo I est remplacée en 1999 par une Toledo II, dérivant de la Golf IV. A partir de 4 000 €.

Seat Exeo 2.0 TSI (2009), la fiche technique

  • Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 984 cm3
  • Alimentation : injection directe
  • Suspension : 4 bras, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) ; essieu multibras, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AR)
  • Transmission : boîte 6 manuelle ou Multitronic à variation continue, traction
  • Puissance : 200 ch à 5 100 tr/min
  • Couple : 280 Nm à 1 800 tr/min
  • Poids : 1 430 kg
  • Vitesse maxi : 241 km/h (donnée constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 7,3 secondes (donnée constructeur)

> Pour trouver des annonces de Seat Exeo, rendez-vous sur le site de La Centrale.

Mots clés :

Commentaires ()

Déposer un commentaire

SPONSORISE

Achetez votre Seat Exeo

En occasion avec Logo La Centrale

Avis Seat Exeo

Exeo 1.8 TSI 120 STYLE (2011)

Par §Yth610qU le 28/03/2020

Après avoir eu une Alhambra 2.8 V6, une Toledo TDI110, une Cordoba 1.4 85ch, j’ai acheté une Seat Exeo 1.8 TSI 120ch en 2017 avec 30000 km au compteur. Mais, ce n’est pas une Seat car elle provient du châssis B7 de l’Audi A4 de 2008. Depuis 3 ans, je n’ai jamais réussi à me faire à l’embrayage que je trouve dur et revêche: je suis même retourné en concession pour leur demander conseil mais j’ai eu le retour que c’était « normal ». La position de conduite est sacrément basse et j’ai l’impression de rentrer dans un kart à chaque fois. Le coffre a un volume moyen (460 litres), avec une ouverture peu pratique. L’habitabilité arrière est vraiment médiocre (je bouge constamment mon siège conducteur pour laisser de la place à la personne derrière moi)J’étais au courant de ces défauts et finalement, je m’y fais. Le vrai point positif est le moteur 1.8 TSI que je trouve coupleux, fiable et peu gourmand à ... 90 km/h. Ayant fait de nombreuses fois Paris - Mulhouse par la N4 passant par Nancy, j’ai réussi à diminuer les consommations à 5,5 litres/100 km au prix de rouler comme un papy. Faut dire que faire cette consommation en 2020 avec une berline de 2010 pesant 1600 kg chargée, c’est pas si mal.Bref, mon retour est assez positif mais moi qui suis fan de la marque Seat, je reste perplexe sur ce choix d’avoir copié Audi. Ni Seat, Ni Audi pure, elle a été un hybride des 2 en conjuguant les défauts et les qualités. Si c’était à refaire, je ne le referai pas, mais je n’ai pas de regrets. Elle ne suscite aucune convoitise (pas de crainte de se la faire voler ...), les collègues la trouve « classe » parce qu’elle est longue, elle passe sans problèmes les contrôles techniques. Une bonne voiture qui marquera peu les esprits, mais qui fait le job. Elle n’incite pas à rouler vite, juste à enclencher le régulateur et se dire qu’on va arriver à destination sans surprises. Et c’est déjà pas si mal.

Exeo 2.0 TDI 143 STYLE (2010)

Par §Ant218UX le 04/01/2019

Achetée d'occasion en janvier 2014 avec 60000km au compteur.Aujourd'hui âgée de 9 ans et 200000km.Voilà 5 ans que je possède cette voiture et après 140000 km parcourus j'ai suffisamment de recul pour donner mon avis.Prenez une Audi A4 (B7), mettez-y le moteur de l'A4 (B8), le tableau de bord de l'A4 cabriolet, des suspensions moins ferme et vous obtenez la Seat Exeo.Une Audi avec toutes ces qualités (Qualité de fabrication, fiabilité, finition, design classique mais qui vieilli bien,...)sans les défauts (Tarifs élevé, politique d'options parfois ridicule).La fiabilité est hors norme, 200000km et je n'ai eu AUCUNE panne, tout est d'origine elle n'a connu les garages que pour les changements de pneus et le changement de courroie.Quant à l'entretien courant (filtres, vidange, freins) je le fait moi même car tout est accessible et facile d'entretien, je démonte et nettoie même régulièrement ma vanne EGR.Niveau consommation je suis en moyenne a 6L/100km en mixte. (7L en conduite dynamique)Sur 4 voies j'arrive à descendre a 4,8L en conduite tranquille (110km/h), 5,5L sur autoroute à 130Gros réservoir de 70l permettant une autonomie d'environ 1100km et même plus si conduite économique. (J'ai même réussi une fois à faire un Rennes -> Nice soit 1200km avec un plein)Moteur très agrèable, silencieux, avec de bonnes reprises largement suffisant permettant même une conduite dynamique grâce également a son très bon châssis quoiqu'un peu vieillissant maintenant.Très confortable pour les longs trajets sur autoroute ou 4 voies où le moteur se fait oublier, pas de bruits aérodynamique, les sièges sont confortable et ont un bon maintient.Malgré sa longueur elle est facile et agréable a conduire/manoeuvrer en ville grâce à son petit rayon de braquage. Je recommande vivement cette voiture, dommage qu'elle n'ai pas connu le succès qu'elle mérite.Surement dû à son principal défaut, c'est à dire son positionnement douteux et son manque d'image, ce n'est pas une Audi mais ce n'est pas vraiment une Seat non plus bref on ne sait pas vraiment qui elle est.Certains disent que c'est l'Audi A4 du pauvre, moi je dis que c'est la Seat du riche...riche de ne pas avoir dépensé 8000€ de plus juste pour avoir l'équivalent avec 4 anneaux sur un volant et une calandre et oui je vous l'accorde une autre image de marque plus prestigieuse et plus facile pour la revente.Mais si comme moi l'image de marque et la décote vous importe peu, alors la Seat Exeo est la voiture parfaite.

Essais Seat Exeo

Forum Seat Exeo