Fiat 500 100 ch ou Mini One 95 ch : laquelle est la vraie reine des villes (et la moins chère) ?
Jolie bouille, gabarit contenu, puissance plus que décente pour les escapades autoroutières, nos deux puces de charme ne facturent pas leurs services très cher : dès 3 500 €. Pourquoi se priver ?

Si la Mini n’a pas inventé le néo-rétro, loin de là, elle l’a popularisé au sein de la catégorie des citadines. Commercialisée en 2001, elle a connu un succès immédiat malgré un prix élevé, ce qui a donné bien des idées. Déjà à ses concepteurs, qui ont décidé de pérenniser la « nouvelle Mini », entrée dans une deuxième génération en 2006, ensuite à la concurrence.
La réplique viendra surtout de Fiat, dont la 500, apparue en 2007, propose son charme à des tarifs plus compétitifs que ceux de la Mini. En résulte là aussi une immense popularité, qui s’est étirée sur plus d’une décennie. Aujourd’hui, ces deux puces ont cassé le moule de leur succès, l’une pas une prise d’embonpoint délirant, l’autre par un calamiteux passage au tout électrique piètrement corrigé. Ceux qui renforce l’intérêt de leurs devancières, d’autant qu’elles sont désormais très peu chères. Mais laquelle choisir ?
Les forces en présence

Fiat 500 1.4 16v (2007 - 2010) : berline 3 portes, 5 places, 4 cylindres en ligne, 1,4 l, 100 ch, 930 g, 182 km/h, à partir de 3 500 €.

Mini One R56 (2007- 2010) : berline 3 portes, 5 places, 4 cylindres en ligne, 1,4 l, 95 ch, 1 060 kg, 185 km/h, à partir de 3 500 €.
Présentations : base de gamme chic ou haut de gamme basique ?

Dessiné par Roberto Giolito, créateur du Multipla, le concept Fiat Trepiuno, exposé au salon de Genève 2004, a suscité un immense coup de cœur de la part du public. Pourtant, le constructeur ne pensait pas la commercialiser ! Mais devant une telle ferveur, il a changé d’avis.
Pour développer celle qui deviendra la 500 troisième du nom, il modernise la base de la Panda II (mais en conserve les trains roulants comprenant un essieu de torsion arrière) et après un teasing bien mené, la voiture est présentée en grande pompe à Turin en juillet 2007. Trois motorisations sont proposées, dont le performant 1,4 l 16 soupapes de 100 ch déjà vu dans la Fiat Panda 100 HP, boîte 6 comprise.

Ce bloc emmène la petite 500 à plus de 180 km/h, en faisant pratiquement une sportive. Pour autant, les prix sont attractifs : dès 12 700 € (16 800 € actuels selon l’Insee) en finition de base Pop, comprenant les vitres et rétros électriques, la direction assistée, le volant réglable, la radio MP3 ou encore l’ESP.
Pour 2 000 € supplémentaires, on accède au choix à la Lounge ou à la Sport, qui complètent la dot avec la clim, le Bluetooth, les jantes alliage et les antibrouillards notamment. La Lounge inclut par ailleurs un toit panoramique fixe, très agréable. En conséquence, les ventes décollent très vite et resteront plus de dix ans à des niveaux élevés, tout comme la valeur de revente.

En attendant, fin 2008, la Fiat bénéficie de la barre antiroulis arrière inaugurée par la Ford Ka, techniquement similaire et fabriquée dans la même usine, à Tichy en Pologne. En 2009, la 500 bénéficie aussi d’une unité robotisée optionnelle, la Dualogic, qui lui fait perdre le 6è rapport, puis a droit à une variante by Diesel, du nom de la marque de jeans. Par ailleurs, une très plaisante version à toit en toit toile amovible, dite Cabriolet, enrichit l’offre. Enfin, en 2010, le moteur 1,4 l 16v disparaît, supplanté par le bicylindre Twinair, plus moderne mais moins rond à l’usage.

La première Mini « new age », codée R50, a été un cauchemar à concevoir, en raison de son faible gabarit, aussi pour la remplacer, le constructeur en conserve la plate-forme. Mais pas le moteur Tritec (également utilisé, étonnamment, dans la Fiat Tipo 2), remplacé par un nouveau bloc dénommé Prince et codéveloppé avec PSA. Codée R56, la nouvelle Mini de 2e génération déboule en 2006, et visuellement, elle diffère peu de la première, même si elle ne partage aucune pièce de carrosserie. Idem pour l’habitacle, similaire au précédent mais entièrement revu.

La plate-forme demeure, tout comme le raffiné train arrière multibras : une touche premium. D’abord proposée en Cooper (moteur 1,6 l), la Mini se décline en One début 2007, variante se contentant d’un 1,4 l de 95 ch. Bas de gamme certes, mais capable de 185 km/h au maxi ! Facturée 15 900 € (21 050 € actuels selon l’Insee), elle offre de série la radio CD, les vitres électriques, la banquette arrière en deux parties, le démarrage sans clé et même le volant réglable dans les deux plans.
Via des options et des packs, on peut largement enrichir l’équipement et personnaliser sa Mini. Celle-ci se vend fort bien, quoique plutôt dans ses variantes Cooper, et, en 2010, bénéficie d’un léger restylage. A cette occasion, la One passe à 1,6 l pour 98 ch, mais se décline aussi en cabriolet. En 2013, la Mini 56 est remplacée par la F55 bien plus imposante…
Fiabilité/entretien : deux petites capricieuses

Bien entretenue, la mécanique de la Fiat 500 1.4 se révèle très solide, les exemplaires de plus de 200 000 km n’étant pas rares. Les soucis sont plutôt d’ordre électrique, comme par exemple l’assistance de direction, obligeant parfois au changement de la colonne. La boîte Dualogic, pour sa part, pâtit d’actuateurs parfois défectueux.
Dans l’habitacle, on relève plusieurs pépins, touchant à la sono, au Bluetooth et ou aux témoins lumineux, s’allumant sans raison. L’assemblage est un peu léger, donc génère des bruits parasites, alors que certains éléments se détachent, ce qui est agaçant. Pas mal de mises à niveau ont eu lieu sous garantie : préférez les 500 suivies en réseau, et dotées de leur historique.

Pour sa part, la Mini, même bien entretenue, se révèle autrement plus problématique que la Fiat. En effet, son moteur souffre de nombreuses tares : capteurs défectueux entrainant l’allumage de témoins lumineux, chaîne de distribution qui se détend donc à changer sous peine de casse générale, fuite de liquide de refroidissement côté pompe à eau, cas de surconsommation d’huile obligeant, là aussi, à un changement du moteur…
A surveiller aussi, le boitier ABS. Dommage, car pour le reste, la Mini vieillit très correctement, d’autant que son habitacle est bien fini. On y fera tout de même attention au moteur de ventilation et au fonctionnement des vitres électriques, qui se dérèglent.
Avantage : Fiat. Au moins la 500 dispose-t-elle d’un moteur solide, ses avaries étant la plupart du temps bénignes, au contraire de la Mini, plutôt inquiétante.
Vie à bord : pimpantes et étriquées

Dans la Fiat, on tombe sous le charme de la présentation clair et rétro, surtout avec les magnifiques sièges bicolores. On y est d’ailleurs bien installé, et de là, on contemple les parements laqués et les cadrans au design soigné. Par ailleurs, avec le toit panoramique, l’ambiance est très lumineuse. On dispose toutefois de beaucoup de place.
Evidemment, les plastiques n’ont pas de cachet particulier, mais ils demeurent corrects, tout comme l’assemblage. Cela dit, on déplore l’absence de boîte à gants. A l’arrière, la banquette ne peut accueillir des adultes sur courte distance, alors que le coffre est du genre rikiki : 185 l.

D’emblée, la Mini fait plus sérieuse que la Fiat, par sa présentation très sympa mais moins colorée, et sa meilleure finition. Plastiques et assemblages sont supérieurs, alors que la porte sans encadrement ajoute une touche de classe. De plus, on dispose ici d’une boîte à gants fermée ! Quand au grand compteur central, il en impose.
Reste que si l’habitabilité avant vaut largement celle de la 500, les passagers arrière sont encore plus à l’étroit que dans l’italienne, alors qu’à 160 l, le coffre est plus petit encore. La faute au train multibras, plus encombrant que l’essieu de torsion de la Fiat. Mais la Mini s’apprécie aussi pour ses bons sièges.
Avantage : égalité. A l’habitacle et au coffre plus logeables de la Fiat, la Mini oppose une meilleure finition et des sièges davantage travaillés.
Sur la route : une italienne vive, une anglaise posée

Position de conduite un peu curieuse dans la Fiat, où on se trouve assis plutôt haut malgré l’assise et le volant ajustables verticalement. Cela dit, on apprécie beaucoup le levier de vitesses surélevé, très agréable à manier. Le moteur, souple et docile, fait preuve d’un bien joli tempérament dans les tours, ne rechignant pas du tout à atteindre 7 000 tr/min ! Autant dire que la 500 1.4 16V affiche son petit caractère sportif tout en prodiguant de très bonnes performances. Inattendu !
Malgré une direction un peu légère, le châssis suit tout à fait, en faisant preuve d’une certaine précision. Cela dit, c’est au prix d’une suspension un peu ferme et sautillante de l’arrière : pas un confort pullman, juste correct. Le niveau sonore, aux régimes usuels, demeurant contenu, la Fiat se pose en compagne très plaisante sur route, en plus de faire merveille en ville, grâce à son gabarit très contenu et sa direction légère, encore que la boîte 6 nuise au rayon de braquage. Enfin, la Fiat freine remarquablement court.

Incontestablement, on est mieux assis dans la Mini que dans la 500, car on peut s’installer bien plus pas et régler le volant en profondeur, donc le rapprocher du buste. Le moteur séduit par sa souplesse et sa douceur, mais pas par sa vigueur. Il semble un peu terne face à celui de la Fiat, et n’administre pas les mêmes performances. On doit donc jouer de la boîte 6 pour avancer correctement : heureusement, celle-ci se révèle très rapide et bien étagée.
Elle se complète d’une direction incisive, plus directe que celle de l’italienne, alors que la Mini vire plus à plat. Précise, l’anglaise se révèle sur ce point la plus sportive des deux rivales, ce qui n’en rend que plus frustrant le manque de nerf du moteur. Par ailleurs, ce dynamisme se paie par une suspension très ferme. On se console avec le niveau sonore bien contenu et l’excellent freinage.
Avantage : égalité. Si la Fiat s’impose par son tempérament moteur et ses performances, la Mini réplique par sa direction et son châssis plus rigoureux.
Budget : avenantes et abordables

En très bon état, la Fiat 500 1.4 16V exige un minimum de 3 500 €, avec un kilométrage flirtant avec les 175 000 km. A 4 000 €, on trouve de beaux exemplaires aux alentours de 150 000 km, et à 5 500 €, on pourra tomber sous les 100 000 km. Côté consommation, tablez sur 6,9 l/100 km en moyenne.

Grosso modo, la Mini R56 se trouve dans la même zone de prix que la Fiat, mais consomme un poil moins, à 6,7 l/100 km.
Avantage : Mini. Surprise, la plus chère en neuf gagne ici d’un souffle à cause de sa décote, mais aussi de sa consommation très légèrement moindre.
Verdict : la Fiat, plus amusante… et raisonnable !

Aux points, la 500 et la Mini se marquent à la culotte. Egalité à bord et sur route, avantage à l’italienne côté fiabilité, à l’anglaise en budget. Alors, pourquoi favoriser la Fiat ? A cause de sa fiabilité mécanique bien meilleure, un point crucial sur des voitures d’occasion. Elle est plus pétillante aussi, donnant aux moments passés à son bord une joie qu’on n’éprouve pas dans la One, manquant de punch.

| Thème | Avantage |
| Fiabilité/entretien | Fiat |
| Vie à bord | Egalité |
| Sur la route | Egalité |
| Budget | Mini |
| Verdict | Fiat |
Pour trouver des annonces, rendez-vous sur le site de La Centrale : Fiat 500 1.4 16v et Mini One R56.

















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