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Saviez-vous qu’il était possible jusqu’à cet été d’être VTC sans passer d’examen ?

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Baptiste FREBOURG

Un nouveau décret, paru ce mardi 11 août 2026, a modifié les conditions pour devenir chauffeur VTC ou conducteur de VMDTR. Désormais, il n’y a plus qu’une seule condition d’accès à la profession.

Saviez-vous qu’il était possible jusqu’à cet été d’être VTC sans passer d’examen ?
Les conditions d’accès à la profession de chauffeur VTC ou de conducteur VMDTR vont être renforcées (Crédit : Maxppp)

Passer sa vie au volant en tant que chauffeur est toujours possible, mais les conditions d’accès à la profession vont se renforcer. Avant l’entrée en vigueur du décret paru ce mardi, il était possible de devenir conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC) ou conducteur de véhicule motorisé à deux ou trois roues (VMDTR) par deux voies : l’examen ou la reconnaissance d’une expérience professionnelle d’au moins un an dans des fonctions de conducteur de transport de personnes au cours des dix dernières années. À partir de ce jour, il ne sera toutefois possible d’accéder à ces professions que par un seul moyen.

Mais alors, pourquoi durcir l’accès à la profession ? D’après le préfet de l’Yonne, après plusieurs années de mise en œuvre, « la voie d’accès par équivalence ne garantissait pas le plein acquis des compétences nécessaires pour exercer cette profession et, par conséquent, ne permettait pas d’assurer un niveau de compétences homogène entre les chauffeurs ». De plus, selon ce dernier, cette voie d’accès donnait à certains candidats la possibilité de frauder en fournissant de faux justificatifs d’expérience professionnelle.

La case examen obligatoire pour tous

Avec ce nouveau décret, il n’existe désormais qu’un seul moyen de devenir chauffeur VTC ou conducteur de VMDTR : passer l’examen. Tous les mois, et dans chaque département, le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat organisera une session de cet examen d’accès à la profession.

Au programme : des épreuves théoriques, mais aussi des épreuves de mise en situation. En effet, le candidat devra réaliser une prestation de transport dans des conditions réelles afin de démontrer qu’il dispose des qualités requises pour exercer la profession.

Toute personne souhaitant devenir chauffeur VTC ou conducteur de VMDTR devra ainsi être titulaire du permis de conduire depuis au moins 3 ans (ou 2 ans en cas de conduite accompagnée), disposer d’un casier judiciaire exempt de certaines condamnations, obtenir un avis favorable à l’issue d’un contrôle médical préalable et réussir cet examen.

Différence d’accès par rapport au taxi ?

On pourrait penser, de prime abord, qu’il est plus simple de devenir VTC que taxi, ou inversement. Pourtant, depuis la mise en place du décret restreignant l’accès au métier de chauffeur VTC, l’accès à ces deux professions est désormais équivalent.

En effet, pour devenir chauffeur de taxi ou chauffeur VTC, il faut passer un examen. Les candidats ont également la possibilité de suivre une formation pré-examen d’une durée comprise entre 50 et 300 heures, dont le coût peut varier entre 400 et 3 000 euros selon le nombre d’heures de formation.

À la suite de l’obtention de l’examen, les candidats doivent, dans les deux cas, demander et payer leur carte professionnelle, dont le coût est de 60 euros.

La seule différence notable entre les deux professions concerne la licence. Alors que le taxi doit obtenir une autorisation de stationnement (ADS), plus communément appelée « plaque », le chauffeur VTC doit, quant à lui, s’inscrire au registre des exploitants de VTC (REVTC), sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Depuis le 11 août 2026, les taxis et les VTC sont donc désormais logés à la même enseigne en ce qui concerne les conditions d’accès à la profession.

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