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Véhicules utilitaires, les mauvais élèves du contrôle technique

Dans Pratique / Contrôle technique

Julien Bertaux

Malgré le vieillissement du parc automobile en France et le coût de l’entretien de plus en plus élevé, l’état de nos voitures restent stables. En revanche, les utilitaires ne profitent pas des mêmes attentions et cela se ressent : près d'un sur quatre doit faire l'objet d'une une contre-visite.

Véhicules utilitaires, les mauvais élèves du contrôle technique
Les véhicules utilitaires sont mis à rude épreuve, et cela se voit lors du passage au contrôle technique. (Crédit photo : MaxPPP)

En 2025, les centres ont effectué 27,6 millions de contrôles, un chiffre en hausse de 4,04 % à cause d’un nombre plus élevé de transaction et du fait du vieillissement du parc (13,3 ans en moyenne). Malgré cela, le taux de contre-visite est resté stable avec 19,3 % de refus.

Si l’état des véhicules particuliers est globalement bon, il n’en va pas de même des utilitaires. Malgré une amélioration par rapport à l’année dernière, ils sont globalement en moins bon état. Ils accusent un taux de contre-visite de 22,4 %. Ces véhicules parcourent en général davantage de kilomètres, roulent souvent chargés et sont également conduits par différents automobilistes. Leur usure est plus donc plus rapide.

Cette usure prématurée se fait sentir dès le premier passage au contrôle technique (à partir de quatre ans) puisque le taux refus atteint 12,49 % contre 4,8 % pour les véhicules particuliers. Entre 4 et 7 ans, cet écart diminue, mais reste élevé : 7,78 % de contre-visite pour les VP, 15,77 % pour les VU. Plus le parc vieillit et plus les différences s’amenuisent (1,37 % en faveur des VP à partir de 10 ans).

Un contrôle complémentaire insuffisant

L’OTC (Organisme Technique Central) qui regroupe toutes les données du contrôle technique ne différencie pas les VP des VU dans les statistiques de contre-visite. Toutefois, nous rappelons que si le réglage de l’éclairage est le premier motif de refus (4,9 %), les pneumatiques (gravement endommagé, entaillé, voire avec la corde visible) arrivent juste derrière avec 3,2 %.

Certains professionnels du secteur pointent du doigt le contrôle complémentaire, comme le réseau Sécuritest. Ce passage obligatoire tous les ans a pour but de contrôler la pollution, uniquement. Des feux stop inopérants où des pneumatiques usés ne peuvent faire l’objet d’un refus, ni même d’une observation. Une évolution de la réglementation ne serait pas un mal.

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