Le Jimny va gaillardement sur ses 15 ans. Malgré ses qualités reconnues et de multiples améliorations au fil du temps, peut-il encore rivaliser avec les petits 4x4 de conception récente, dont la toute nouvelle Fiat Panda 4x4 ?

Essai - Suzuki Jimny 1.3 VVT : l'alternative à la nouvelle Panda 4x4 ?

Taux d'émission de CO2 :

162 g/km - Malus : 2 200 €

Début de commercialisation du modèle :

Octobre 2012

En bref 
Mini 4x4 à essence 3 portes, 4 places proposé à partir de 13 790 €. Prestations honorables en ville et en tout-terrain.
En attendant le Suzuki S-Cross (4,31 m de long) qui épaulera l'an prochain le SX4 (4,12 m) lancé en 2006, la marque japonaise n'a rien présenté de neuf en 2012, la Swift Sport ayant débuté sa carrière en fin d'année dernière. Suzuki s'est contenté de lancer quelques séries spéciales comme la Xplore (version suréquipée du SX4), et d'apporter quelques retouches sur l'un ou l'autre modèle de la gamme 4x4. C'est le cas du Jimny qui évolue en matière de design à l'intérieur comme à l'extérieur. Il adopte une nouvelle face avant avec capot moteur surélevé. Toujours immédiatement reconnaissable, il conserve sa bouille sympathique, maintenant à peine plus agressive. Bien plus que pour des raisons esthétiques, ces modifications ont été entreprises avant tout afin de satisfaire aux normes européennes de protection en cas de collision piéton.
Les petites améliorations apportées à l'habitacle concernent les appuies-tête redessinés, le garnissage central des sièges qui revêt un discret motif strié tandis que les parties latérales sont noires. Les sièges arrière reçoivent des points d'ancrage Isofix pour siège de sécurité enfant.

Il vieillit bien
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Le Jimny est un vrai 4x4 long de 3,65 m et large d'à peine 1,60 m. Ses dimensions sont proches de celles de la Fiat Panda ou de la Renault Twingo. Il est juste un peu plus haut, en version JX (1,67 m), et plus encore en JLX qui culmine à 1,70 m en raison des barres de toit. L'habitabilité n'en est pas moins satisfaisante, pour quatre, la spartiate et difficile d'accès banquette ne pouvant accueillir que 2 occupants. En revanche, le compartiment à bagages est riquiqui, avec moins de 120 litres banquette en place, et un peu plus de 800 litres les deux dossiers arrière rabattus. Son accès est facile, mais la porte battante s'articule du mauvais côté du trottoir dans les pays à conduite à gauche.
Le design intérieur, avec quelques éléments revus au cours des ans depuis son lancement à l'automne 1998 n'a pas trop vieilli. Il donne dans la sobriété, tandis que l'assemblage made in Japan est soigné et le choix des matériaux pas trop rustique ou cheap. Le tableau de bord est simple mais bien agencé, l'ergonomie des commandes sans reproche, tout comme la position de conduite qui devrait convenir à tous les gabarits.

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Le client n'a plus de choix de carrosserie, seul le 3 portes en dur subsiste après l'abandon du cabriolet supprimé depuis fin 2010 pour cause de volumes de vente trop faibles.
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Le survivant tôlé est motorisé par un moteur 4 cylindres à essence 1,3 litre développant 85 ch associé à une bonne BVM à 5 rapports. Lors de la mise en application des nouveaux seuils de dépollution européens, début 2011, Suzuki a supprimé la motorisation 1.5 DDiS du catalogue. Ce Diesel de 86 ch qui avait succédé avec bonheur début 2006 au timoré 65 ch convenait parfaitement au Jimny. Suzuki n'a pas prolongé sa carrière au-delà des normes Euro IV, même si Renault était prêt à fournir le moteur ad hoc pour respecter les normes actuelles, en raison du coût des tests de certification validant la mise en conformité avec les normes Euro V.
Cela n'a l'air de rien, mais ils sont supérieurs à la marge que Suzuki pouvait espérer avec la dizaine de milliers de ventes annuelle en Europe de cette version gazolée. On verra que cet abandon est regrettable à la fin de cet essai au chapitre "Côté finances", plus encore en matière de malus que de budget carburant. La disparition du diesel, celle du cabriolet, tout cela sent un peu le sapin pour le Jimny, mais les responsables de la marque ne confirment pas l'arrivée de son remplaçant que nous pronostiquions pour 2014. C'est vrai qu'il dispose toujours de sacrés arguments pour convaincre, aussi à l'aise en circulation urbaine que sur les sentiers escarpés.