Le nouveau Touran a été lancé en pleine tornade médiatique impliquant le groupe Volkswagen. Nul besoin de le rappeler, mais cette affaire autour des diesels truqués a fait chuter de près de 25 % les ventes de l’allemand sur le marché US et de près de 5 % en Europe de l’Ouest. Cette perte de confiance a accéléré une tendance que l’on constatait depuis quelque temps, c’est-à-dire un retour à l’essence. « Alors que plus de 73 % des ventes de voitures particulières étaient des diesels en 2012, cette proportion est passée à 64 % en 2014 et à 58 % en 2015 », expliquait récemment le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Si le diesel est encore aujourd’hui l’énergie la plus sollicitée par la clientèle du Touran, l’allemand dispose au sein de son catalogue de performants moteurs à essence capables de répondre aux besoins si la fameuse inversion de tendance se poursuit. Le cœur de gamme en essence pour la gamme Touran est assuré par un 4 cylindres 1.4 TSi de 150 ch. Ce dernier offre beaucoup d’avantages. Le premier concerne l’agrément. Sa souplesse et sa discrétion à l’usage sont très appréciables au quotidien. Les possesseurs de diesel habitués à rouler sur le couple pesteront peut-être contre un léger trou à bas régime, souvent utile en ville pour s’extirper des bouchons, mais à tous les autres régimes, il se montre alerte, vif et surtout très confortable à conduire.

Le second argument est d’ordre financier. Tout d’abord, il est moins cher à l’achat, environ 3 000 € à finition équivalente qu’un diesel 2.0 TDi 150. Ensuite, ses niveaux de consommation sont très proches puisque nous avons relevé une moyenne de 6,8 l/100 km sur parcours mixte. Enfin, il est neutre au malus lorsqu’il est, comme c’est le cas ici, associé à une boîte DSG (malus de 150 € avec la boîte mécanique).


le Touran gagne en modularité avec un plancher plat
l’option 7 places est en option à 580 €
Il bénéficie du système multimédia Car Net compatible avec tous les smartphones

Cette nouvelle génération de Touran progresse énormément en matière de confort. Malgré une direction dépourvue de sensations, le comportement se place parmi les meilleurs de la catégorie. Le roulis est bien maîtrisé et le filtrage idéal pour effectuer de longs trajets.

Pour rappel, cette troisième génération de Touran a grandi afin d’étendre l’offre « monospaces » de Volkswagen. Du haut de ses 4,53 m (+13 cm) il se positionne désormais entre une Golf Sportsvan et un Sharan. Il est aussi possible de profiter de 2 places supplémentaires, (option à 580 €), à l’inverse de ses concurrents comme le Citroën C4 Picasso ou le Renault Scénic. Désormais ses adversaires directs sont au rang du dessus et se nomment Grand C4 Picasso et Grand Scénic.

Difficile pour le Touran de rivaliser avec un séduisant C4 Picasso avec un design aussi consensuel. En revanche, ce look de camionnette lui est bénéfique en matière d’habitabilité. Le Touran progresse sur tous les fronts : espace à bord, rangements, modularité et volume de coffre. Ce dernier permet de loger 834 litres en configuration 5 places et 137 litres avec les deux sièges supplémentaires en place.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul point d’amélioration puisque cette cuvée 2015 et en particulier cette version haut de gamme « Carat » (34 220 €) bénéficie de série de tout nouveaux équipements comme le CarNet. Il s’agit d’un système multimédia compatible avec tous les types de smartphone (CarPlay avec iOS, Android Auto, MirrorLink). Malheureusement, pour bénéficier des derniers raffinements d’assistance nés sur la Passat, comme l’assistant de conduite dans les embouteillages (jusqu’à 60 km/h) ou l’Emergency Assist (système qui coupe le véhicule si le conducteur n’agit pas sur les freins, l’accélérateur ou la direction), il faudra débourser 1 690 € en option.