L’A3 berline, c’est son nom, vient renforcer la gamme A3 sur le vieux continent. Il s’agit de la troisième déclinaison de l’A3 depuis son lancement, il y a un an. La recette est simple. Il s’agit d’une base d’A3 sportback (5 portes) à laquelle on a greffé un coffre. Une carrosserie tricorps essentiellement destinée aux marchés américain et chinois, beaucoup moins à l’Europe. Alors pourquoi la marque a-t-elle choisi de l’importer ?


L’intégration du coffre dans le dessin du modèle fut une telle réussite que les dirigeants se sont questionnés. Pourquoi ne pas offrir à la clientèle cette version plus familiale de la moderne A3, sachant que de surcroit la berline « maison » (l’Audi A4) commence à vieillir. La décision de l’importer en Europe entre pleinement dans la stratégie du constructeur : multiplier les carrosseries. En couvrant toutes les demandes, Audi a ainsi doublé ses ventes mondiales en 10 ans.


L’A3 berline, produite en Hongrie, est bâtie sur une plateforme de Sportback, à empattement long. Cette construction légère ( à partir de 1205 kg) et moderne gagne une quinzaine de centimètres (4,46 m) et une quarantaine de litres (425 litres). En matière de design, le contrat est rempli. Audi propose un modèle séduisant et harmonieux. Tous les éléments de carrosserie sont nouveaux. Seuls phares, calandre, rétroviseurs et planche de bord sont repris des autres A3. En revanche, en matière d’accueil, cette A3 berline s’avère plus avare. L’habitabilité aux places arrière est décevante. L’espace aux jambes est passable, la garde au toit ridicule et la place centrale fait figure de strapontin. Le Mercedes CLA n’est pas non plus un modèle du genre mais il a le mérite de proposer un volume de coffre supérieur (470 litres).



L’intérieur est similaire à celui de l’A3. On retrouve l’écran 7 pouces rétractable, les buses d’aération circulaires et une qualité de finition toujours aussi irréprochable.