Citroën lançait la gamme DS il y a maintenant plusieurs années par le biais de sa DS3, véritable porte-étendard du chic à la française. Malgré une concurrence très rude (Mini, Audi A1, Fiat 500), la Française a su tirer son épingle du jeu et se vendre convenablement. Depuis, les autos DS se sont multipliées pour répondre à l'offre allemande. D'autres initiatives (Peugeot notamment) sont apparues pour représenter le haut de gamme français. Mais est-ce suffisant pour réellement contrarier la domination des trois groupes germaniques sur le segment ?
Le luxe à la française s'est longtemps fait attendre, et malgré quelques tentatives infructueuses (Renault Vel Satis et Avantime, pour ne citer qu'elles), les constructeurs français n'ont jamais réellement su faire face à l'offre allemande principalement, mais aussi anglaise et japonaise. Depuis, les choses ont un petit peu changé, avec l'apparition de la gamme DS. De la petite citadine à la compacte en passant par la routière, l'offre s’est agrandie avec le temps et va continuer de s'agrandir avec la Numéro 9.
Beaucoup critiquent la gamme DS pour son aspect trop démonstratif qui, au final, cache des dessous peu valorisant. Il est vrai que les efforts en terme de recherche et développement sur les motorisations et les boîtes de vitesses sont minimes comparés à ce que peut faire par exemple BMW dans ce domaine, et c'est certainement là le talon d'Achille des autos DS. Mais malgré ce petit retard, les voitures de la gamme DS sont pétries de qualités : confort, qualité des châssis, finition, autant de points à mettre en avant et qu'il faut valoriser. Car c'est bien sûr ces atouts que Citroën doit s'appuyer s'il veut pouvoir jouer face aux constructeurs d'outre-Rhin.
Peugeot a également produit un véhicule statutaire en empruntant le chemin du break tout-terrain. La 508 RXH entre donc en concurrence directe avec l'équivalent allemand en la personne de l'Audi A4 Allroad (je vous invite d'ailleurs à venir voir l'essai comparatif d'Alexandre Bataille), et la tâche promet d'être rude.
On peut aussi citer le récent partenariat entre Renault et Mercedes, qui devrait permettre au constructeur français de disposer des compétences de l'Allemand pour concevoir les futurs véhicules haut de gamme du losange.
Finalement, il manque peut-être deux choses essentielles pour que le haut de gamme français soit à la hauteur : une offre de moteur et boîtes de vitesses plus intéressante, et une image de marque plus importante. Le deuxième point étant quand même très lié au premier. Et vous, qu'en pensez-vous ? Les constructeurs français seront-ils capables de rivaliser avec les autres constructeurs premium et de proposer une vraie offre haut de gamme compétitive ?