1 000 vélos en libre-service partis en fumée le 17 octobre
Manifestement, il ne faisait pas bon être un vélo dans les rues parisiennes samedi dernier. Certains opérateurs ont perdu 300 unités.

Samedi 17 octobre, en marge des manifestations contre la vie chère, plus d’un millier de vélos en libre-service ont été brûlés, volés ou cassés, surtout à Paris. Les opérateurs font leurs comptes. Et constatent que personne ne va les rembourser.
Tout y est passé : du mobilier urbain, des barrières de chantier, des planches et des vélos. Beaucoup de vélos. Samedi, les feux allumés dans le centre de Paris ont trouvé un carburant inattendu : la flotte en libre-service. Trois jours plus tard, l’AFP a fait le tour des opérateurs. Le total dépasse le millier d’engins.
Le décompte, opérateur par opérateur
À tout seigneur, tout honneur, commençons par Vélib’. Smovengo, qui gère le service, recense près de 300 vélos dégradés ou volés, six stations abîmées (dont deux très lourdement) et plus de 30 bornettes à remplacer. Les secteurs touchés suivent le tracé des cortèges : République, Gare du Nord, Saint-Lazare, Bastille, Voltaire, Châtelet. Le petit poucet est devenu le petit Feufolet.
Chez Dott, le bilan provisoire parle de 300 vélos détruits et 120 fortement endommagés à Paris. La facture estimée à environ 400 000 euros. Le taux de disponibilité de sa flotte est passé de 94 % le vendredi à 86 % le lundi. Lime, enfin, a perdu 6 % de sa flotte parisienne, soit près de 300 vélos. On imagine que nombre de vélos resteront à l'abri en prévision des manifestations du samedi 24 octobre.





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