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Trop chère, trop de frais : Un Français sur trois envisage de se débarrasser de sa voiture

Il y a un an, posséder une voiture était un luxe auquel les Français refusaient de renoncer. Aujourd’hui, plus d’un automobiliste sur trois se dit prêt à s’en séparer. Pour les trois quarts de nos concitoyens, posséder une voiture relève du privilège financier de plus en plus contraignant.

Trop chère, trop de frais : Un Français sur trois envisage de se débarrasser de sa voiture
Trop cher : 37 % des Français envisagent de se séparer de leur voiture au cours de l’année à venir ©Belpress Maxppp

Avec un peu moins de 984 000 immatriculations et une timide croissance de 2,7 %, le marché automobile français semble reprendre des couleurs, grâce à une minorité de clients argentés.

Pour la majorité des Français, l’époque bénie où l’automobile incarnait la conquête des libertés et l’ascension sociale semble définitivement révolue. Posséder une voiture neuve est aujourd’hui « un luxe » de plus en plus inabordable pour la grande majorité.

Un sentiment de déclassement

Ce sentiment d’inaccessibilité n’est pas nouveau.  L’année dernière déjà 74 % de nos compatriotes considéraient la voiture comme un luxueux bien de mobilité. Ils sont toujours aussi nombreux à partager cette opinion en 2026.

Mais ce qui pouvait alors passer comme un coup de blues passager, lié à l’inflation et à l’électrification, s’est mué en l’espace d’une année en un sentiment profond. La France serait devenue une grande désabusée de la bagnole. Pas par rejet viscéral, mais par manque de moyens. La tire coûte un max de thunes. Et de plus en plus même. Au point que les ménages ne peuvent plus suivre, selon le dernier baromètre Leocar Assurances.

56 % des conducteurs affirment qu’ils n’auraient plus les moyens d’acquérir le même véhicule avec son budget actuel. Pire, plus d’un Français sur cinq avoue ne plus avoir la capacité financière d’acheter une voiture neuve.

L’explosion des coûts fixes

En l’espace d’une année, la trajectoire financière des ménages s’est nettement dégradée. En juillet 2025, la majorité des automobilistes interrogés (62 %) parvenaient encore à cantonner leurs dépenses automobiles dans une fourchette de 5 % à 20 % de leurs revenus mensuels. En septembre 2026, la voiture engloutit plus de 20 % du budget pour plus d’un Français sur quatre. Un automobiliste sur dix déclare même y consacrer 30 % de son revenu disponible.

Des réparations devenues hors de prix (+ 30 % en quatre ans), l’inflation des primes d’assurance (surprime catastrophe naturelles de 6 % à 9 %) et des prix des carburants hallucinants ont tôt fait de siphonner le compte en banque.

Des arbitrages dangereux

Face à ces postes incompressibles, les automobilistes affichent une logique de survie. Quitte à prendre des risques. En 2025, un tiers d’entre eux réduisait ses garanties et 9 % avouaient rouler sans assurance faute de pouvoir la payer. Cette année voit l’avènement de nouvelles répercussions.

Près d’un conducteur sur deux (48 %) admet continuer à rouler malgré un voyant allumé sur le tableau de bord ou un problème mécanique manifeste, comme un claquement ou un bruit suspect. Pour un quart d’entre eux ce comportement est devenu une habitude.

Le poste entretien est devenu une variable d’ajustement. Seuls 32 % des automobilistes continuent de faire réviser leur voiture chaque année, tandis que 14 % s’improvisent mécaniciens pour éviter le passage au garage.

Pour continuer d’utiliser leur voiture, 78 % des ménages limitent d’autres dépenses. Loisirs (47 % et Vacances (37 %) en premiers. Certains mordent même sur l’essentiel. 13 % indiquent rogner sur le budget alimentation et 31 % avouent avoir été contraints d’emprunter de l’argent pour solder une réparation imprévue.

L’échec du renouvellement

Et lorsque rogner sur les dépenses du quotidien ou repousser les réparations ne suffisent
plus, une option radicale émerge.

Plus d’un Français sur 3 (37 %), envisage de se séparer de sa voiture au cours de l’année à venir.  10 % des Français y réfléchissent très probablement et 27 % l’envisagent comme une
Possibilité. Une démarche non choisie, dictée par la contrainte d’un budget arrivé à saturation. Seuls 47 % s’y refusent quoi qu’il arrive. 

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