Au Canada, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) souhaite privilégier les transports en commun écolos : 8 autobus électriques rouleront dans le Vieux-Québec dès 2008. Il adoptera les autobus hybrides ou fonctionnant au biodiesel plus tard, dès 2010 : Claude Lévesque, le directeur des communications, explique que le RTC considère la technologie hybride et le biodiesel comme de nouvelles technologies qui évoluent, qui ne sont pas nécessairement éprouvées et qui coûtent plus cher (200 000 $ de plus que le prix habituel de 500 000 $ pour un autobus). Les sociétés de transport québécoises ont conclu un accord afin d'évaluer leurs expériences respectives et de s'échanger les informations. Christian Savard, coordonnateur d’Accès transports viables, ajoute que c'est une sage décision : il a rapelé que dans les années 1990, les sociétés québécoises se sont fragilisées en achetant des autobus à plancher bas de NovaBus alors que la technologie n’était pas au point. Pour lui, il ne faudrait pas refaire la même erreur. Petit rappel : contrairement au RTC, la Société de transport de Montréal (STM) préfère opter pour le biodiesel (voir article) et la Ville d’Ottawa a indiqué qu’elle faisait l'acquisition de 202 autobus hybrides diesel-électrique afin de diminuer ses émissions polluantes. Au Canada, les avis sont donc partagés sur les technologies vertes à adopter pour les transports en commun. Un temps d'expérimentation de 3 ans est encore nécessaire pour savoir laquelle développer en priorité.

(Source et Photo : Le Soleil Canada)





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