Contrairement à nous, les Italiens vont payer moins cher leur carburant
Face à la flambée du prix de l’énergie, et notamment du carburant, un pays frontalier a annoncé une baisse des prix de 25 centimes par litre et d’autres pays prévoient différentes solutions.

Plus de deux euros le litre, voici le constat de nombreux automobilistes lorsqu’ils doivent faire le plein de gazole. Si le Sans-Plomb reste moins cher, la pilule a du mal à passer. La guerre au Moyen-Orient a des conséquences désastreuses sur le coût de l’énergie. Le baril de Brent atteint 114 dollars et le gaz devrait augmenter de l’ordre de 35 %. De l’aveu même de la ministre déléguée en charge de l’énergie Maud Bregeon : « ça s’est envolé bien au-delà de ce que l’on pensait ».
Afin de contrer cette crise de l’énergie, plusieurs pays réagissent comme c’est le cas en Italie. Un décret a été adopté hier afin de réduire de 25 centimes par litre le prix à la pompe, ceci pour une durée de 20 jours. Le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Matteo Salvini, s’est félicité de la nouvelle : « Dès les prochaines heures, les Italiens paieront moins cher que les Allemands, les Français et les Espagnols ». Dans les faits, il s’agit d’une baisse de la taxe sur les carburants.
En plus d’un crédit d’impôt en faveur des transports routiers, un mécanisme anti-spéculation a pour rôle de « stopper immédiatement les hausses injustifiées et de garantir que les compagnies pétrolières et les distributeurs baissent leur prix en fonction de la baisse du cours du pétrole brut au niveau international » a annoncé Giorgia Meloni. Si ces dispositifs vont soulager les Italiens, ils n’ont pas vocation à durer et surtout, le gouvernement ne précise pas le montant de l’enveloppe qu’il va falloir dégager.
Et en France ?
L’Italie n’est pas le seul pays à mettre la main à la poche. Le Portugal compte réduire les taxes sur les carburants, de l’ordre de 1,8 centime par litre pour le gazole et 3,3 centimes pour l’essence, l’Espagne penche également sur un ensemble de mesures fiscales et le Japon va verser des subventions.
Pour le moment, que se passe-t-il en France ? La DGCCRF a mené plus de 630 contrôles, sur les plus de 11 000 points de distribution que compte le territoire, afin d’épingler les distributeurs qui abusent de la situation. À ce jour, 6 % des stations-service contrôlées ont été sanctionnées. Plus sérieusement, le gouvernement pourrait « plafonner les marges », mais rien n’est acté à ce jour.














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