Une voiture hybride consomme-t-elle vraiment davantage sur autoroute ?
Cette question est souvent posée lorsqu’il est trop tard, ou du moins lorsque vous êtes déjà propriétaire d’une voiture hybride. Est-ce vraiment le cas ? La réponse n’est pas si simple, mais voici plusieurs éléments de compréhension.

Pour le grand public, un moteur hybride est synonyme d’économie de carburant. Une attente plus que logique tant les constructeurs mettent en avant cette technologie avec comme argument celui de réduire l’appétit de votre auto.
C’est bien sûr dans cette optique que l’électrification d’un moteur thermique est mise en œuvre. Pourtant, un type de parcours n’est pas obligatoirement favorable à cette technologie : l’autoroute.
Les électromoteurs sont davantage prévus pour soulager les moteurs thermiques dans les phases d’accélération ou à vitesse stabilisée à faible charge (c’est-à-dire un appui léger sur la pédale de droite). Dans ces cas-là, les gains de consommation sont notables.
Or, évoluer sur autoroute nécessite beaucoup plus d’énergie pour faire face, notamment, à la résistance au vent et au roulement. Sachez, par exemple, que les pneus participent à hauteur de 20 % dans la consommation d’une voiture.
Dans le cadre de nos essais, un Toyota Yaris Cross 116h avale seulement 4,2 l/100 km en moyenne sur route alors qu’il a besoin de 7l sur autoroute. Un Renault Austral full hybrid 200, plus imposant et plus puissant, se contente de 4,5 l en ville et atteint 7,5 l sur le ruban autoroutier. A contrario, nous avons relevé une consommation de 6,6 l, toujours sur autoroute, au volant d’une Peugeot 308 phase 1 PureTech 130 ch BVM, totalement dénuée d’hybridation. Dans ce cas, la 308 profite d’un poids raisonnable et d’un profil plus aérodynamique.
Il est impossible de faire des généralités, mais globalement l’aide électrique est faible, voire nulle, sur autoroute et le système hybride engendre un surpoids. Ce dernier critère est encore plus pénalisant pour un modèle hybride rechargeable, entraînant une batterie plus imposante. Si vous n’avez pas de quoi recharger ce type de véhicule, ne l’envisagez pas.
Ne rien espérer d’une architecture de 48V
À noter toutefois que la technologie évolue et économise des décilitres au fur et à mesure des nouvelles générations de moteur. La Renault Clio de sixième génération nous a gratifiés d’un 5,7 l/100 km sur autoroute, un joli score dû à des phases uniquement en électrique. Il convient de préciser que cette Clio se donne les moyens avec un moteur thermique à cycle Atkinson, un électromoteur et un alterno-démarreur.
Les technologies hybrides sont variées et les constructeurs ne sont pas toujours bavards sur le sujet, notamment lorsqu’il s’agit d’architecture 48V ou micro-hybride. Il s’agit de la technologie la plus simple, donc la moins onéreuse, mais aussi celle qui ne permet pas de réelles économies de carburant, encore moins sur autoroute.
Comment savoir si une voiture hybride est économique sur autoroute ? En lisant la presse spécialisée et notamment les essais de Caradisiac qui mettent en avant cette information dès que les conditions d’essai le permettent.




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