Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Dans mon cœur, la Lada Samara de mon père occupe une place bien à part

Dans Pratique / La vie de Caradisiac

Olivier Pagès

SÉRIE DE L’ÉTÉ. Toute l’année, nous, journalistes de Caradisiac jugeons les nouveautés selon une grille de notation précise, qui nous permet d’établir des avis les plus objectifs possibles. Mais une voiture, c’est aussi - surtout - une question de coup de cœur, et on peut s’attacher à un modèle en dépit de ses défauts (look, image de marque…). Cette série d’été permet aux membres de la rédaction de déclarer leur flamme à la voiture de leur choix, en toute mauvaise foi si besoin. Et pour moi, ce sera la Lada de mon père.

Dans mon cœur, la Lada Samara de mon père occupe une place bien à part
Ma Lada Samara GLS n'était pas rouge, mais blanche.

C’est bien connu, quand on est jeune conducteur et surtout étudiant, on ne choisit pas toujours ses montures. Pour ma part, la première fut un choix avant tout financier. Avec un budget limité et une certaine appétence pour les petites voitures, mon choix s’était porté à l’époque sur une Fiat 127 Sport. Malheureusement, relativement âgée, celle-ci n’a pas duré longtemps et notre histoire s’est mal finie, un plus tard. Notre rupture ayant été subite, il a fallu trouver rapidement une solution. Et celle-ci n’était pas loin puisqu’elle se trouvait déjà dans notre garage. Il s’agissait de la voiture de mon père et pas n’importe laquelle : une Lada Samara GLS quasi neuve.

Pour rappel, la Samara, c’était la berline la plus moderne de l’époque du constructeur russe. Cette version GLS était pourvue d’un kit carrosserie spécifique comprenant boucliers avant et arrière spécifiques, bas de caisse et même un hayon sur le coffre. Alors, oui, je reconnais, celle-ci avait des faux airs de voiture tunée, mais elle était nettement plus sympa que les versions classiques. Alors, oui, je sais ce n’était pas difficile à faire, mais bon quand même.

Au début, je dois avouer que je n’étais pas heureux de rouler en Lada, marque très loin d’être glamour surtout quand on est âgé d’une petite vingtaine d’années. Mais au fur et à mesure des voyages que j’effectuais avec, j’ai commencé à l’apprécier. En effet, j’ai rapidement effectué du covoiturage entre Pau - lieu de mes études - et mes Landes natales. Ce trajet s’effectuait par une départementale dont une partie bien sinueuse, était devenue mon terrain de jeu. Alors, certes, ma Samara n’avait que 65 ch sous le capot, mais elle était légère (un peu plus de 900 kg), ce qui lui permettait de revendiquer une certaine agilité en virages. Au départ, personne ne se méfiait de cette Lada, mais très rapidement, elle a suscité une certaine crainte de la part des passagers que je transportais, notamment des jeunes femmes. En effet, ces dernières n’appréciaient pas vraiment que les pneus crissent à chaque virage et être chahutées à droite et à gauche avec peu de délicatesse. De mon côté, je dois bien avouer que je garde un souvenir ému de cette période où je m’amusais à être la terreur des virages de la RD834.

Les années ont passé, les kilomètres ont augmenté et la Samara a terminé tranquillement sa vie laissant sa place à une Fiat Bravo diesel toute neuve. Plus confortable, moderne, celle-ci m’a accompagné dans une nouvelle étape de ma vie, mais la Lada Samara de mon père gardera toujours une place à part dans mon cœur.

Mots clés :

Commentaires ()

Déposer un commentaire

En savoir plus sur : Lada Samara

Lada Samara

SPONSORISE

Actualité Lada Samara