Des responsables européens se plaignent de devoir s’arrêter pour recharger en voiture électrique
Alors que la Commission européenne impose aux automobilistes de passer au 100 % électrique dès 2035, ses hauts dignitaires découvrent les contraintes des longs déplacements dans ce type de véhicule. C’est même devenu un problème pratique dans leur travail !

C’est grâce à la Commission européenne que les constructeurs automobiles doivent se préparer à ne vendre quasiment plus que des véhicules entièrement électriques en 2035. Ils avaient même fait voter en 2023 le passage aux 100 % de véhicules à zéro émission à cette date au sein de l’UE, avant de finalement réduire cet objectif à 90 % d’émissions de CO2 en moins (ce qui laisse une très petite marge pour des véhicules thermiques électrifiés).
Mais comme le relèvent les journalistes de Politico, il n’est pas si facile pour eux de « montrer l’exemple » en allant travailler en voiture électrique. Dans le cadre de leurs réunions, les dignitaires de la Commission européenne doivent régulièrement rallier Strasbourg à Bruxelles et le font très souvent par la route en voiture, soit un trajet de 440 kilomètres. Pour cela, ils ont désormais des véhicules 100 % électriques à disposition. On parle de modèles très compatibles avec les longs voyages, c’est-à-dire des véhicules de luxe « de la marque BMW notamment ». Mais cela implique tout de même de réaliser au moins un arrêt sur le parcours pour recharger la voiture.
Un recours en interne pour traiter le problème
Comme le rapportent les journalistes de Politico, ce problème a été abordé dans le cadre d’une réunion entre des membres de la Commission européenne plus tôt cette année. Et il leur a été demandé de le rapporter à Piotr Serafin, en charge du budget de l’administration.
Et pourquoi ne pas prendre le train pour éviter ce problème de la recharge en voiture électrique ? D’après la même source, cette solution pose des problèmes de confidentialité lorsque les dignitaires doivent passer des appels sur des sujets très sensibles.
Certains ont trouvé des solutions « thermiques »
Olivér Várhelyi, un Hongrois commissaire à la santé et au bien-être animal, aurait décidé d’effectuer ces trajets dans un van thermique avec les membres de son équipe pour ne pas perdre du temps dans les arrêts de recharge.
A noter qu’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, n’a pas à rouler en voiture électrique de son côté : elle voyage dans une voiture blindée et cette technologie n’est « pas compatible avec de tels trajets ».
Il existe pourtant bien des voitures électriques blindées, comme la BMW i7 Protection que nous avions pu observer à l’occasion du salon de Munich 2023. Mais son autonomie maximale WLTP est effectivement réduite à 380 km (WLTP) au lieu de 600 normalement. Il faudrait donc prévoir d’autant plus de pauses recharges sur de tels trajets…




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